Bonjour
Nous sommes encore dans les temps alors j'écris ce petit mot pour vous souhaiter à tous un joyeux noël.
Pour nous il a été très spécial car c'est notre premier noël à 3 et il promet plein de beaux noëls à venir avec tout plein de bonheur.
J'espère que chez vous tout s'est bien passé.
Bonnes fêtes à tous et toutes!
mercredi 25 décembre 2013
mardi 17 décembre 2013
4 mois
Bonjour
Attention j'envoie du lourd dans le genre article top gnangnan !
Aujourd'hui Petite Fée fête ses 4 mois et nous pouvons dire qu'il y a eu beaucoup d'évolution durant ce dernier moi.
Niveau croissance, le super pouvoir de la super doudoune continue son effet, elle grandit bien et grossit bien, tout en restant un petit gabarit. Mais je ne vais pas me plaindre, je trouve déjà qu'elle grandit trop vite comme ça !
Le plus impressionnant reste le développement des interactions. Elle reconnaît bien son entourage et on dirait que mademoiselle est déjà une fille à papa! Bon ce sujet fera l'objet d'un autre article mais sachez qu'ils se tapent des bons moments de rigolade.
Le plus mignon est apparu depuis peu. Petite Fée entre en phase de verbalisation. C'est fini le petit bébé qui ne communique que par les pleurs. Désormais elle nous regarde et nous gazouille toutes sortes de bruits accompagnés parfois de mimiques qui rendent le tout hyper craquant.
La tétée devient aussi un moment particulier, lorsqu'il se passe quelque chose ou que Papa Fée approche, Petite Fée lâche le sein pour regarder ce qu'il se passe. Du coup le lait dégouline partout ce qui donne une bouille mi vampire genre à la True Blood lorsqu'un vampire vient de finir de manger, mi bébé trop mignon. Et que les choses soient claires, la doudoune c'est à elle! Dès lors que j'approche ma main du sein pour n'importe qu'elle raison, elle l'attrape et la rejette!
Et puis il y a ce petit pouce, qui trouve désormais sans hésitation ta bouche, trop chou aussi!
Je continue a profiter de chaque instant passé à ses côtés, en appréhendant déjà le moment où je devrai la confier à une autre qui devra s'occuper de mon bébé à ma place.
Attention j'envoie du lourd dans le genre article top gnangnan !
Aujourd'hui Petite Fée fête ses 4 mois et nous pouvons dire qu'il y a eu beaucoup d'évolution durant ce dernier moi.
Niveau croissance, le super pouvoir de la super doudoune continue son effet, elle grandit bien et grossit bien, tout en restant un petit gabarit. Mais je ne vais pas me plaindre, je trouve déjà qu'elle grandit trop vite comme ça !
Le plus impressionnant reste le développement des interactions. Elle reconnaît bien son entourage et on dirait que mademoiselle est déjà une fille à papa! Bon ce sujet fera l'objet d'un autre article mais sachez qu'ils se tapent des bons moments de rigolade.
Le plus mignon est apparu depuis peu. Petite Fée entre en phase de verbalisation. C'est fini le petit bébé qui ne communique que par les pleurs. Désormais elle nous regarde et nous gazouille toutes sortes de bruits accompagnés parfois de mimiques qui rendent le tout hyper craquant.
La tétée devient aussi un moment particulier, lorsqu'il se passe quelque chose ou que Papa Fée approche, Petite Fée lâche le sein pour regarder ce qu'il se passe. Du coup le lait dégouline partout ce qui donne une bouille mi vampire genre à la True Blood lorsqu'un vampire vient de finir de manger, mi bébé trop mignon. Et que les choses soient claires, la doudoune c'est à elle! Dès lors que j'approche ma main du sein pour n'importe qu'elle raison, elle l'attrape et la rejette!
Et puis il y a ce petit pouce, qui trouve désormais sans hésitation ta bouche, trop chou aussi!
