Affichage des articles dont le libellé est ma vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ma vie. Afficher tous les articles

mardi 28 mai 2019

De l'importance de bien choisir son agence immobilière

Bonjour

Il y a un mois, lors de mon dernier article, je vous ai parlé des difficultés rencontrées. Une partie est imputable à la désastreuse gestion par notre agence immobilière.

Nous l'avons choisi à cause de moi. Une des mamans de copines de PetiteFée y travaillant, cela me semblait plus facile de gérer cela avec elle, d'autant plus qu'elle est super sympa.

Nous avions déjà essayé de vendre l'appartement auparavant. 2 ans sans aucun résultat. C'est, je pense, ce qui a motivé Chéri à le mettre en vente aussi tôt. Clairement je n'étais pas partisane de cette option mais je n'ai pas trop lutté contre.

La première déconvenue a été que E (la maman de copine) n'a pas été notre interlocutrice. Question de secteur apparemment.

Les papiers ont été faits assez rapidement, ils sont toujours très réactifs lorsqu'on donne l'exclusivité. Et puis leur offre était alléchante car en signant avec eux, nous bénéficions d'une visibilité sur 10 agences.

Visibilité efficace? Appartement refait il y a peu donc plus attirant? Concours de circonstances? Karma? Je ne saurais répondre. Le tout était que notre appartement a été vendu en 11 jours. Très rapide, trop rapide.

Tout bénef pour l'agent immobilier qui n'a pas eu beaucoup de travail à faire. Et qui n'en a pas fait beaucoup depuis.

Nous l'avons questionné à plusieurs reprises. Il ne répondait plus.

Nous lui avons demandé de contacter les acheteurs pour leur proposer de décaler la date de signature. Il ne l'a pas fait. Ma foi, c'est normal, il ne touche sa commission qu'une fois la signature effective.

Lorsque nous avons eu des difficultés avec les acheteurs, il s'est montré très agressif et incorrect. Au point qu'il a fallu passer par le directeur de l'agence pour la reprise de notre dossier. Je vous laisse imaginer notre situation. La vente approche, la maison n'est pas prête, les acheteurs nous font des ennuis et en plus l'agent immobilier en rajoute une couche de mauvaise foi. 

Il a même été jusqu'à demander à mon notaire de me mettre la pression pour que j'accepte les demandes des acheteurs. Chose qui s'est stoppée très vite car mon côté un peu procédurier a demandé un texte de loi justifiant leur demande, aucun, donc aucune obligation.

Tout cela s'est fini au moment de la signature, avec la gestion par le directeur du dossier. Et une chose est sure, c'est que je déconseille désormais à tout mon entourage de passer par eux.

jeudi 15 novembre 2018

Mon ostéotomie: 1 mois après

Bonjour

Aujourd'hui ça fait pile un mois que j'ai été opérée.

Le moins qu'on puisse dire c'est que si c'était à refaire et bien je ne le referais pas.

A aucun moment je n'ai appréhendé l'étendue des difficultés qui se présentent à moi chaque jour.

La première est l'étendue de la douleur. Je savais qu'après une opération on a mal. Ce n'est pas un acte anodin. Sauf que je suis intolérante à un grand nombre de médicaments donc je me retrouve à devoir gérer la douleur à coup de doliprane et autant vous dire que ça ne dépote pas des masses. J'ai bien tenté le tramadol qui était celui le "moins pire" mais finalement même celui-ci me provoquait trop d'effets indésirables pour que je puisse les supporter longtemps.


Le deuxième c'est la frustration. J'ai l'habitude d'être active, de faire un max de trucs seule ou avec les filles. Là je me retrouve coincée toute la journée soit dans le canapé soit dans mon lit. Cela fait un mois que cela dure et j'en deviens folle.

La dernière des choses dont je veux parler est que c'est dur d'être dépendant des autres. Nous (valides) ne mesurons pas à quel point nous avons de la chance de pouvoir faire ce que nous voulons quand nous le voulons et ce sans mettre en place une logistique particulière. La voiture étant trop petite pour contenir mon fauteuil roulant, si je veux aller ne serait-ce que chez mes parents il faut que je sollicite une autre personne qui prendra en charge mon fauteuil. 
Mais même juste à la maison. A force de contorsion j'arrive désormais à m'habiller seule mais pendant au moins 3 semaines je sollicitais sans arrêt PetiteFée pour avoir l'aide nécessaire. Même Princesse la pauvre, dès qu'elle entend un bruit de béquille un peu fort arrive en courant en me demandant si ça va.

