jeudi 18 mai 2017

L'agression du 30/03/2017

Bonjour

Parce qu'à un moment il faut bien mettre les mots sur ce que j'ai vécu et expliquer aussi la raison de mon absence je vais expliquer ce qu'il s'est passé ce jour là.

Jeudi 30 mars , il fait beau. Je n'ai pas encore repris le travail et vers 11h je décide de sortir avec Princesse pour aller faire quelques petites courses au marché. Je la mets dans son écharpe de portage et nous voilà dehors.
En route, à environ 100m de chez moi je m'arrête pour réorganiser mon bazars. Je prends mon téléphone en main pour appeler une amie. Je change assez vite d'avis en me disant que marcher avec le téléphone en main n'est pas forcément une bonne idée car je risque fort de le laisser tomber.
Tout d'un coup, je ressens un coup à l'arrière de ma jambe et j'entends "lâche". En déséquilibre je me crispe et par conséquent agrippe mon petit sac en toile et mon téléphone pour ne pas tomber. Je me retourne et reçois un coup au visage donné avec l'avant-bras de mon agresseur. Il hurle à nouveau "lâche". Toute choquée je ne comprends toujours pas ce qui est en train de se passer. Je le vois ensuite donner une grosse tape sur la tête de mon bébé. Quel genre d'individu tape un bébé pour un téléphone? Une raclure je suppose. En entendant Princesse hurler je percute que nous sommes en train d'être agressées, que par "lâche" il entend "lâche ton téléphone" et donc je le laisse prendre l'objet qu'il voulait.
Il s'enfuit en courant et grimpe dans la voiture de son pote qui l'attendait un peu plus loin dans la rue.

Sous le choc je pleure en répétant "il a tapé mon bébé". Un homme en scooter, ayant vu la scène de loin s'arrête à côté de moi et me demande s'ils m'ont agressée. Je réponds oui et il file poursuivre la voiture pour relever la plaque. Il revient ensuite à mes côtés et appelle la police.

Pendant qu'il leur explique tout j'arrête une personne dans la rue et lui demande si je peux utiliser son téléphone pour appeler Chéri qui par chance se trouvait à la maison.

Nous avons ensuite été au commissariat porter plainte mais il s'avère que les plaques ne correspondaient pas à la voiture. De toute façon mon agresseur était vêtu d'un jogging noir et d'un sweat à capuche noir, ce qui me fait penser qu'ils cherchaient juste une victime.

Après cela j'ai eu beaucoup de mal, mal à sortir de chez moi, mal à accepter le statut de victime, mal à tolérer les commentaires.

Mon périmètre de sécurité n'en est plus un. J'ai peur quand je sors de chez moi, je regarde sans arrêt par dessus mon épaule.

J'ai dû aussi supporter les commentaires des bien-pensants, pas méchants non mais 

- pourquoi tu avais ton téléphone en main? 
Bah parce que... Aujourd'hui il est courant d'avoir son portable en main ou dans la poche dans la rue. La question est plutôt "pourquoi ne puis-je pas avoir mon portable en main et être en sécurité"

- pourquoi tu n'as pas réagi?
Je pense que cette question est plutôt faite pour rassurer celui qui la pose. Il se sent "puissant" à base de "moi j'aurais fait...". Sauf que quand ça vous arrive bah c'est différent. Et en plus il est arrivé par derrière. Il m'a fait basculer. La seule chose à laquelle je pensais c'était de ne pas tomber sur mon bébé. Et si j'avais réagi j'aurai juste dit "tiens, laisse moi juste récupérer quelques photos auxquelles je tiens et embarque le, quand j'aurais les moyens j'en achèterai un autre". C'est sûr que je n'aurais pas bataillé pour un téléphone

- pourquoi tu avais ton bébé en écharpe?
Parce que c'est un moyen commode de se balader. Et que mon petit doigt me dit que ça n'aurait pas été plus sûr forcément en poussette, il aurait pu donner un coup dedans et celle-ci se serait retournée et là je n'aurais rien pu faire.

Et la meilleure remarque est attribuée à *collègue de boulot*

- ça t'apprendra à avoir un téléphone qui coûte cher 
Téléphone qui coûte cher ou pas, vu qu'il était dans une housse il ne sait pas ce qu'il vole avant de l'avoir en main.

Ce qui me manque le plus c'est les photos qui n'avaient pas encore été synchronisées et qui sont désormais perdues.

Mais on s'en sort bien.

Et puis j'ai pu voir qu'il reste des gens bien, comme le monsieur qui les a suivis, la dame qui sort de chez elle m'apporter une chaise et de l'eau, les policiers choqués par les actes commis.

J'ai eu besoin de très longtemps pour pouvoir en parler ici, et aujourd'hui en écrivant ces mots je pleure encore

mardi 16 mai 2017

La aqiqa de Princesse

Bonjour

Tout d'abord  qu'est ce que la Aqiqa?

La aqiqa est une sounna musulmane. Tout parent d'un nouveau né doit sacrifier 2 bêtes pour la naissance d'un garçon s'il en a les moyens et 1 bête pour la naissance d'une fille. Des règles de partage de la viande existent mais je ne suis pas une érudite religieuse donc je ne vais pas m'étendre sur ce sujet.

Nous avons la chance de pouvoir tous les jours manger à notre faim. Nous avons donc décidé ( à vrai dire plus moi que Chéri qui s'en moque un peu beaucoup) que la naissance de Princesse en plus d'être une joie pour notre foyer serait aussi une source de bonheur pour des gens moins chanceux.

J'ai cherché un peu sur le net et sur le site du Secours islamique ( ici ) ils proposent une initiative qui m'a tout de suite beaucoup touchée. Ils récoltent les dons financiers équivalents au prix d'un sacrifice et organisent des repas pour les enfants dans des pays défavorisés.