Je continue a profiter de chaque instant passé à ses côtés, en appréhendant déjà le moment où je devrai la confier à une autre qui devra s'occuper de mon bébé à ma place.
jeudi 12 décembre 2013
12/12/12 un an après
Bonjour
C'était il y a un an. Nous étions mercredi, le jour était gris comme notre humeur. Un nouveau réveil matinal, trop matinal. Mauvaise humeur, mauvaise ambiance.
Il faut dire que ce protocole de pma nous fatigue, cette course permanente je n'en peux plus.
C'est décidé cette tentative sera la dernière avant un moment.
Vu qu'on n'a pas de problèmes qui empêchent d'en avoir un naturellement et que même ces tentatives ne fonctionnent pas, c'est peut être qu'il faut se faire une raison et que nous ne sommes pas faits pour avoir un enfant.
Nous voilà au centre de prélèvement, le tour de chéri arrive. Je vois des hommes passer après lui rentrer puis sortir rapidement de leur cabine de recueil mais lui ne revient pas.
De mon côté, avec mes 13 ans d'âge mental, je me marre de voir tout ces mon sieurs très "dignes" ou en tout cas essayant de se donner une contenance. Je les imagine le pantalon aux chevilles face à une pile de magazines et avec un vieux film porno diffusé à l'écran, en train de se... Vous voyez quoi... En train de recueillir leur semence. J'avoue que cela ne doit pas être évident mais s'ils sont là n'est que leur femme subit une pma ( j'ai bien écrit "subit" car il n'y a rien d'actif la dedans, on est juste l'objet du corps médical ) et vu ce par quoi les femmes passent, une petite branlette ( oups j'ai lachéle mot) n'est pas une participation si terrible que ça je trouve.
Ensuite il faut attendre. Au moins 2 heures le temps de la sélection. Nous retournons ce mois ci encore dans ce Starbuck qui nous sert de QG puis nous terminons l'attente en nous reposant un peu dans la voiture.
Arrive le moment de récupérer le flacon pour l'insémination, contenu à garder au chaud donc hop sous le manteau.
On remonte en voiture direction la clinique. Ah les joies de Paris, pas de places pour se garer. Nous sommes en retard, il est midi alors que nous étions programmés plus tôt.
Nous arrivons. Le médecin me fait rentrer directement. Pendant qu'il prépare son matériel, il me demande ce qu'il s'est passé. Je lui explique notre retard pour cause de durée de prélèvement un peu longue, lui raconte mes pensées sur les hommes venus faire leur recueil. Mon docteur sourit, tiens ça ne lui arrive pas souvent.
Je continue dans ma lancée "pipi caca prout" et je lui dis " Si j'ai un enfant, je pourrais lui dire que son papa est un branleur et ça ne sera même pas un mensonge!"
Le docteur rigole franchement. Son assistante aussi. Autant leur laisser une bonne image, je n'ai pas l'intention de recommencer ce protocole de si tôt.
Nous descendons régler. 210€ encore, alors que c'est censé être pris en charge. Il y a plein d'autres couples, eux aussi sûrement plein d'espoir. Et puis quelques gros bidons, c'est une clinique d'obstétrique ne l'oublions pas. Nous y croisons même un humoriste célèbre avec sa femme.
Nous reprenons la voiture pour récupérer mon cousin venu des États Unis. Je garde les jambes surélevées dans la voiture, on ne sait jamais, au cas oû. Mais vu l'humidité que j'ai ressentie en marchant jusqu'à la voiture je suis sûre que c'est raté.
M'enfin c'est pas comme si j'y croyais vraiment. Et puis au moins cette fois ci j'ai un arrêt de travail de 3 jours donc je vais pouvoir un peu me reposer.
La journée puis les journées continuent sans espoir précis, tellement persuadée que je suis que ça n'a pas marché.
