mardi 28 mai 2019

De l'importance de bien choisir son agence immobilière

Bonjour

Il y a un mois, lors de mon dernier article, je vous ai parlé des difficultés rencontrées. Une partie est imputable à la désastreuse gestion par notre agence immobilière.

Nous l'avons choisi à cause de moi. Une des mamans de copines de PetiteFée y travaillant, cela me semblait plus facile de gérer cela avec elle, d'autant plus qu'elle est super sympa.

Nous avions déjà essayé de vendre l'appartement auparavant. 2 ans sans aucun résultat. C'est, je pense, ce qui a motivé Chéri à le mettre en vente aussi tôt. Clairement je n'étais pas partisane de cette option mais je n'ai pas trop lutté contre.

La première déconvenue a été que E (la maman de copine) n'a pas été notre interlocutrice. Question de secteur apparemment.

Les papiers ont été faits assez rapidement, ils sont toujours très réactifs lorsqu'on donne l'exclusivité. Et puis leur offre était alléchante car en signant avec eux, nous bénéficions d'une visibilité sur 10 agences.

Visibilité efficace? Appartement refait il y a peu donc plus attirant? Concours de circonstances? Karma? Je ne saurais répondre. Le tout était que notre appartement a été vendu en 11 jours. Très rapide, trop rapide.

Tout bénef pour l'agent immobilier qui n'a pas eu beaucoup de travail à faire. Et qui n'en a pas fait beaucoup depuis.

Nous l'avons questionné à plusieurs reprises. Il ne répondait plus.

Nous lui avons demandé de contacter les acheteurs pour leur proposer de décaler la date de signature. Il ne l'a pas fait. Ma foi, c'est normal, il ne touche sa commission qu'une fois la signature effective.

Lorsque nous avons eu des difficultés avec les acheteurs, il s'est montré très agressif et incorrect. Au point qu'il a fallu passer par le directeur de l'agence pour la reprise de notre dossier. Je vous laisse imaginer notre situation. La vente approche, la maison n'est pas prête, les acheteurs nous font des ennuis et en plus l'agent immobilier en rajoute une couche de mauvaise foi. 

Il a même été jusqu'à demander à mon notaire de me mettre la pression pour que j'accepte les demandes des acheteurs. Chose qui s'est stoppée très vite car mon côté un peu procédurier a demandé un texte de loi justifiant leur demande, aucun, donc aucune obligation.

Tout cela s'est fini au moment de la signature, avec la gestion par le directeur du dossier. Et une chose est sure, c'est que je déconseille désormais à tout mon entourage de passer par eux.

mardi 23 avril 2019

Une vente d'appartement compliquée

Bonjour

Pour les personnes qui me suivent sur les RS, vous savez que nous avons vendu notre appartement le 25 mars dernier.
 
Nous avons eu la malchance de tomber sur des acheteurs assez particuliers.

Je comprends qu'un achat ne soit jamais facile, surtout quand on est jeune (début de la trentaine) et qu'on souhaite avoir des garanties.

Il s'agit d'un achat coup de coeur pour eux, comme nous à l'époque. Il faut savoir que l'appartement est très bien situé (tellement bien que je n'avais pas très envie de le lâcher de base) et du coup, entre la mise en vente de l'appartement et la signature du compromis, il ne s'est passé que 10 jours. Nous ne nous y attendions pas trop. Mais bon, vu que nous avions un crédit relai pour la construction, nous nous estimions chanceux.

Ces personnes ont voulu faire plusieurs visites. Chéri étant du genre arrangeant, il les a laissés venir et revenir. Lors de leur dernier passage en février, censé durer 5 minutes, ils ont vérifié la longueur de chaque mur de l'appartement pour voir si cela correspondait bien au plan que nous avions fourni et donc à la superficie annoncée dans l'annonce. J'ai assez mal pris les choses parce que bon voilà quoi, c'est la responsabilité de l'agence pas la nôtre. Et entre annoncer un passage pour "se remettre en mémoire l'appartement et projeter l'ameublement des pièces" et une visite de plus d'une heure il y a un monde, d'autant plus que nous avons dû revoir notre organisation pour eux.

4 jours avant la signature chez le notaire, nous avons eu un appel de l'agence nous indiquant qu'ils voulaient de nouveau venir samedi dans la matinée.
En parallèle ils nous cassaient les pieds pour une histoire de ballon d'eau chaude. Nous nous étions engagés à le remplacer, ce que nous avons fait. Dans le cadre du boulot de Chéri, nous avons pu l'avoir via un de ses amis avec une réduction conséquente. Le corolaire était que la facture était au nom de la société. Et cela ne leur allait pas.