C'est exactement ce que je souhaitais!

On peut aussi si on le souhaite recevoir des photos du repas organisé.

mercredi 29 mars 2017

Je ne veux pas retourner au travail

Bonjour

Voilà. J'ai tout dit dans le titre.

Je reprends le travail à temps partiel la semaine prochaine mais je n'ai pas du tout envie d'y retourner. Je sais que j'ai de la chance d'avoir pu déjà repousser ma reprise. Je sais aussi que j'ai de la chance de pouvoir reprendre sous la forme d'un tout petit temps partiel (8h au bureau et 8h en télétravail ) mais je n'ai pas envie.

Laisser Princesse alors qu'elle est encore si petite ça me paraît dur. Heureusement que j'ai pleinement confiance en SuperNounou qui garde déjà PetiteFée depuis 2 ans.

Et heureusement aussi que j'ai la chance de faire un travail qui me plaît et me permet de gagner correctement ma vie.

En accord avec Chéri nous avons fait ce choix de temps partiel et non pas d'arrêt complet pour des raisons financières. Cela peut paraître de mauvaises raisons pour certaines mais pour nous non.  Effectivement leurs jeunes années passent vite et il est bien d'en profiter. Mais de l'autre côté nous apprécions de pouvoir sortir ou offrir des choses de temps en temps  sans être dans le calcul permanent


C'est la raison pour laquelle même si je n'ai pas envie d'y aller je vais retourner travailler

mercredi 22 mars 2017

Mon avis sur la peluche MyHummy

Bonjour

J'ai décidé de temps en temps de vous parler de produits que j'ai ou que j'utilise à la maison pour vous donner mon avis.
Je précise de suite que cet article n'est pas sponsorisé et qu'il ne s'agit que de mon humble avis.

Il y a quelques temps j'ai vu sur Facebook une publicité pour une peluche qui aide à l'endormissement. J'ai tout de suite pensé à une nouvelle "arnaque" surfant sur le besoin des parents d'agir sur le sommeil de leurs bébés.

J'ai ensuite vu cette peluche apparaître plusieurs fois sur mon fil Instagram. Cette fois-ci je me suis dit qu'il s'agissait d'une campagne auprès des mamans blogueuses pour promouvoir ce produit. Je me suis quand-même renseignée sur la page fournisseur et il faut dire qu'avec les frais d'envoi cela revenait à la petite somme de 45€ 😱. Et encore il ne s'agissait pas de la version high-tech qui détecte les pleurs de bébé et se relance toute seule.

Une nuit, après avoir pour la 12435745ème fois pris Princesse dans les bes, l'avoir endormie, l'avoir posée dans son berceau et l'avoir entendue se réveiller au bout de 6 minutes, j'ai craqué et j'ai passé commande.

Nous l'avons reçue quelques jours plus tard et essayé le soir même. 


 Dans le lit, pour la dernière tétée on s'est installées dans le calme avec le bruit des battements de cœur de la peluche en fond sonore (il s'agit de bruits blancs). Princesse s'est endormie, je l'ai posée dans son berceau et elle a continué à dormir. Hasard ou chance du débutant ai-je pensé.

Cela fait désormais un bon mois que cette peluche fait partie de notre quotidien et je suis ravie de mon achat. Le bruit est apaisant pour Princesse qui s'endort plus facilement voir même des fois seule juste avec sa peluche (oui jalousez-moi mon bébé est merveilleuse 💗💖💕)

Cerise sur le gâteau j'ai toujours eu des problèmes d'endormissement et cette peluche fonctionne sur moi aussi. Je mets le bruit des vagues qui m'a toujours apaisé et hop je m'endors hyper facilement désormais .

Je ne garantis aucun résultat mais je fais partie des mamans satisfaites par ce produit!

Si vous l'avez testée je veux bien votre retour ainsi que l'âge de votre enfant. 

jeudi 16 mars 2017

Non on n'oublie pas tout après l'accouchement

Bonjour

Aujourd'hui je souhaite revenir sur une idée assez répandue disant qu'une fois l'accouchement passé on oublie tout. J'ai lu un énième article disant que oui c'est dur mais c'est pour la bonne cause et puis de toute façon on oublie tout après l'accouchement.

C'est vrai dans la plupart des cas. Mais pas tous:

- césarienne  non prévue, mal vécue ou tout simplement dure à cicatriser
- épisiotomie qui se rappelle à ton bon souvenir pendant des lustres
- victimes du "point du mari"
- maltraitances physiques via un décollement des membranes ou du personnel qui appuie sur le ventre
- maltraitances psychologiques avec un personnel qui n'écoute pas
- déception que les projets soient si éloignés de la réalité 

Autant de raisons qui me viennent en tête et qui sont propres à chacune. Autant de raisons qui font que cette "magnifique journée" laisse un souvenir amer. 

Et cette souffrance ressentie, on n'en parle pas. Et bien non? Pourquoi aurait-on une souffrance? C'est le jour le plus beau de notre vie. Bébé est né... Et pour celles qui se risqueraient à aborder leur mal-être, la réponse est bien souvent " tant que tout le monde va bien c'est ce qui compte non?"

Et bien non tout ne va pas bien. Il conviendrait d'écouter la mère aussi dans ces moments-là où tout ne tourne plus qu'exclusivement autour du bébé. Ne pas minimiser l'impact des émotions, émotions ressenties d'autant plus violemment que nous avons eu des longs mois pour nous projeter dans cette rencontre, la rêver, l'espérer, la chérir et que d'un coup la réalité fout tout en l'air. Les hormones accentuent encore plus ce choc.