Bref.

Mon côté rationnel me dit que c'est une étape pour aller vers le mieux mais je n'arrive pas à faire taire la petite voix qui me dit que c'était aussi ce que je pensais lors de mes deux dernières opérations sur la même jambe.

L'avenir me dira laquelle de ces deux voix a vu juste

lundi 12 novembre 2018

Requiem pour les cheveux bouclés

Bonjour

J'aime mes cheveux. Cela vous paraît bête comme annonce mais pour moi c'est beaucoup.

Comme beaucoup de filles (oui je pense que c'est plus un problème féminin mais je ne nie pas que les hommes sont eux aussi préoccupés par leurs cheveux)  je suis une éternelle insatisfaite, pas la bonne texture, pas la bonne longueur, pas les bons reflets bref vous voyez le genre.

Ils bouclent mais pas assez. Ils ondulent mais pas comme il faut. Mais je les apprécie comme ils sont.

J'ai passé des années à les lisser tout en admirant les différentes ondulations qui pouvaient exister dans les autres chevelures.

Paradoxe quand tu nous tiens!

Je pense que mon questionnement a débuté quand j'ai pris connaissance du mouvement Nappy Hair.
Autant vous dire que pour moi c'était un grand waouh, punaise mais elles ont trop raison! Tout en continuant de lisser mes cheveux et de combattre tout frisotis à coup de lisseur.

Je me rappelle que toute jeune  ma mère m'appliquait des soins et des techniques pour que l'apparence de mon cheveu soit lisse. J'ai ainsi grandi en estimant que c'était l'aspect "correct", l'aspect "admissible" voir le Graal à atteindre. (une étude sur l'héritage colonial serait intéressante à ce sujet. Les Européens étant plus facilement dotés d'une chevelure raide, dans quelle mesure nous maghrébin-e-s copions inconsciemment ce modèle aujourd'hui encore?)

La moindre goutte de pluie était l'ennemie absolu, le taux d'humidité de l'air une constante à surveiller. Et en même temps je me pâmais devant un cheveu afro naturel.

Bref.

Encore une fois je dois mon évolution à mes filles.

Je n'ai pas envie qu'elles grandissent en pensant devoir se conformer à un idéal standard de beauté.

J'y ai été progressivement, pensant que mon changement capillaire aller me valoir des railleries ou autre.
J'étais encore persuadée qu'aller en réunion client sans un brushing nickel était qualifiable de faute professionnelle.

Au final QUE DALLE

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le brushing c'est quand je veux et si je veux.

Le plus doux reste le jour où PetiteFée m'a dit "maman ils ont trop beaux tes cheveux comme ça"

mardi 3 juillet 2018

La fin d'année scolaire

Bonjour

J'enfonce des portes ouvertes mais ça y est, la fin d'année scolaire est arrivée. L'heure de faire le bilan sur une année qui a été intense et mouvementée pour ma PetiteFée.

Dès la rentrée nous avons dû trouver une nouvelle organisation. Un départ à 3 se gère différemment de notre duo habituel.

L'école est petite, il n'y a qu'une classe par niveau du coup c'était bien car les ami-e-s de l'an dernier sont aussi ceux de cette année.

La maîtresse est une découverte. Pour les moyennes sections, la titulaire du poste est en arrêt maladie depuis des lustres du coup chaque année une nouvelle personne se voit attribuer ce poste. Pas facile pour l'enseignant mais pas facile non plus pour les élèves qui découvrent une nouvelle équipe.

Nous avons eu un temps de rodage assez long. Puis comme je l'ai expliqué sur ma page facebook, il m'a fallu batailler pendant plusieurs mois avec la mairie pour obtenir l'adaptation de son PAI car du coup les jours où il y avait des produits laitiers dans les repas, elle restait toute la journée juste avec du pain.

Il y a eu les coups, les brimades et la maltraitance psychologique qu'elle a subi par "copine". Situation qui ne saurait perdurer encore l'année prochaine car hier encore ma fille est rentrée avec un bleu au genou causé par cette petite.