J'ai été particulièrement énervée de leur comportement et en première intention, j'ai refusé de leur accorder la énième contre-visite. Dans une volonté d’apaisement, Chéri a décidé le vendredi de leur laisser le droit de visiter l'appartement samedi matin.

Vendredi soir, nous avons reçu un appel de l'agence nous déclarant que finalement samedi cela ne leur allait pas et qu'ils voulaient visiter l'appartement lundi matin avant la vente. Je vous laisse imaginer l'état nerveux dans lequel on peut être. Même notre notaire nous a lâché un spontané "qu'ils aillent se faire foutre". C'était beau et émouvant 😂😂😂😂😂

Ce n'est pas comme si on avait une vie à coté de leurs envies, des enfants à déposer à l'école ou autre.
Bref, le lundi matin nous les avons de nouveau rencontrés. Ils ont visité l'appartement mais cela ne leur convenait toujours pas car il n'y avait plus d'électricité et ils ne pouvaient pas tester les lumières. Ils ont poussé le vice jusqu'à vouloir faire une contre-visite de la place de parking extérieure. On ne sait jamais au cas où on l'aurait murée entre temps.

Bref autant te dire chère lectrice-cher lecteur que bon, ils nous ont grave saoulés

jeudi 21 février 2019

La médiation avec l'hôpital partie 3

Bonjour


Suite aux différents échanges j'ai finalement eu rendez-vous le jeudi 7 février. Initialement, sur conseil du CIANE dont une représentante m'accompagnait, j'avais demandé une Commission Des Usagers (CDU). Nous avons été désagréablement surprises de voir que c'était une simple médiation.

Une fois encore les interlocuteurs n'étaient absolument pas au courant de mon dossier. La sage-femme présente avait fait quelques efforts pour chercher l'historique mais il y avait une incompréhension car pour elle je contestais l'utilité de la césarienne. Ce n'est pas le cas, je ne suis pas médecin et donc pas apte à savoir s'il fallait ou non la faire. Mon problème était le manque de communication totale et la déshumanisation du suivi que j'ai ressenti. Aucune explication, aucune écoute et un dossier peu clair.

J'ai essayé d'expliquer au médecin présent mes interrogations. J'avais, avant cela, fait un courrier très clair et factuel relevant les différents manquements lors de ma prise en charge. Cet écrit a servi de fil conducteur à nos non-échanges. 

Pourquoi non-échanges?

Et bien le médecin, qui je le rappelle n'était même pas présent et dont ce n'est pas le domaine, m'a tout simplement contredit tout du long. Régulièrement il s'opposait à moi en m'expliquant que non ça ne s'était pas passé comme cela.

Je me suis sentie niée dans mon vécu et à un moment j'ai même refermé mon dossier. Si j'avais été seule présente, je pense que je serais partie de cette réunion mais la personne qui m'accompagnait avait fait beaucoup de route et cela aurait été un clair manque de respect.

J'ai quand-même eu un gain de cause à un moment, court instant où j'ai vu le médecin douter. J'expliquais donc que j'avais perdu connaissance et que je m'étais réveillée en vomissant. Il contestait ma perte de connaissance et me disait que j'avais eu une altération de la conscience. Lorsque j'ai demandé la différence, il a essayé de me dire que j'avais seulement été vaseuse. Comme si je ne savais pas faire la différence. Bref. Il relit le dossier et constate que les vomissements n'ont pas été notés mais que j'ai bien eu un anti émétique, ce qui ne fait pas partie de la procédure de base.

J'ai aussi beaucoup insisté sur les 15 heures entre l'accouchement et la première fois où j'ai été autorisée à voir ma fille malgré mes demandes. Plusieurs tentatives de justification ont été faites dont par exemple: "on ne pouvait pas vous bouger à cause de votre brèche", symptômes dont je me suis plaint le lendemain donc l'explication n'était pas valable. Je vous en passe d'autres.

Tout cela pour dire qu'à ce jour:

- l'anesthésiste estime avoir eu un comportement normal tout du long
- la perte de connaissance a été niée    
- l'hôpital n'a pas pris le temps de contacter la gynécologue pour savoir ce qu'il s'était passé
- je ne sais toujours pas pourquoi j'ai été ouverte sur une deuxième cicatrice

lundi 11 février 2019

La médiation avec l'hôpital partie 2

Bonjour

Pour faire suite à mon précédent article,à force d'échanges et de harcèlement de ma part, j'ai fini par obtenir un rendez-vous avec le chef du service gynécologie début juillet 2018.