Alors on fait bonne figure, on sourit. 

"Oui bébé va bien c'est ce qui compte"
" Oh oui moi ça va"

Et parfois, on culpabilise. Pourquoi ça n'a pas marché? Qu'ai-je fait de mal? Et pourquoi j'y pense encore, je devrais juste être heureuse. Tout le monde dit qu'on oublie tout après l'accouchement et mon bébé est grand, je devrais passer à autre chose. Çela ne fait pas de nous une meilleure ou une moins bonne mère de rester focalisée sur ce sujet. Cela fait de nous une mère qui a souffert d'une autre façon.

On n'ose pas en parler. Mais un accouchement mal vécu , c'est un deuil à faire. Le deuil d'une rencontre qui ne s'est pas passée comme on voulait. Une souffrance physique ou psychique qui marque. On n'apprend à vivre avec mais on n'oublie pas.

Et c'est normal

mardi 7 mars 2017

Pourquoi il est sain de ne pas être un parent parfait

Bonjour

A la base mon article devait s'intituler pourquoi il est sain de ne pas être une mère parfaite car j'ai l'impression que c'est une recherche assez féminine de courir après la perfection. Puis j'ai changé le titre car je me suis dit qu'il y avait sûrement des pères concernés mais vu que dans la blogosphère et la twittosphère je ne communique qu'avec des femmes. Cela biaise mon point de vue.

Quoi qu'il en soit voilà mon point de vue.

Il est sain de ne pas être un parent parfait. Il faut arrêter de se fustiger parce qu'on n'est pas assez ci ou trop ça. Chaque parent fait au mieux avec ce qu'il a. Et c'est tant mieux!

Certaines se complaisent dans le #badmother, d'autres se rendent malades à chaque fois qu'elles crient un peu ou ne font pas tout maison ...

L'enfant apprend par l'exemple. Durant son apprentissage il reste faillible et le parent est son modèle. 

En vous trompant et en recommençant, il apprend qu'il est normal de se tromper et qu'il faut recommencer. 
En étant bienveillant envers vous, vous lui montrez qu'il faut prendre soin de soi.
En tombant, çela dédramatise ses chutes.
Bref, vous avez compris l'idée 😉

Au cas contraire, si vous cachez vos échecs ou si vous êtes parfaits (et dans ce cas là partagez votre secret) vous renvoyez à votre enfant une image de nullité face à ses échecs. En plus en mettant la barre très haut l'enfant devenu adulte, aura un idéal inaccessible. 

Et de toute façon vous êtes le seul parent qu'il connaît donc vous êtes forcément le meilleur pour lui ( valable jusqu'à l'adolescence 😂😂😂😜)

vendredi 3 mars 2017

38 ans et maintenant?

Bonjour

Il y a peu mon ami Facebook me rappelait un post dans lequel je disais que j'allais avoir 32 ans et que ça commençait à faire beaucoup. La naïveté de la jeunesse sans doute!

Aujourd'hui je fête mes 38 ans. Je vais sous très peu changer de dizaine. Encore une, le temps qui défile. On appelle cela la vie. Force est de constater que tempus  fugit. 

J'avais hâte de grandir pour pouvoir faire ce que je voulais. Aujourd'hui je retrouverais volontiers l'innocence de mes filles. Grâce aux jeux j'arrive parfois à la retrouver heureusement. Grandir ne signifie pas pouvoir faire ce que l'on veut, cela signifie avoir plus de contraintes et de responsabilités.

J'ai 38 ans. Autant dire que je ne fais plus depuis longtemps partie de la catégorie des jeunes. J'ai pourtant un sentiment d'imposture, surtout à l'école quand je vais chercher PetiteFée avec Princesse. Je suis maman de deux et pourtant dans ma tête je suis une gamine. On fait la course dans la rue, on se raconte des histoires pipi-caca-prout. Je suis loin de faire aussi sérieuse que les autres mamans que je vois arriver bien dans leur apparence alors que je suis à moitié en mode clocharde. Crédibilité= 0

C'est pareil au travail. Dans ma société il y a beaucoup de jeunes, je devrais avoir confiance en moi car pour la plupart on a au moins 12 ans d'écart. Mais j'ai l'impression d'être une imposteuse ici aussi. Il suffit d'un rien pour que je sois déstabilisée intérieurement même si en façade je garde le cap. Pourtant je suis bonne dans ce que je fais, mes interlocuteurs m'écoutent et mon avis est souvent pertinent.

J'ai accompli extérieurement ce qu'il fallait. Je suis mariée et heureuse avec Chéri. J'ai une belle maison. J'ai deux magnifiques filles (en tout objectivité bien sûr). Globalement je suis très heureuse de ma vie telle qu'elle est.

Mais maintenant j'ai 38 ans. Il va falloir que je travaille plus sur moi. Que je remette mon bien-être au centre de mes priorités. Que j'apprenne à avoir confiance en moi pour de vrai. J'ai tout l'amour qu'il faut dans mon foyer alors je peux y arriver.

Voilà un beau défi pour aborder la quarantaine ensuite de façon sereine et apaisée 

mercredi 1 mars 2017

Une histoire de cheveux

Bonjour

Je ne sais pas pour vous mais ici mes cheveux et moi n'avons jamais été très potes. Ils ont toujours été trop comme ça et pas assez comme ci.
Plus jeune j'avais une grosse masse de cheveux bien épais et je rêvais d'une chevelure toute fine et raide. Du coup j'ai essayé des defrisages mais le truc à l'ancienne, rien à voir avec le lissage brésilien actuel qui n'est pas pour autant plus sain pour les cheveux.