Ça me fait bizarre d'écrire cet article avec ma petite fée dans les bras. J'avais si peu d'espoir il y a un an jour pour jour et la vie a tellement changé depuis cette date et ce pour notre plus grand bonheur!
C'était il y a un an. Nous étions mercredi, le jour était gris comme notre humeur. Un nouveau réveil matinal, trop matinal. Mauvaise humeur, mauvaise ambiance.
Il faut dire que ce protocole de pma nous fatigue, cette course permanente je n'en peux plus.
C'est décidé cette tentative sera la dernière avant un moment.
Vu qu'on n'a pas de problèmes qui empêchent d'en avoir un naturellement et que même ces tentatives ne fonctionnent pas, c'est peut être qu'il faut se faire une raison et que nous ne sommes pas faits pour avoir un enfant.
Nous voilà au centre de prélèvement, le tour de chéri arrive. Je vois des hommes passer après lui rentrer puis sortir rapidement de leur cabine de recueil mais lui ne revient pas.
De mon côté, avec mes 13 ans d'âge mental, je me marre de voir tout ces mon sieurs très "dignes" ou en tout cas essayant de se donner une contenance. Je les imagine le pantalon aux chevilles face à une pile de magazines et avec un vieux film porno diffusé à l'écran, en train de se... Vous voyez quoi... En train de recueillir leur semence. J'avoue que cela ne doit pas être évident mais s'ils sont là n'est que leur femme subit une pma ( j'ai bien écrit "subit" car il n'y a rien d'actif la dedans, on est juste l'objet du corps médical ) et vu ce par quoi les femmes passent, une petite branlette ( oups j'ai lachéle mot) n'est pas une participation si terrible que ça je trouve.
Ensuite il faut attendre. Au moins 2 heures le temps de la sélection. Nous retournons ce mois ci encore dans ce Starbuck qui nous sert de QG puis nous terminons l'attente en nous reposant un peu dans la voiture.
Arrive le moment de récupérer le flacon pour l'insémination, contenu à garder au chaud donc hop sous le manteau.
On remonte en voiture direction la clinique. Ah les joies de Paris, pas de places pour se garer. Nous sommes en retard, il est midi alors que nous étions programmés plus tôt.
Nous arrivons. Le médecin me fait rentrer directement. Pendant qu'il prépare son matériel, il me demande ce qu'il s'est passé. Je lui explique notre retard pour cause de durée de prélèvement un peu longue, lui raconte mes pensées sur les hommes venus faire leur recueil. Mon docteur sourit, tiens ça ne lui arrive pas souvent.
Je continue dans ma lancée "pipi caca prout" et je lui dis " Si j'ai un enfant, je pourrais lui dire que son papa est un branleur et ça ne sera même pas un mensonge!"
Le docteur rigole franchement. Son assistante aussi. Autant leur laisser une bonne image, je n'ai pas l'intention de recommencer ce protocole de si tôt.
Nous descendons régler. 210€ encore, alors que c'est censé être pris en charge. Il y a plein d'autres couples, eux aussi sûrement plein d'espoir. Et puis quelques gros bidons, c'est une clinique d'obstétrique ne l'oublions pas. Nous y croisons même un humoriste célèbre avec sa femme.
Nous reprenons la voiture pour récupérer mon cousin venu des États Unis. Je garde les jambes surélevées dans la voiture, on ne sait jamais, au cas oû. Mais vu l'humidité que j'ai ressentie en marchant jusqu'à la voiture je suis sûre que c'est raté.
M'enfin c'est pas comme si j'y croyais vraiment. Et puis au moins cette fois ci j'ai un arrêt de travail de 3 jours donc je vais pouvoir un peu me reposer.
La journée puis les journées continuent sans espoir précis, tellement persuadée que je suis que ça n'a pas marché.
