lundi 11 février 2019

La médiation avec l'hôpital partie 2

Bonjour

Pour faire suite à mon précédent article,à force d'échanges et de harcèlement de ma part, j'ai fini par obtenir un rendez-vous avec le chef du service gynécologie début juillet 2018.

Nous nous sommes (Chéri et moi) déplacés une première fois. Après plus d'une heure d'attente à base de "il arrive dans 5 minutes" nous avons fini par abandonner et rentrer.

Le rendez-vous a été décalé 3 semaines plus tard.

Nous avons rencontré le Docteur V. Personne très charmante somme toute avec qui nous avons pu discuter pendant fort longtemps.

Il avait pris le temps de lire ma lettre c'est un bon point pour cet entretien.

Mais j'avais en face de moi une personne incapable de répondre à mes questions précises. Il ne travaillait même pas dans cet hôpital au moment de mon accouchement et malheureusement, la gynécologue qui m'a accouchée ne travaillait plus dans cet hôpital au moment des entretiens.

Chéri a pris aussi le temps de lui expliquer son ressenti. Quelque part je préfère ma place que la sienne car j'ai passé une partie des évènements dans un état second. J'étais vaseuse puis plus là donc ce qu'il s'est passé, l'inquiétude et le stress je ne les ai pas vus.

Ce médecin nous a expliqué que depuis plein de choses avaient été mises en place pour éviter que mon genre de cas ne se reproduise. Tant mieux pour celles qui suivront mais tout cela ne me donne pas plus d'explications sur ce qui m'est arrivé.

Je suis ressorti de ce rendez-vous avec tout autant de questions mais une perspective de réponse car le médecin m'a dit que je pourrai très prochainement voir l'anesthésiste qui serait à même d'expliquer les problèmes de prise en charge

vendredi 8 février 2019

La médiation avec l'hôpital partie 1

Bonjour

Si vous me suivez depuis un moment vous savez que la naissance de Princesse a été "houleuse" (sinon le récit est ici et )

Pour en savoir plus j'ai demandé mon dossier médical à l'hôpital. Il m'a fallu près de 6 mois de relances avant de pouvoir enfin l'obtenir.

Une fois que je l'ai eu, je suis restée avec mes questions.

Il n'y avait aucune explication sur le pourquoi du comment j'ai été ouverte une deuxième fois sans repasser sur la 1ère césarienne ni aucune explication sur le malaise et ses causes.

Après avoir expliqué mon cas sur le groupe Césarine, il m'a été conseillé de prendre contact avec le CIANE (Google est ton ami pour les découvrir mais elles sont géniales). 
Chose faite dans la lancée, nous sommes en juillet 2017. Je parle à plusieurs reprises avec la fondatrice, je lui envoie un courriel avec toutes les explications et elle me dit qu'elle reviendra vers moi.

J'attends donc patiemment.  Ce que je ne savais pas, c'est qu'en même temps, cette fabuleuse personne luttait contre un cancer qui a finalement gagné.

Mon dossier est quelques temps plus tard repris en main par une autre très gentille personne. 

Nous voilà en octobre 2017, je lui explique tout de nouveau. Nous échangeons à plusieurs reprises et je finis par envoyer un courrier bien détaillé expliquant tout à l'hôpital et demandant les détails.

Ce courrier sera suivi de 2 autres et d'une foultitude de courriels pour savoir où nous en sommes.

Mine de rien nous voila en juillet 2018 quand j'ai enfin rendez-vous sur place avec une personne censée m'expliquer mon dossier.

lundi 21 janvier 2019

Le cododo et nous (mais surtout moi)

Bonjour

Nous avons pratiqué le cododo avec PetiteFée pendant 6 mois. Ayant la chance d'avoir un très grand lit (180cm/200cm), quoi qu'en dise Chéri nous avons la place pour dormir.
 
Ensuite, j'ai écouté les gens, vous savez ceux qui vous disent que vous êtes en train de donner de mauvaises habitudes à votre enfant, que vous allez le rendre capricieux, que si vous continuez ainsi il n'ira jamais dormir dans son lit bref.
 