Vers mes 22 ans j'ai eu 3 anesthésies en l'espace de 4 mois et des traitements assez forts. Lien de cause à effet? J'ai perdu beaucoup de cheveux dans la lancée. Fini la grosse masse, place aux espaces clairsemés...

Ensuite j'ai essayé de faire avec, puis est arrivé le lisseur. J'avais enfin les cheveux raides comme les filles que j'enviais à l'école. Mais ça n'allait toujours pas car j'avais beau dépenser des fortunes en shampoings et soins, je me lavais les cheveux le jour J, le lendemain ça allait encore mais à J+2 on avait l'impression que j'avais trempé ma tête dans une bassine d'huile. À coup de shampoing sec et coupes improbables j'arrivais encore à tenir un jour.

J'ai découvert le no poo. J'en ai déjà parlé ce n'est vraiment pas pour moi. Puis je suis passée au bio et aux shampoings sans... Cela a été très pénible pendant un moment, fini l'effet soyeux et gainant des produits chimiques, place à la vraie nature de mes cheveux et la vérité ça fait peur... Du coup, après avoir tenté le shikakaï qui me laissait les cheveux tout rêche, le savon d'Alep qui me laissait les cheveux tout gras, je fais de temps en temps mes shampoings solides que j'alterne avec des marques telles que Weleda ou Logona.

Aujourd'hui j'essaye de sympathiser avec eux. Ils ont déjà fait un grand pas vers moi car désormais je n'ai besoin que de les laver une seule fois par semaine et ça change la vie.

L'étape d'après serait dans l'idéal d'accepter la nature de mes cheveux tels qu'ils sont, sans les forcer à ressembler aux standards occident de cheveux raides, d'autant plus qu'à mon âge c'est plus les chevelures noires naturelles qui me font rêver.


lundi 27 février 2017

Quand les soignants n'écoutent pas

Bonjour

Après le retour de Princesse à la maison, nous avons dû faire face à quelques difficultés. Elle était un bébé qui pleurait beaucoup, qui dormait peu et qui ne prenait pas de poids.
J'ai passé des nuits blanches à ne pas savoir que faire face à ce bébé. Désespérée j'ai écouté les mauvais conseils de la maternité en la complémentant au biberon (mais en tirant mon lait pour maintenir une lactation correcte).
J'ai fait par de mes inquiétudes mais il m'a été répondu qu'il était normal qu'un bébé pleure... Étant donné que c'était la période des fêtes voir un rdv avec un médecin relevait du challenge... Aidée par notre orl j'ai pu voir un pédiatre autre que notre habituel. 
Son premier réflexe a été de remettre en cause l'allaitement qui pour lui était insuffisant. Il m'a parlé de dénutrition pour mon bébé, terme hautement culpabilisateur.   J'ai expliqué que j'avais donné plein de biberons de lait artificiel et que j'avais constaté un fort reflux ainsi que des réactions que je jugeais anormales. Il nous a adressé vers l'hôpital pour que nous soyons pris aux urgences.

Nous étions  donc le 30 décembre, début  des galères pour moi. Arrivées à l'hôpital, j'ai expliqué notre cas. Il m'a été répondu qu'il était anormal qu'au bout de 15 jours elle n'ait pas repris son poids de naissance. A la question "est ce que vous allaitez?" J'ai répondu oui en expliquant qu'elle avait régulièrement des compléments de lait artificiel mais que je suspectais une intolérance aux produits laitiers vu que notre famille en était coutumière. Le médecin m'a dit " mais oui de toute façon c'est la mode, tout le monde est intolerant au gluten ou au lactose en ce moment". Bref...
Nous avons été hospitalisées toutes les deux et la nuit de vendredi à samedi toutes les 3h on m'a réveillée en me disant de la peser puis de l'allaiter et de la peser de nouveau. A chaque fois une soignante différente m'abreuvait de conseils contradictoires les uns par rapport aux autres ( pourquoi vous appuyez sur votre sein? Il faut la laisser téter. Pourquoi vous la laisser se fatiguer? Il faut appuyer sur votre sein pour qu'elle mange mieux). J'avais beau expliquer que je savais m'y prendre, quoi que je fasse c'était pas bon.
Bref, dans la matinée l'infirmière en chef du service est venue me voir:
" j'ai fait un point avec mes collègues de la nuit. Il s'avère que vous avez de sacrés problèmes de puériculture. Il va falloir vous décider, soit vous vouliez un bébé en bonne santé et vous donner un biberon, soit vous vous obstinez avec votre désir égoïste d'allaitement et vous en subissez les conséquences".
Autant vous dire que se prendre ça en pleine face, ça fait mal. J'ai pleuré en lui demandant si elle se rendait compte de la violence de ses propos. Face à ma réaction elle m'a dit "ce n'est pas ce que je voulais dire" mais c'est ce qu'elle avait dit...
J'ai décidé de rentrer chez moi, depuis la veille je n'avais pas fait de repas, j'avais mal dormi. A 13h je n'en pouvais plus, j'avais besoin d'être chez moi.
J'ai raconté ce qu'il se passait sur les réseaux sociaux et j'ai eu la chance d'avoir beaucoup de soutien 💖
Bref je me rends compte que mon article commence à être très long. Princesse a été gavée de biberons sans prise de poids significative (10g). Devant mon insistance des examens complémentaires ont été faits, elle avait une grosse anémie, un RGO et une intolérance aux produits laitiers... Le gag c'est quand je leur ai dit que l'intolérance ne me surprenait pas vu que sa sœur et moi l'étions aussi, il m'a été reproché de ne pas en avoir parlé ...

Nous sommes finalement repartis avec un traitement et une éviction à faire des produits laitiers...