Ça me fait bizarre d'écrire cet article avec ma petite fée dans les bras. J'avais si peu d'espoir il y a un an jour pour jour et la vie a tellement changé depuis cette date et ce pour notre plus grand bonheur!
mardi 10 décembre 2013
Histoire d'un sexisme ordinaire
Bonjour
Vendredi dernier j'ai eu mon responsable au téléphone. Nous discutons de tout et de rien avant d'arriver à l'état de la société, la mauvaise ambiance qui y règne et mon retour.
Pour plus de clarté dans ce récit nous nomerons gentiment mon responsable"Patate", j'ai le droit je suis sur mon blog et à la suite de la lecture de ce billet, je pense que vous serez nombreuses à l'appeler patate aussi.
Donc Patate et moi discutons et je vais vous refaire plus ou moins le dialogue ( les mots ne sont peut être pas exactement les mêmes mais l'idée générale y est ). C'est Patate qui débute la conversation:
" Alors, tu comptes revenir?
En théorie oui.
Tu sais qu'on a embauché ton remplaçant à ton poste?
Oui je le sais c'est aussi une des raisons qui me fait répondre "en théorie".
Pourquoi tu dis ça? Tu sais que tu as tout à gagner! Maintenant tu vas pouvoir te créer un petit poste tranquille parce que maintenant que tu es mère...
Maintenant que je suis mère quoi?
Et bien tu sais, fini pour toi la recherche des postes à responsabilité car ils exigent de forts investissements.
Et donc ça signifie quoi? Être mère m'a diminué mon cerveau? Il faudrait que j'oublie mes études d'ingénieur et que je devienne secrétaire ( désolée je ne veux froisser personne mais par souci d'honnêteté je dois tout dire)
Non je ne dis pas ça, c'est juste qu'il va falloir faire passer le bébé avant tout. Ce n'est quand même pas ton mari qui va s'en occuper lorsque l'enfant sera malade?
Et pourquoi donc? Cet enfant a une mère ET un père.
Oui mais tu sais c'est pas pareil..."
Ce que je ne sais pas c'est pourquoi sous prétexte que je suis mère, je vais mettre mon travail entre parenthèses.
Ce que je ne sais pas c'est pourquoi à capacités égales voir dans notre cas avec un diplôme supérieur dans mon cas que dans celui de chéri ça serait à moi de me mettre de côté.
Ce que je ne sais pas c'est pourquoi en 2013 ce genre de pensées perdure...
Vendredi dernier j'ai eu mon responsable au téléphone. Nous discutons de tout et de rien avant d'arriver à l'état de la société, la mauvaise ambiance qui y règne et mon retour.
Pour plus de clarté dans ce récit nous nomerons gentiment mon responsable"Patate", j'ai le droit je suis sur mon blog et à la suite de la lecture de ce billet, je pense que vous serez nombreuses à l'appeler patate aussi.
Donc Patate et moi discutons et je vais vous refaire plus ou moins le dialogue ( les mots ne sont peut être pas exactement les mêmes mais l'idée générale y est ). C'est Patate qui débute la conversation:
" Alors, tu comptes revenir?
En théorie oui.
Tu sais qu'on a embauché ton remplaçant à ton poste?
Oui je le sais c'est aussi une des raisons qui me fait répondre "en théorie".
Pourquoi tu dis ça? Tu sais que tu as tout à gagner! Maintenant tu vas pouvoir te créer un petit poste tranquille parce que maintenant que tu es mère...
Maintenant que je suis mère quoi?
Et bien tu sais, fini pour toi la recherche des postes à responsabilité car ils exigent de forts investissements.
Et donc ça signifie quoi? Être mère m'a diminué mon cerveau? Il faudrait que j'oublie mes études d'ingénieur et que je devienne secrétaire ( désolée je ne veux froisser personne mais par souci d'honnêteté je dois tout dire)
Non je ne dis pas ça, c'est juste qu'il va falloir faire passer le bébé avant tout. Ce n'est quand même pas ton mari qui va s'en occuper lorsque l'enfant sera malade?