Nous nous sommes (Chéri et moi) déplacés une première fois. Après plus d'une heure d'attente à base de "il arrive dans 5 minutes" nous avons fini par abandonner et rentrer.

Le rendez-vous a été décalé 3 semaines plus tard.

Nous avons rencontré le Docteur V. Personne très charmante somme toute avec qui nous avons pu discuter pendant fort longtemps.

Il avait pris le temps de lire ma lettre c'est un bon point pour cet entretien.

Mais j'avais en face de moi une personne incapable de répondre à mes questions précises. Il ne travaillait même pas dans cet hôpital au moment de mon accouchement et malheureusement, la gynécologue qui m'a accouchée ne travaillait plus dans cet hôpital au moment des entretiens.

Chéri a pris aussi le temps de lui expliquer son ressenti. Quelque part je préfère ma place que la sienne car j'ai passé une partie des évènements dans un état second. J'étais vaseuse puis plus là donc ce qu'il s'est passé, l'inquiétude et le stress je ne les ai pas vus.

Ce médecin nous a expliqué que depuis plein de choses avaient été mises en place pour éviter que mon genre de cas ne se reproduise. Tant mieux pour celles qui suivront mais tout cela ne me donne pas plus d'explications sur ce qui m'est arrivé.

Je suis ressorti de ce rendez-vous avec tout autant de questions mais une perspective de réponse car le médecin m'a dit que je pourrai très prochainement voir l'anesthésiste qui serait à même d'expliquer les problèmes de prise en charge

vendredi 8 février 2019

La médiation avec l'hôpital partie 1

Bonjour

Si vous me suivez depuis un moment vous savez que la naissance de Princesse a été "houleuse" (sinon le récit est ici et )

Pour en savoir plus j'ai demandé mon dossier médical à l'hôpital. Il m'a fallu près de 6 mois de relances avant de pouvoir enfin l'obtenir.

Une fois que je l'ai eu, je suis restée avec mes questions.

Il n'y avait aucune explication sur le pourquoi du comment j'ai été ouverte une deuxième fois sans repasser sur la 1ère césarienne ni aucune explication sur le malaise et ses causes.

Après avoir expliqué mon cas sur le groupe Césarine, il m'a été conseillé de prendre contact avec le CIANE (Google est ton ami pour les découvrir mais elles sont géniales). 
Chose faite dans la lancée, nous sommes en juillet 2017. Je parle à plusieurs reprises avec la fondatrice, je lui envoie un courriel avec toutes les explications et elle me dit qu'elle reviendra vers moi.

J'attends donc patiemment.  Ce que je ne savais pas, c'est qu'en même temps, cette fabuleuse personne luttait contre un cancer qui a finalement gagné.

Mon dossier est quelques temps plus tard repris en main par une autre très gentille personne. 

Nous voilà en octobre 2017, je lui explique tout de nouveau. Nous échangeons à plusieurs reprises et je finis par envoyer un courrier bien détaillé expliquant tout à l'hôpital et demandant les détails.

Ce courrier sera suivi de 2 autres et d'une foultitude de courriels pour savoir où nous en sommes.

Mine de rien nous voila en juillet 2018 quand j'ai enfin rendez-vous sur place avec une personne censée m'expliquer mon dossier.

lundi 21 janvier 2019

Le cododo et nous (mais surtout moi)

Bonjour

Nous avons pratiqué le cododo avec PetiteFée pendant 6 mois. Ayant la chance d'avoir un très grand lit (180cm/200cm), quoi qu'en dise Chéri nous avons la place pour dormir.
 
Ensuite, j'ai écouté les gens, vous savez ceux qui vous disent que vous êtes en train de donner de mauvaises habitudes à votre enfant, que vous allez le rendre capricieux, que si vous continuez ainsi il n'ira jamais dormir dans son lit bref.
 
PetiteFée n'a fait "ses" nuits qu'à partir de 15 mois. Avant cela, elle faisait de multiples réveils chaque nuit pour téter. Je devais donc plusieurs fois par nuit sortir de mon lit, aller la prendre dans sa chambre, nous installer confortablement, la calmer( car le temps de faire cela elle était souvent passée en mode hystérique), lui donner à boire, la faire dormir, retourner au lit et à mon tour essayer de dormir avant son prochain réveil.
 