J'en garde en tout cas un très mauvais souvenir

jeudi 23 février 2017

Allaiter: un acte naturel mais pas facile

Bonjour

Ce deuxième allaitement m'a conforté dans cette idée. Allaiter, parce que c'est un acte ancestral est naturel. L'introduction des biberons comme mode d'alimentation des bébés n'est que tout récent à l'échelle humaine et tant mieux car çela donne le choix.

Mais souvent on pense à tort, et moi la première, qu'allaiter ça coule de source (😭😭😭 je suis assez fière de moi sur ce coup). C'était peut être le cas avant, lorsque c'était la norme mais aujourd'hui  lorsqu'on se lance, c'est seule face à on nouveau né, sans avoir baigné dedans comme çela était possible autrefois. Nous n'avons plus la proximité voir la promiscuité familiale qui fait qu'avant d'être mère on aura au moins vu de près sa mère-tante-soeur-cousine allaiter.

Donc quand on fait le choix d'allaiter on se lance. On peut lire beaucoup à ce sujet mais on trouve souvent tout et son contraire. Le mieux reste de s'informer auprès de la Leche League mais pour beaucoup les animatrices apparaissent encore trop "secte" et n'osent pas franchir le pas. Je vous rassure, en tout cas pour celles que j'ai rencontrées et les retours que j'ai eus elles sont tout à fait normales.

S'informer c'est bien mais cela reste de la théorie. Passer à la pratique c'est une autre paire de manches.
Une difficulté à la naissance et hop voilà trop souvent le bébé complémenté au biberon. La préférence  tétine/sein n'a parfois besoin que d'un seul biberon pour s'installer.... Habituer le bébé à reprendre le sein s'avère long et usant pour les nerfs.
Un frein de lèvre ou de langue non détecté, c'est une mauvaise succion qui s'installe avec souvent des douleurs pour la mère, une mauvaise prise de poids pour le bébé et un allaitement voué à l'échec. On conseillera parfois des bouts de sein qui masqueront le problème de frein pendant un temps...
Parlons aussi de l'engorgement, de la mastite et de la mycose, tout un tas de problèmes liés à l'allaitement qu'on découvre (heureusement pas toutes)sur le tas.

Tout ça pour dire qu allaiter certes c'est un acte naturel mais pas facile. Les mères manquent trop souvent d'accompagnement de la part des professionnels qui au lieu d'aider et guider, remettent en cause les capacités de la mère et orientent vers le biberon. Cette solution pour certaines peut être vécue comme un échec alors que ce n'est pas le cas. C'est juste chercher à donner le meilleur mais même avec la meilleure volonté du monde, sans aide, il est normal de fatiguer face aux difficultés.


lundi 20 février 2017

Le (trop court) congé maternité

Bonjour

Aujourd'hui 20 février c'est une date particulière, en effet elle signe le jour théorique de ma reprise du travail.
Hier j'ai eu un coup de blues en regardant Princesse. Elle si petite, si fragile et il faudrait qu'elle soit gardée toute la journée en dehors de sa famille. Elle a passé 9 mois au chaud et au bout de 10 semaines il faut la laisser.

C'est un coup de gueule contre la durée du congé maternité qui est beaucoup trop court en France. 10 semaines c'est trop peu pour se remettre de l'accouchement . Physiquement et moralement  la grossesse et l'accouchement sont des épreuves pour la femme. Il s'en suit la découverte du bébé , la période d'adaptation et les nuits hachées. Pour celles qui ont pris cette décision, 10 semaines c'est limite pour mettre en route l'allaitement. 

Mais aux yeux de la société, pour des raisons économiques car prolonger la durée de ce congé coûte trop cher ( moins que la fraude fiscale et les détournements cumulés de nos élus ?), ce n'est pas envisageable.  Il a été question il y a peu de temps d'allonger cette durée de 2 semaines pour la mère et 3 jours pour le père. Goutte d'eau dans l'océan s'il en est... Et surtout du vent car en période électorale rien ne va bouger et le gouvernement d'après aura d'autres sujets à traiter...

Donc on demande à la femme soit d'abandonner son activité soit de reprendre alors qu'elle n'est pas physiquement prête.

C'est injuste, on devrait pouvoir avoir de fait le droit à un peu plus de temps pour se remettre.

On se retrouve démunie, sans aide, avec la fatigue et devoir de nouveau tout faire. Gérer de front un bébé qu'on apprend encore à connaître, gérer sa fatigue, gérer le travail, s'adapter aux nouveaux rythmes.

Il y a bien sûr la possibilité de prendre un congé parental mais l'impact financier est non négligeable. Cela entraîne une baisse des moyens et affaiblit la position de la femme qui se retrouve sous la dépendance de son/sa conjoint(e) ou qui se retrouve à vivre avec l'allocation accordée pris la CAF.

D'autres pays s'en sortent très bien avec un congé maternité plus long qui répond plus aux besoins physiques et physiologiques de la mère et de l'enfant mais il semble qu'en France cela ne soit pas du tout dans les priorités...

Malheureusement 

vendredi 17 février 2017

Mon engagement auprès du lactarium

Bonjour

Juste après l'accouchement Princesse a été emmenée en néonatalogie où elle a passé 5 jours. Au début elle était attachée à tout plein de machines avec des fils partout autour et des tuyaux pour la nourrir. Heureusement pour nous cela n'a pas duré fort longtemps.

Dans le service elle faisait partie des rares bébés nés à terme, les autre chambres étant occupées depuis plus ou moins longtemps par des prématurés.