PetiteFée n'a fait "ses" nuits qu'à partir de 15 mois. Avant cela, elle faisait de multiples réveils chaque nuit pour téter. Je devais donc plusieurs fois par nuit sortir de mon lit, aller la prendre dans sa chambre, nous installer confortablement, la calmer( car le temps de faire cela elle était souvent passée en mode hystérique), lui donner à boire, la faire dormir, retourner au lit et à mon tour essayer de dormir avant son prochain réveil.
 
Et bien vous savez quoi? C'était épuisant. Non plus qu'épuisant en fait et la fatigue accumulée s'est très vite répercutée sur ma santé.
 
Tout cela pour dire qu'avec Princesse je savais que je ne voulais pas réitérer l'expérience. Nous l'avons installée dans son berceau dans la chambre dès sa naissance et 2 ans après elle dort toujours avec nous.
 
J'ai beaucoup mieux vécu le rythme des multiples réveils nocturnes grâce à cela, réveils qui ont duré plus longtemps que sa soeur. Il me suffisait de tendre le bras, la mettre au sein tout en somnolant et la reposer dans son berceau ou à côté de moi ensuite.
 
A 2 ans, elle devrait pouvoir aller dans sa chambre. Mais elle n'a pas envie. Et moi non plus. Pour être honnête, je ne me suis toujours pas remise de notre séparation lors de sa naissance, ni de notre séparation lorsqu'elle avait 15 jours. 
 
Je n'ai pas senti ce petit bébé, je n'ai même pas vu ce petit bébé et cette proximité j'en ai besoin. Lorsqu'elle dort à côté de moi j'ai l'impression d'être là pour elle si elle en a besoin, à défaut de ne pas avoir été là quand elle en avait besoin, quand on en avait besoin. 
 
J'ai aussi besoin d'aller au bout de ma version du maternage, de l'accompagner jusqu'à son autonomie, pour ne pas gâcher les moments comme avec sa soeur. Je me demande dans quelle mesure les couchers ont toujours été problématiques à cause de cela. On ne peut pas revenir en arrière donc bon.
 
J'ai une chance de faire les choses autrement donc j'en profite (et douces pensées à Chéri qui supporte cela et essaie régulièrement de conduire Princesse vers la voie de l'autonomie en lui disant que cela serait bien de faire dodo dans son propre lit💋 )
 


mardi 15 janvier 2019

Vous reprendrez bien un peu d'estime de soi?

Bonjour

Je pense pas mal vous saouler cette année avec un sujet qui me tient à cœur: notre rapport à notre corps.

Je parle en priorité des femmes car c'est le point de vue que je maîtrise le mieux mais je sais que les hommes aussi souffrent de ces injonctions.

Aussi loin que je m'en souvienne mon corps n'était pas ce qu'il faut. Les cheveux n'étaient pas assez raides, mes formes un peu trop marquées, mon poids trop élevé. Je me rappelle une remarque de mon pédiatre qui m'avait dit "tu sais, tes parents t'ont dit de manger, mais c'était valable quand tu étais bébé". Il en est de même avec une maîtresse d'école qui régulièrement pendant la récréation me disait d'aller courir  au lieu de jouer avec les copains car courir "c'est bon pour ce que tu as".

C'est sûr qu'avec des phrases comme cela distillées à l'envie, il était difficile de partir sur de bonnes bases.

Puis vint la sacro-sainte puberté. 

Qui a commencé assez tôt chez moi. Vers 10 ans j'ai commencé à avoir des embryons de seins. Je me rappelle une camarade dédaigneuse qui m'a pincé la poitrine devant un public hilare en disant "ce n'est pas des seins c'est de la graisse". En soi elle n'a pas totalement tort hein on est d'accord sur la physiologie du sein. 

Mais ça fait mal, au propre comme au figuré.

Bref.

J'ai toujours été "avec des formes", "méditerranéenne" mais pas en surpoids. Pourtant j'ai aussi toujours été persuadée du contraire.

Difficile de vivre avec des formes quand l'idéal vanté reste une taille fine, un ventre plat et des fesses rebondies.