Et bien vous savez quoi? C'était épuisant. Non plus qu'épuisant en fait et la fatigue accumulée s'est très vite répercutée sur ma santé.
 
Tout cela pour dire qu'avec Princesse je savais que je ne voulais pas réitérer l'expérience. Nous l'avons installée dans son berceau dans la chambre dès sa naissance et 2 ans après elle dort toujours avec nous.
 
J'ai beaucoup mieux vécu le rythme des multiples réveils nocturnes grâce à cela, réveils qui ont duré plus longtemps que sa soeur. Il me suffisait de tendre le bras, la mettre au sein tout en somnolant et la reposer dans son berceau ou à côté de moi ensuite.
 
A 2 ans, elle devrait pouvoir aller dans sa chambre. Mais elle n'a pas envie. Et moi non plus. Pour être honnête, je ne me suis toujours pas remise de notre séparation lors de sa naissance, ni de notre séparation lorsqu'elle avait 15 jours. 
 
Je n'ai pas senti ce petit bébé, je n'ai même pas vu ce petit bébé et cette proximité j'en ai besoin. Lorsqu'elle dort à côté de moi j'ai l'impression d'être là pour elle si elle en a besoin, à défaut de ne pas avoir été là quand elle en avait besoin, quand on en avait besoin. 
 
J'ai aussi besoin d'aller au bout de ma version du maternage, de l'accompagner jusqu'à son autonomie, pour ne pas gâcher les moments comme avec sa soeur. Je me demande dans quelle mesure les couchers ont toujours été problématiques à cause de cela. On ne peut pas revenir en arrière donc bon.
 
J'ai une chance de faire les choses autrement donc j'en profite (et douces pensées à Chéri qui supporte cela et essaie régulièrement de conduire Princesse vers la voie de l'autonomie en lui disant que cela serait bien de faire dodo dans son propre lit💋 )
 


mardi 15 janvier 2019

Vous reprendrez bien un peu d'estime de soi?

Bonjour

Je pense pas mal vous saouler cette année avec un sujet qui me tient à cœur: notre rapport à notre corps.

Je parle en priorité des femmes car c'est le point de vue que je maîtrise le mieux mais je sais que les hommes aussi souffrent de ces injonctions.

Aussi loin que je m'en souvienne mon corps n'était pas ce qu'il faut. Les cheveux n'étaient pas assez raides, mes formes un peu trop marquées, mon poids trop élevé. Je me rappelle une remarque de mon pédiatre qui m'avait dit "tu sais, tes parents t'ont dit de manger, mais c'était valable quand tu étais bébé". Il en est de même avec une maîtresse d'école qui régulièrement pendant la récréation me disait d'aller courir  au lieu de jouer avec les copains car courir "c'est bon pour ce que tu as".

C'est sûr qu'avec des phrases comme cela distillées à l'envie, il était difficile de partir sur de bonnes bases.

Puis vint la sacro-sainte puberté. 

Qui a commencé assez tôt chez moi. Vers 10 ans j'ai commencé à avoir des embryons de seins. Je me rappelle une camarade dédaigneuse qui m'a pincé la poitrine devant un public hilare en disant "ce n'est pas des seins c'est de la graisse". En soi elle n'a pas totalement tort hein on est d'accord sur la physiologie du sein. 

Mais ça fait mal, au propre comme au figuré.

Bref.

J'ai toujours été "avec des formes", "méditerranéenne" mais pas en surpoids. Pourtant j'ai aussi toujours été persuadée du contraire.

Difficile de vivre avec des formes quand l'idéal vanté reste une taille fine, un ventre plat et des fesses rebondies.

Je devais avoir 20 ans et j'étais partie faire du shopping. J'étais rentrée dans un magasin La City (je ne sais même pas si cela existe encore) et j'avais flashé sur une jupe. je l'essaie en taille 40 mais je la trouvais un peu juste. J'ai demandé à une vendeuse si je pouvais essayer la taille au dessus, ce à quoi je me suis vue répondre "mais c'est du 40 tout de même, nous ne faisons pas au dessus" .

Ravale ta fierté meuf et voilà.

Tout cela, mis bout à bout, pendant des années, crée un profond mal-être.

Difficile dans cet état de garder une bonne estime de soi. Et c'est la voie royale vers des comportements malsains qui tyrannisent le corps