Je connaissais l'univers de la prématurité de loin car ma sœur ayant fait une pré-éclampsie mon neveu d'amour est né à un peu plus de 7 mois. Cette fois-ci j'ai été plongée dedans de façon plus intense car plusieurs fois par jour j'étais face à ces tous petits êtres placés dans des couveuses. Des tous petits bébés qui auraient dû être tranquillement en train de grandir dans le ventre de leur maman et qui au lieu de ça étaient placés en couveuse et recevaient la visite de leurs parents à travers une vitre.

J'ai été touchée par ces papas et ces mamans faisant face avec beaucoup de courage et d'amour.

J'ai vu le personnel médical s'occupant des petits avec des infirmières qui fabriquaient des portes bébés avec les moyens du bord.

Mais j'ai aussi entendu des bébés pleurer, exprimer leur détresse pendant des longues minutes et s'entendre répondre par les infirmières qu'il fallait "attendre car ce n'est pas l'heure".
J'ai entendu des remarques désobligeantes envers des mamans épuisées qui n'avaient pas tiré assez de lait.
Je ne jette pas la pierre au personnel médical qui fait ce qu'il peut avec les moyens qu'il a mais tout cela m'a tres fortement marqué.

À mon retour à la maison il m'a semblé naturel de chercher à faire un geste utile pour ces bébés et ce qui m'est apparu a été de m'engager auprès du Lactarium de Necker en leur proposant de devenir donneuse de lait.
La démarche est simple, après un entretien téléphonique durant lequel on répond à un questionnaire médical un jour de livraison est déterminé.
Ici il s'agit des mercredis. J'ai fait remplir un dossier médical pour mon gynécologue lors du rendez-vous post accouchement puis j'ai fait une prise de sang qui a été récupérée en même temps que mon premier don de lait.

Me voilà partie pour une belle aventure et j'espère par ce petit geste pouvoir aider des familles, d'autant plus qu'en ce moment les stocks sont vides à Necker et ils sont obligés d'aller s'approvisionner auprès d'autres lactariums

mardi 14 février 2017

Quand l'après péridurale fait mal: la brèche

Bonjour

Si vous avez suivi le récit de mon accouchement vous savez que malgré mon envie première de ne pas en passer par là j'ai subi une péridurale.

Le lundi lors de mon premier lever j'ai senti une très forte douleur à la tête et dans le haut du dos. Je n'en ai parlé pensant d'une part que c'était sûrement normal après ce qu'il s'était passé et d'autre part habituée à garder mes douleurs pour moi.

La nuit a été terrible avec les douleurs post césarienne, les gaz et les tranchées mais bizarrement à part une grosse tension entre les épaules, une fois allongée le mal de tête finissait par passer.
Le lendemain mardi les douleurs étaient encore très fortes mais je n'en ai pas parlé de la journée, ce n'est qu'en fin d'après-midi qu'en me questionnant sur ma pâleur j'ai fini par dire à une aide soignante que j'avais mal. Je l'ai vue se fermer et me dire qu'elle allait en parler à un médecin.

J'ai ensuite vu un anesthésiste très arrogant qui m'a auscultée de manière brutale et m'a parlé en me prenant de haut avec un langage manifestement pas destiné au commun des mortels, genre "souffrez vous de douleurs scapulaires?" 
Il est parti sans que j'en sache vraiment plus. 

C'est lors de discussions sur Twitter que l'on m'a parlé de brèche.

Pour simplifier les choses, la brèche arrive lorsque l'aiguille de la péridurale pénètre  trop  profondément dans la colonne vertébrale. Elle crée alors un trou par lequel le liquide céphalo-rachidien (aka celui où baigne le cerveau) fuit. Ce qui explique les douleurs accrues dans la position debout et le calme relatif dans la position allongée.

À cause de la forte réaction que j'ai faite lors de l'anesthésie, l'équipe médicale, rendue frileuse par mon cas a voulu border mon cas avant de me proposer une solution. Je suis donc restée avec mes douleurs atroces jusqu'au vendredi, à devoir prendre sur moi car mon bébé avait besoin de moi et à avancer souvent en pleurant pour lui assurer un minimum de présence à ses côtés. Comme si mon accouchement n'avait pas été assez traumatisant pour moi, cette période a été aussi très dure. J'ai mobilisé le peu de forces que j'avais pour le bébé et lots des visites de PetiteFée j'avais à peine le courage de bouger pour profiter d'elle. Psychologiquement j'en reste marquée.

Finalement c'est le vendredi qu'une anesthésiste a déclaré "on ne peut pas continuer à la laisser souffrir comme ça, je m'en charge". 
J'ai donc subi un blood patch, intervention qui consiste à prélever du sang et le réinjecter au niveau de la brèche. Le sang en coagulant,  bouche cette ouverture. L'effet est magique, au cours de l'intervention les douleurs ont commencé à s'attenuer. Je suis restée allongée 5h et j'ai pleuré de joie cette fois-ci en me relevant. J'étais tellement heureuse que lorsque l'anesthésiste est revenue me voir en fin de journée je l'ai prise dans mes bras en la remerciant.

Deux mois plus tard les maux de tête ne sont qu'un mauvais souvenir mais je garde encore une douleur et une raideur dans le dos au niveau de la péridurale.

mardi 7 février 2017

La guerre des tranchées

Bonjour

Verdun 1916: la guerre fait rage depuis 2 ans déjà et nous sommes au coeur de ce qui s'avère être l'un si ce n'est la plus longue bataille de cette guerre. Les morts s'entassent des deux côtés...

Stop je m'arrête là. Je ne suis pas prof d'histoire et les tranchées dont je veux parler ici ne sont liées à la guerre mais à l'accouchement.

Toi nullipare si tu veux garder ton esprit chaste, arrête ta lecture ici.