Je devais avoir 20 ans et j'étais partie faire du shopping. J'étais rentrée dans un magasin La City (je ne sais même pas si cela existe encore) et j'avais flashé sur une jupe. je l'essaie en taille 40 mais je la trouvais un peu juste. J'ai demandé à une vendeuse si je pouvais essayer la taille au dessus, ce à quoi je me suis vue répondre "mais c'est du 40 tout de même, nous ne faisons pas au dessus" .

Ravale ta fierté meuf et voilà.

Tout cela, mis bout à bout, pendant des années, crée un profond mal-être.

Difficile dans cet état de garder une bonne estime de soi. Et c'est la voie royale vers des comportements malsains qui tyrannisent le corps


vendredi 11 janvier 2019

Des fêtes en toute douceur

Bonjour et Bonne année!

La gestion du blog a été laissée à l'abandon depuis un moment et je n'ai pas fait preuve de beaucoup de régularité depuis fort fort longtemps.

Je blogue pour me faire plaisir. Il ne faut pas être hypocrite non plus, être lue est un plus. Mes articles ne crèvent pas le plafond et c'est tant mieux. Quand je vois comment cela se passe pour les blogueuses "connues" je me dis que c'est cher payé pour pas grand chose en fait.

Mais bon là j'ai de nouveau envie d'écrire donc je vais en profiter.

Je ne sais pas pour vous mais pour Noël est ma période préférée. Loin d'être hyper consommatrice, j'aime surtout l'esprit cocooning qui y est associé. On prend du temps pour faire es choses, des parenthèses qu'en vrai on devrait s'accorder toute l'année, mais qu'on ne s'accorde qu'à cette période.

Ici nous n'avons rien fait de mirifique. Ma jambe ne me permet toujours pas de faire les activités que je souhaiterais avec les filles. Nous ne sommes quasiment pas sorties de la maison. Princesse la pauvre n'a été dehors que pour voir le pédiatre pour une vilaine otite. PetiteFée, quant à elle, a eu plus de chance. Elle a fait sa sortie de fin d'année avec sa Tatipu pour aller prendre un goûter chez Ladurée, rien que cela 😁

Nous avons reçu la famille de Chéri pour le réveillon de Noël. Cela m'a donné l'occasion de sortir de mes biscuits (passion du moment) pour faire de la vraie cuisine. A bientôt 40 ans, je me suis lancée pour la première fois dans la préparation d'un chapon et ma foi, c'était bien bon. 
Le jour de Noël j'ai reçu la famille de mon côté chez moi. J'ai pu arborer ma maison de pain d'épices que vous pouvez retrouver sur mon instagram (ici). Pour une première c'était pas mal, à part le toit qui s'est effondré au moment de le poser.

Nous avons passé plein de temps à jouer, à regarder les classiques Disney que nous faisons découvrir aux filles. C'était doux, c'était entre nous.

Ici la magie du père Noël existe encore, je me doute que ce n'est plus pour longtemps mais j'aime cela.

Le 31 notre rituel est de passer la soirée devant un dessin animé, choisi par PetiteFée. Nous avons mangé (merci Picard), dansé toutes les 3 puis hop devant la télé avec Chéri qui s'endort. A minuit, j'ai fait découvrir aux filles un de mes rituels de jeunesse. Nous fêtions la nouvelle année en tapant sur des casseroles. On a fait cela toutes les 3, c'était très drôle.

La reprise de l'école a été rude, plus pour moi que pour elles je pense. Mais c'est ainsi, et ce qui compte c'est tous les bons moments emmagasinnés
 

jeudi 6 décembre 2018

Ma non liste de Noel pour enfant


Bonjour

Vous n'aurez pas pu y échapper, en ce moment les listes de cadeaux pullulent de partout. C'est souvent très utile quand on est en rade d'idées cadeaux.

Dans mon cas, c'est un peu différent. Je vais vous parler des cadeaux que je déconseille très fortement. C'est le truc bien avec ton premier enfant, tu es enthousiaste et tu te dis plein de fois que cela pourrait être une bonne idée sauf que non:

- la tablette Storio V2:

Dans l'absolu ça pourrait être pas mal. PetiteFée en a eu une pour ses 2 ans. J'espère pour eux qu'ils se sont améliorés depuis car le temps de chargement est hyyyyyyyper long. Genre tu cliques sur un truc et tu attends, tu attends, tu attends et à la fin t'es comme ça
mais ça n'a pas fini de charger. Mauvais délire. Et puis on ne parle pas du fait qu'il faille débourser une blinde à chaque cartouche de jeu qu'il faut ajouter.