Et pourquoi donc? Cet enfant a une mère ET un père.
Oui mais tu sais c'est pas pareil..."
Ce que je ne sais pas c'est pourquoi sous prétexte que je suis mère, je vais mettre mon travail entre parenthèses.
Ce que je ne sais pas c'est pourquoi à capacités égales voir dans notre cas avec un diplôme supérieur dans mon cas que dans celui de chéri ça serait à moi de me mettre de côté.
Ce que je ne sais pas c'est pourquoi en 2013 ce genre de pensées perdure...
jeudi 28 novembre 2013
Alzheimer et nous
Bonjour
Ça a commencé comme ça, sournoisement, mine de rien... Un oubli par ci, un oubli par là. Au début on met ça sur le compte de l'étourderie.
Papa doit être fatigué c'est pour ça qu'il a encore laissé le robinet ouvert ou la lumière allumée. Oui c'est ça c'est rien que de l'étourderie.
Et puis à un moment il a commencé à chercher ses mots. Là l'inquiétude se fait de plus en plus intense et je décide de prendre rendez vous pour papa chez un spécialiste.
Après toute une batterie d'examen le diagnostic tombe enfin et là le mot terrible est lancé "Alzheimer". Je reste forte mais intérieurement je suis dévastée. Il y a des maladies qui sont plus horribles, plus douloureuses mais pour moi celle ci est la pire. Comment envisager que cet être que l'on aime tant devienne juste une coquille vide? Je suis et j'ai toujours été une fille à papa. Mon père est un vrai papa poule, toujours prêt à tout pour ses enfants et même si il ne faut pas le dire car en théorie un parent aime tous ses enfants de la même façon, je suis la préférée de mon papa avec la dernière de mes sœurs.
J'ai vécu et je vis ça comme une terrible injustice car un Alzheimer n'est jamais facile mais là c'est une forme précoce et lorsque la maladie a été diagnostiquée les dommages au cerveau étaient déjà bien avancés. Il y a bien sûr les traitements mais ceux ci n'ont pas de vertu curative et au mieux ils ralentissent l'évolution de la maladie. Papa l'a très mal pris aussi, ce qui est normal et plus que naturel. Mais il faut s'habituer à vivre avec et profiter au maximum de chaque jour.
Il faut aussi se faire à l'idée que mon papa que j'aime tant sera un jour une coquille vide, qu'il aura l'apparence de mon papa mais que papa ne sera plus là.
Alors je guette, je scrute toute avancée de la maladie mais en même temps il faut essayer de vivre normalement. C'est dur, dur de le voir chercher ses mots, dur de voir son regard devenir vague. Mais en même temps Papa est un battant, un vrai qui essaye de tout faire pour mener une vie normale. Pour lui. Pour nous.
Pour Papa devenir grand père a été une très grande joie. Il adore réellement les enfants et je suis heureuse de lui avoir donné ce plaisir. Il vient régulièrement voir petite Fée et il passe du temps avec elle. Ce qui est merveilleux c'est que petite Fée adore son grand père. Elle lui sourit et le câline quand il la prend. Ils ont de belles discussions ensembles. Et moi pendant ce temps je photographie ou je filme ces moments qu'ils ont.
Pour que quand il ne restera rien, il reste encore quelque chose.
Pour qu'elle sache que son grand père l'aime.
Pour qu'elle ait des souvenirs, que l'on ait des souvenirs des moments heureux que l'on passe ensemble.
Pour que malgré la maladie, la mémoire subsiste.
Ça a commencé comme ça, sournoisement, mine de rien... Un oubli par ci, un oubli par là. Au début on met ça sur le compte de l'étourderie.
Papa doit être fatigué c'est pour ça qu'il a encore laissé le robinet ouvert ou la lumière allumée. Oui c'est ça c'est rien que de l'étourderie.
Et puis à un moment il a commencé à chercher ses mots. Là l'inquiétude se fait de plus en plus intense et je décide de prendre rendez vous pour papa chez un spécialiste.