Toi primipare, tu as peut être comme moi été prise de court devant ce phénomène post accouchement.

Toi multipare tu es rodée à ce phénomène! Je te présente tout mon respect et te fait part de mon admiration.

Les tranchées sont les contractions qui permettent à l'utérus de revenir à sa taille normale. En effet lors de la grossesse ce muscle passe d'une taille de 6 à 8 cm de hauteur sur 3 à 4 cm de large pour un poids de 50g à un poids d'environ 1,5 kg pour une hauteur d'environ 32 à 34 cm à la fin de la grossesse. Elles permettent aussi de "nettoyer" l'utérus des débris type muqueuses et autres résiduels de la grossesse. En cas d'allaitement, les tranchées peuvent être ressenties de manière plus violentes de part la libération d'ocytocine plus importante.

Bien que cela paraisse logique cette histoire taille et tout et tout je ne m'attendais pas du tout à ça.

Après l'accouchement de Princesse je m'attendais bien aux  lochies, aux gaz post césarienne et aux tranchées mais je ne m'attendais pas à ce qu'elles soient aussi intenses!

Et oui, voilà encore une chose qu'on se garde bien de partager... A chaque accouchement les tranchées sont plus douloureuses que celles de la grossesse précédente...

J'ai donc sérieusement morflé, ceci étant accentué par le fait que je suis hyper algique.

En bonne copine, je vous annonce la couleur pour que vous ne soyez pas surprise lors de l'accouchement de votre deuxième (au troisième vous irez à la maternité en connaissance de cause )

mardi 31 janvier 2017

12/12/2016

Bonjour

Pour celles qui me lisent depuis longtemps et celles/ceux qui me connaissent en vrai, le 12/12 dit peut être quelque chose.

Aussi loin que je m'en souvienne, mon rêve de famille était d'avoir deux enfants et de préférence des filles. Non pas que j'ai un truc contre les garçons mais pour moi c'était ma version de la famille parfaite et ça tombe bien car Chéri est du genre aussi à préférer avoir des filles.

Comme j'en ai déjà parlé PetiteFée est née suite à un parcours de PMA et l'insémination qui a marché à eu lieu le 12/12/2012. J'ai donc pris comme un sacré clin d'œil du destin que la date prévisionnelle d'accouchement soit fixée au 12/12 aussi. Et j'ai eu la chance d'accoucher à cette date 💖. Pour moi cela bouclait la boucle. J'ai eu mes deux enfants, deux filles et la date "d'entrée" de l'une est aussi la date de "sortie" de l'autre.

Dans les faits c'était un peu moins idyllique. J'ai accouché à 3h51 de Princesse qui a dû tout de suite être prise en charge par une équipe de néonatalogie. À cause de mon "malaise" je ne l'ai pas vue naître comme j'en ai déjà parlé. Du coup notre première rencontre n'a eu lieu qu'à18h. J'ai eu le droit à des photos faites par Chéri qui lui avait pu la voir tout de suite et dans l'après midi une charmante personne du service gynécologie  a eu la gentillesse d'aller en néonatalogie pour prendre des photos de ma fille.

Malgré les fils qui reliaient Princesse à tout un tas d'équipements, notre première rencontre a été magique. Un autre coup de foudre pour cette toute petite chose (mais en vrai pas petite du tout) qui avait l'air si vulnérable avec tous les appareils autour d'elle. Nous avons pu faire du peau à peau et un semblant de tétée car avec sa sonde elle avait un fort réflexe vomitif.

Pour moi c'était bon, j'avais enfin vu ma fille c'était tout ce qui comptait

vendredi 27 janvier 2017

Mon accouchement partie 2

Bonjour

Voici la suite et fin de mon récit

Donc nous en étions au moment où la gynécologue m'annonce qu'il faut passer par la case césarienne. Je suis fort déçue, mes rêves d'accouchement "naturel" s'envolent, je pleure et je demande si Chéri peut assister comme pour la première fois mais on me répond non. 
Je l'embrasse et me voici en direction du bloc opératoire.

Je les vois tous s'agiter autour de moi, personne ne m'explique quoi que ce soit. On me demande de bouger pour m'installer sur la table d'opération, je ne peux pas. Ils me portent, installent leur équipement. L'anesthésiste me prévient quand même qu'il va "corriger" la péridurale pour anesthésier correctement le corps.

La gynécologue est déjà en train de débuter son travail, le temps presse, je ne le sais pas mais bébé à avalé une bonne quantité de méconium et souffre d'hypoxie (manque d'oxygène). Elle n'arrive pas à ouvrir et me demande si elle peut faire une deuxième césarienne. À moitié stone je lui réponds qu'il faut bien que bébé sorte. On expliquera plus tard à Chéri (mais aucune explication directe ne m'a été faite) que suite à la dernière césarienne les chairs avaient collées ente elles  et que du coup il était impossible d'ouvrir correctement. 

Petite aparté : depuis 3 ans je sentais bien qu'il y avait un truc de bizarre à cet endroit là. Lorsque j'en ai parlé à des professionnels il m'a juste été répondu que tout était normal et que mes sensations bizarres étaient justes dues au fait que j'avais mal vécu ma césarienne. Au final je ne suis pas folle...

J'ai commencé à ressentir des sensations bizarre, j'étouffais. J'ai dit à l'anesthésiste que ça n'allait pas et que je n'arrivais pas à respirer. Il m'a été répondu que mes constantes étaient bonnes et que tout était dû à mon stress. J'ai insisté mais pas très longtemps car j'ai fait un malaise. J'ai ouvert les yeux 4h plus tard, n'ayant rien vu et rien vécu de la naissance de ma fille. Non seulement je n'ai pas accouché comme je le voulais mais je n'ai même pas vu mon bébé naître. J'ai très très mal vécu les choses et je pense que cela restera une blessure pour tout le reste de ma vie. J'avais tellement d'espoir, trop sûrement dans cette naissance que ne rien vivre du tout c'est juste atroce pour moi. Qu'on ne me dise pas que le principal est que tout le monde aille bien au final, cela je le sais mais ca n'enlève rien à mes sentiments.