- Le sable magique:

C'était dans la liste des cadeaux de 2016 je crois. C'est une vraie fausse bonne idée. Parce qu'en vrai le truc le plus magique c'est qu'au bout d'une semaine, tu en retrouves encore des petits bouts partout alors que ça 12 fois que tu passes l’aspirateur.

- les tableaux à paillettes:

Je ne connaissais pas le principe. J'ai eu le déplaisir de découvrir cela après l'anniversaire de PetiteFée car 2 parents différents avaient acheté cela comme cadeau. Je me suis longtemps demandé ce que j'avais pu leur faire de mal pour qu'il m'en veuille à ce point là. Non sérieux, il faut vraiment pas aimer les parents pour inventer un truc pareil. L'idée est belle, tu as des tableaux, tu décolles des empiècements, tu mets un peu de paillettes et à la fin tu obtiens un chef d'oeuvre. En vrai, tu décolles les empiècements, tu mets des paillettes dessus qui volent ensuite sur la table et qui collent aux doigts. Si tu as de la chance ça s'arrête là,sinon il y a ta deuxième qui attrape un pot, le renverse et voilà ton salon transformé en royaume féerique (ou en pet de licorne géant, c'est toi qui choisit).

- Tous les jouets qui ont une mélodie, TOUS, sans exception. Toi qui est déjà parent, je sais que tu sais de quoi je parle "youpi youpi c'est moi le petit robot, youpi youpi petit câlin rigolo". La sale rengaine qui te reste dans la tête même quand tu es au travail.

Cette liste s'arrête là pour le moment mais je suis sûre que ce noël me donnera de nouvelles idées à y ajouter.

jeudi 15 novembre 2018

Mon ostéotomie: 1 mois après

Bonjour

Aujourd'hui ça fait pile un mois que j'ai été opérée.

Le moins qu'on puisse dire c'est que si c'était à refaire et bien je ne le referais pas.

A aucun moment je n'ai appréhendé l'étendue des difficultés qui se présentent à moi chaque jour.

La première est l'étendue de la douleur. Je savais qu'après une opération on a mal. Ce n'est pas un acte anodin. Sauf que je suis intolérante à un grand nombre de médicaments donc je me retrouve à devoir gérer la douleur à coup de doliprane et autant vous dire que ça ne dépote pas des masses. J'ai bien tenté le tramadol qui était celui le "moins pire" mais finalement même celui-ci me provoquait trop d'effets indésirables pour que je puisse les supporter longtemps.


Le deuxième c'est la frustration. J'ai l'habitude d'être active, de faire un max de trucs seule ou avec les filles. Là je me retrouve coincée toute la journée soit dans le canapé soit dans mon lit. Cela fait un mois que cela dure et j'en deviens folle.

La dernière des choses dont je veux parler est que c'est dur d'être dépendant des autres. Nous (valides) ne mesurons pas à quel point nous avons de la chance de pouvoir faire ce que nous voulons quand nous le voulons et ce sans mettre en place une logistique particulière. La voiture étant trop petite pour contenir mon fauteuil roulant, si je veux aller ne serait-ce que chez mes parents il faut que je sollicite une autre personne qui prendra en charge mon fauteuil. 
Mais même juste à la maison. A force de contorsion j'arrive désormais à m'habiller seule mais pendant au moins 3 semaines je sollicitais sans arrêt PetiteFée pour avoir l'aide nécessaire. Même Princesse la pauvre, dès qu'elle entend un bruit de béquille un peu fort arrive en courant en me demandant si ça va.

Bref.

Mon côté rationnel me dit que c'est une étape pour aller vers le mieux mais je n'arrive pas à faire taire la petite voix qui me dit que c'était aussi ce que je pensais lors de mes deux dernières opérations sur la même jambe.

L'avenir me dira laquelle de ces deux voix a vu juste