Après toute une batterie d'examen le diagnostic tombe enfin et là le mot terrible est lancé "Alzheimer". Je reste forte mais intérieurement je suis dévastée. Il y a des maladies qui sont plus horribles, plus douloureuses mais pour moi celle ci est la pire. Comment envisager que cet être que l'on aime tant devienne juste une coquille vide? Je suis et j'ai toujours été une fille à papa. Mon père est un vrai papa poule, toujours prêt à tout pour ses enfants et même si il ne faut pas le dire car en théorie un parent aime tous ses enfants de la même façon, je suis la préférée de mon papa avec la dernière de mes sœurs.
J'ai vécu et je vis ça comme une terrible injustice car un Alzheimer n'est jamais facile mais là c'est une forme précoce et lorsque la maladie a été diagnostiquée les dommages au cerveau étaient déjà bien avancés. Il y a bien sûr les traitements mais ceux ci n'ont pas de vertu curative et au mieux ils ralentissent l'évolution de la maladie. Papa l'a très mal pris aussi, ce qui est normal et plus que naturel. Mais il faut s'habituer à vivre avec et profiter au maximum de chaque jour.
Il faut aussi se faire à l'idée que mon papa que j'aime tant sera un jour une coquille vide, qu'il aura l'apparence de mon papa mais que papa ne sera plus là.
Alors je guette, je scrute toute avancée de la maladie mais en même temps il faut essayer de vivre normalement. C'est dur, dur de le voir chercher ses mots, dur de voir son regard devenir vague. Mais en même temps Papa est un battant, un vrai qui essaye de tout faire pour mener une vie normale. Pour lui. Pour nous.
Pour Papa devenir grand père a été une très grande joie. Il adore réellement les enfants et je suis heureuse de lui avoir donné ce plaisir. Il vient régulièrement voir petite Fée et il passe du temps avec elle. Ce qui est merveilleux c'est que petite Fée adore son grand père. Elle lui sourit et le câline quand il la prend. Ils ont de belles discussions ensembles. Et moi pendant ce temps je photographie ou je filme ces moments qu'ils ont.
Pour que quand il ne restera rien, il reste encore quelque chose.
Pour qu'elle sache que son grand père l'aime.
Pour qu'elle ait des souvenirs, que l'on ait des souvenirs des moments heureux que l'on passe ensemble.
Pour que malgré la maladie, la mémoire subsiste.
mardi 26 novembre 2013
Séance chez l'ostéopathe ou la découverte de l'impuissance face aux pleurs
Bonjour
Il y a un peu plus d'une semaine, petite fée est partie faire sa 3ème séance chez l'ostéopathe. Sûrement à cause du fait qu'elle s'est mise très tôt en position de sortie, sa tête est mal positionnée. Du coup elle dort toujours sur le même côté et résiste lorsque l'on essaye de lui faire changer de position. Le gros problème dans tout ça c'est la déformation du crâne que cela engendre.
Mon ostéopathe je le connais depuis longtemps. Tout s'est toujours bien passé entre nous et je n'hésite pas à le recommander. De plus les deux premières séances avec petite fée se sont très bien passées donc j'y vais avec confiance.
La séance débute, nous lui expliquons le problème et il commence le bilan de petite Fée . Au début tout se passe bien, elle rouspète un peu mais elle a du caractère ( tout comme sa mère ) donc je ne m'inquiète pas.
A un moment donné les pleurs changent d'intensité mais aussi de sonorité. Je ne la reconnais plus, elle est terrorisée par ce qui se passe. Et là ce spécialiste, en qui j'avais totalement confiance et à qui j'ai confié mon enfant, m'explique qu'il connaît les bébés, qu'il en a l'habitude et qu'elle n'est qu'en train de faire un caprice.