À mon réveil j'ai vu l'anesthésiste qui m'a expliqué que j'avais fait une tres violente réaction allergique à l'anesthésie et qu'ils avaient eu du mal à me récupérer. Il m'a même dit " la prochaine fois ce n'est pas sûre que vous vous en sortiez vivante"... Bien bien bien...

Voilà donc comment s'est passé mon accouchement et j'en garde un très très mauvais souvenir avec une sensation d'inachevé .

jeudi 26 janvier 2017

Mon accouchement partie 1

Bonjour

Je vais me lancer dans un récit un peu décousu mais mes souvenirs le sont. 

Donc le 11 décembre en fin de journée mes contractions se sont accentuées. J'ai appelé ma sœur et à 22h nous voici à l'hôpital.

La sage femme qui nous a pris en charge nous a conduit directement en salle d'accouchement. Mes contractions étaient douloureuses et régulières. Compte-tenu que la veille tout était fermé le travail avait été bien actif.

J'ai expliqué à la sage-femme mon projet d'accouchement qui consistait en le moins possible de médication. Nous avons mis en place un monitoring qui a montré des contractions de fortes intensités et un bébé en bonne forme.

J'ai eu le droit à du spasfon quand même pour aider à faire passer les choses car j'avais du mal à tenir la douleur. Elle m'a aussi proposé le ballon qui a aidé à la rupture complète de la poche des eaux qui a eu lieu très peu avant minuit (pendant que je regardais "Breaking bad"). L'autre monitoring a montré que les contractions arrivaient par groupe et sans pause. Il s'agit d'une anomalie dont je ne me souviens plus le nom qui a pour conséquence outre une fatigue/douleur accrue pour la mère et une souffrance accrue pour le bébé qui n'a pas de pause pour reprendre. J'ai eu la piscine d'eau chaude qui n'a absolument rien calmé.

Malgré mes projets, lorsque l'on m'a suggéré de passer par la péridurale j'ai accepté. L'anesthésiste qui est venu était un gounafier de première qui m'a enguirlandée car je ne prenais pas la bonne position et m'a dit que je lui faisais perdre son temps et que si je continuais à être aussi peu coopérative il allait partir et me laisser souffrir. J'ai eu de la chance d'avoir une gentille infirmière à ce moment là qui m'a chuchoté dans l'oreille "laissez tomber c'est un con"

Après la péridurale j'étais bien 😬😬😬. Je ne sentais plus rien et je n'arrivais plus a bouger. Le personnel médical est venu, les contractions continuaient mais le travail n'avançait pas malgré l'homéopathie et l'acupuncture qui ont été tentées. De mon coté je ne sentais qu'une intense envie de dormir. Lorsque j'ai vu que plusieurs personnes étaient dans ma salle, je me souviens avoir pensé " ca pue pour mon matricule" et en effet la gynécologue m'a dit que le bébé etait en souffrance et qu'il fallait passer par la césarienne 

mardi 10 janvier 2017

L'avant accouchement

Bonjour

Tout d'abord vu que c'est ma premier article de cette année je vous présente mes meilleurs vœux 

Je vais revenir sur la période pré accouchement 

Le 8 décembre j'ai eu mon rdv de vérification chez la gynécologue. Celle-ci m'a annoncée que si je n'accouchais pas "spontanément" j'allais être déclenchée le 16 décembre. Autant dire que je suis passée en mode panique car je voulais un accouchement le plus physiologique possible et débuter par un déclenchement rend cela impossible.

Nous sommes donc passé en mode "suivi intensif" avec programmation d'un rendez-vous de contrôle et d'un monitoring le 10 puis le 12 et le 14.

Le 8 en sortant du rendez-vous j'ai été arpenter en long en large un centre commercial pour essayer de forcer les choses.

Le 9 j'ai conduit Chéri un peu loin de la maison 

Du coup le 10 je suis arrivée pleine d'espoir au rdv de contrôle. Le monitoring a montré que bébé allait bien. L'examen de contrôle quant à lui a montré que le col était tonique et bien fermé 😫

En sortant j'ai proposé à ma sœur de nous accompagner PetiteFée et moi voir les vitrines aux galeries Lafayette et au Printemps. Cela nous a fait une belle promenade de 3h en tout avec prise des transports en commun et pause goûter. J'ai eu la chance de croiser des gens tres compatissants durant cette balade et ainsi par exemple de ne pas faire la queue aux toilettes 😁
Le soir toujours rien... Pas l'ombre d'une contraction... Rien de que dalle..

Dimanche 11 décembre je propose à Chéri d'aller tous les 3 au restaurant histoire de sortir et de marcher un peu. 
Nous avons été à Aeroville manger puis pendant que Chéri et PetiteFée attendaient leur tour pour poser des questions chez Free je faisais des aller-retour dans les allées. 

Nous sommes rentrés et toujours rien.

Vers 17h j'ai commencé à sentir des contractions. J'ai appelé ma sœur en lui disant de se dépêcher . Mais elle m'a dit "oui enfin comme la dernière fois... Je finis mes courses et je viens après"
Plus le temps passait et plus elles s'accentuaient.

J'ai tenté le spasfon et le bain chaud mais rien ne calmait les choses.

C'est bon le travail avait enfin commencé, le mode 🐳  passe enfin en off