Je connais mon bébé, ma Fée à moi et je vois bien dans ses yeux que ce n'est pas un caprice mais une vraie peur. Elle me regarde et je suis désemparée. Je propose de la prendre un peu pour la calmer mais il refuse en m'expliquant qu'elles endorme augmenter le niveau de ses pleurs et " se mettre à faire des billes". Et moi je dois rester stoïque à regarder mon bébé m'appeler à l'aide sans rien faire car lui "il s'y connaît ". J'ai envie de pleurer face à cela et je dois avouer que Papa Fée n'en mène pas large non plus.
Je lui en veux à cet homme là, de ne pas se mettre sur pause un instant, le temps de calmer mon bébé. Une séance d'osteopathie ne doit pas se passer comme ça, même pour un bébé. Comment peut il la laisser hurler non stop depuis 20 minutes et me dire que ce ne sont que des caprices?!
À un moment donné je décide de me lever et d'au moins aller tenir la main de ma Fée . Je lui prends sa main, je lui parle tout doucement, en arabe. Je lui dis tout mon amour, que ça va vite se finir et que c'est pour son bien. Elle se calme et la manipulation peut se finir tranquillement.
Nous repartons et là je pleure. Son regard terrorisé me hante encore. Je ne pourrais as toujours être là pour lui tenir la main mais je veux lui donner le maximum d'amour pour qu'elle sache que même si je ne suis pas à ses côtés, elle sera toujours dans mon cœur et qu'elle pourrai oser en moi la force de tout surmonter.
Il y a un peu plus d'une semaine, petite fée est partie faire sa 3ème séance chez l'ostéopathe. Sûrement à cause du fait qu'elle s'est mise très tôt en position de sortie, sa tête est mal positionnée. Du coup elle dort toujours sur le même côté et résiste lorsque l'on essaye de lui faire changer de position. Le gros problème dans tout ça c'est la déformation du crâne que cela engendre.
Mon ostéopathe je le connais depuis longtemps. Tout s'est toujours bien passé entre nous et je n'hésite pas à le recommander. De plus les deux premières séances avec petite fée se sont très bien passées donc j'y vais avec confiance.
La séance débute, nous lui expliquons le problème et il commence le bilan de petite Fée . Au début tout se passe bien, elle rouspète un peu mais elle a du caractère ( tout comme sa mère ) donc je ne m'inquiète pas.
A un moment donné les pleurs changent d'intensité mais aussi de sonorité. Je ne la reconnais plus, elle est terrorisée par ce qui se passe. Et là ce spécialiste, en qui j'avais totalement confiance et à qui j'ai confié mon enfant, m'explique qu'il connaît les bébés, qu'il en a l'habitude et qu'elle n'est qu'en train de faire un caprice.
Je connais mon bébé, ma Fée à moi et je vois bien dans ses yeux que ce n'est pas un caprice mais une vraie peur. Elle me regarde et je suis désemparée. Je propose de la prendre un peu pour la calmer mais il refuse en m'expliquant qu'elles endorme augmenter le niveau de ses pleurs et " se mettre à faire des billes". Et moi je dois rester stoïque à regarder mon bébé m'appeler à l'aide sans rien faire car lui "il s'y connaît ". J'ai envie de pleurer face à cela et je dois avouer que Papa Fée n'en mène pas large non plus.
Je lui en veux à cet homme là, de ne pas se mettre sur pause un instant, le temps de calmer mon bébé. Une séance d'osteopathie ne doit pas se passer comme ça, même pour un bébé. Comment peut il la laisser hurler non stop depuis 20 minutes et me dire que ce ne sont que des caprices?!
À un moment donné je décide de me lever et d'au moins aller tenir la main de ma Fée . Je lui prends sa main, je lui parle tout doucement, en arabe. Je lui dis tout mon amour, que ça va vite se finir et que c'est pour son bien. Elle se calme et la manipulation peut se finir tranquillement.
Nous repartons et là je pleure. Son regard terrorisé me hante encore. Je ne pourrais as toujours être là pour lui tenir la main mais je veux lui donner le maximum d'amour pour qu'elle sache que même si je ne suis pas à ses côtés, elle sera toujours dans mon cœur et qu'elle pourrai oser en moi la force de tout surmonter.
lundi 25 novembre 2013
100 jours de bébé
Petite lettre à mon bébé
Aujourd'hui ma fée tu fêtes tes 100 jours. Je me rappelle lorsqu'en juin dernier j'avais fait le décompte et qu'il restait 100 jours en théorie avant ta naissance.
Tu étais pressée de nous montrer ta petite bouille que tu nous avais bien cachée durant toute la grossesse.
Depuis tu as complètement bouleversé nos vies et la hiérarchie de la famille.
Comme toutes les mères avec leurs enfants, je te trouve magnifique et je suis super contente que tu n'ais pas hérité de mes yeux mais de ceux de ton père même si je pense qu'à l'adolescence cela nous attirera plus d'ennuis avec les garçons.
Ton papa se désespère de ta blancheur de peau, moi pas tu as tout le temps de prendre des couleurs mon amour..
Les débuts ont été rudes car tu ne prenais pas de poids et la barre des 3kg a été dure à atteindre.
Ensuite j'ai voulu opter pour un allaitement au sein, que tu n'as pas voulu. Avec la téterelle nous avons réussi à trouver un compromis mais je ne désespère pas de gagner et de réussir à te faire accepter le sein nu.
Nous nous sommes progressivement habitués les uns aux autres et de nombreux arrangements restent à finaliser. Mais c'est cela aussi être une famille, il faut s'adapter en permanence les uns aux autres mais avec l'amour tout se fait.
Tu es une vraie petite curieuse, tu ne veux louper aucun moment de vie quitte pour cela à batailler contre tes envies de dormir et me fatiguer encore plus.
Tu grandis vite. Autant je profite de ton évolution actuelle autant je suis déjà nostalgique du petit être que tu étais.
Chaque jour à tes côtés est un vrai moment de bonheur et ton sourire illumine nos vies.
Je t'aime ma petite fée.
Aujourd'hui ma fée tu fêtes tes 100 jours. Je me rappelle lorsqu'en juin dernier j'avais fait le décompte et qu'il restait 100 jours en théorie avant ta naissance.
Tu étais pressée de nous montrer ta petite bouille que tu nous avais bien cachée durant toute la grossesse.
Depuis tu as complètement bouleversé nos vies et la hiérarchie de la famille.
Comme toutes les mères avec leurs enfants, je te trouve magnifique et je suis super contente que tu n'ais pas hérité de mes yeux mais de ceux de ton père même si je pense qu'à l'adolescence cela nous attirera plus d'ennuis avec les garçons.
Ton papa se désespère de ta blancheur de peau, moi pas tu as tout le temps de prendre des couleurs mon amour..
Les débuts ont été rudes car tu ne prenais pas de poids et la barre des 3kg a été dure à atteindre.
Ensuite j'ai voulu opter pour un allaitement au sein, que tu n'as pas voulu. Avec la téterelle nous avons réussi à trouver un compromis mais je ne désespère pas de gagner et de réussir à te faire accepter le sein nu.
Nous nous sommes progressivement habitués les uns aux autres et de nombreux arrangements restent à finaliser. Mais c'est cela aussi être une famille, il faut s'adapter en permanence les uns aux autres mais avec l'amour tout se fait.
Tu es une vraie petite curieuse, tu ne veux louper aucun moment de vie quitte pour cela à batailler contre tes envies de dormir et me fatiguer encore plus.
Tu grandis vite. Autant je profite de ton évolution actuelle autant je suis déjà nostalgique du petit être que tu étais.
Chaque jour à tes côtés est un vrai moment de bonheur et ton sourire illumine nos vies.
Je t'aime ma petite fée.
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