Nous arrivons donc à la fin de ce cycle. Les vacances vont permettre à tout le monde d'avoir un rythme plus cool.

J'ai quand même un pincement au coeur. Encore une année scolaire que je n'ai pas vue filer. L'an prochain, celle que je vois encore comme mon tout petit bébé va faire partie des grands. Et avant encore que j'ai le temps de dire ouf, elle fera sa rentrée en CP et la même année Princesse rentrera en maternelle.

Bientôt... mais en attendant nous allons bien profiter de ces vacances!

mardi 19 juin 2018

La petite fille qui se faisait taper

Bonjour


Cette année nous avons eu quelques problèmes car PetiteFée se fait taper à l'école.
Des disputes entre copains, cela arrive. Des bagarres dans la cours de récréation cela arrive aussi. Mais là on parle d'un quasi harcèlement par une autre petite fille.

Cela fait un moment que cela dure. A vrai dire depuis la première année de maternelle. Au début je minimisais les choses, je me disais que cela allait finir par passer... Mais force est de constater que ce n'est pas le cas. A de trop nombreuses reprises PetiteFée est rentrée avec des bleus ou des écorchures. Lorsque je lui demande ce qu'il s'est passé la réponse est toujours la même " C'est  *copine* qui m'a poussée".

J'ai fini par entrer en relation avec la maman de *copine* qui au début a bien pris les choses mais qui  très rapidement m'a répondu qu'elle savait que sa fille était un tyran. Il y a eu plusieurs points faits avec elle mais très rapidement elle s'est désengagée de tout en me disant qu'elle n'allait quand même pas brider sa fille.

J'ai ensuite contacté l'école pour faire un point. J'ai vu la maîtresse à qui j'ai demandé d'être vigilante. Elle m'a dit que cela allait être fait. Je suis repartie bien confiante de cette réunion sauf que... quelques jours après la fameuse réunion PetiteFée est rentrée de nouveau avec des bobos. Je lui ai demandé si elle en avait parlé à l'adulte référent. Elle m'a expliqué que la scène s'était passée sous les yeux de la maîtresse qui lui a dit qu'elle n'avait qu'à se défendre.

Je suis sortie de mes gonds. Ce n'est pas comme ça que j'élève mon enfant. Répondre à l'enfant qu'elle n'a qu'à se défendre c'est pour moi inciter à la violence. Et le corolaire de ceci est que l'enfant est doublement victime, victime du harceleur et fautif de ne pas se défendre.

J'ai emmené ensuite ma fille chez une psychologue pour externaliser cette problématique. J'y suis moi-même beaucoup trop sensible dû à mon passif.

Un point a donc été fait.J'ai aussi décidé de lâcher un peu de lest car j'avais fort l'impression de faire un transfert sur PetiteFée de mon vécu.

Elle a pris du poil de la bête. Ce n'est pas pour autant que la situation est saine mais un équilibre est revenu, instable certe mais j'ai confiance en ma fille pour qu'elle trouve les ressources nécessaires pour avancer et le cas échéant je serai là pour la soutenir.

mardi 6 février 2018

Féminisme: le jour où j'ai osé

Bonjour

Comme beaucoup, je m'intéresse à la question du féminisme. Je ne suis pas la plus engagée sur le sujet, loin de là, mais le fait d'avoir deux filles me pousse à plus me questionner sur le monde que je vais leur laisser.

Je lis beaucoup sur le sujet, j'admire celles qui osent avoir des actions qui font de vraies avancées mais au quotidien, à part garder mon nom de famille et refuser de devenir Madame Chéri, on ne peut pas dire que je fasse grand chose.

Sauf une fois, où j'ai libéré ma parole. 

Nous étions le 12 décembre. Pour les personnes qui suivent c'est le jour de l'anniversaire de Princesse.
 
Ayant envie d'un moment privilégié à nous deux, je pars au restaurant avec elle. Ils nous connaissent et nous proposent une table un peu à lécart.
 
Je passe commande, ils chauffent le repas de Princesse, petit moment parfait qui s'annonce. 
 
Une vague de client arrive. Du coup on se retrouve entourées et à la table juste à côté, il y a Monsieur Directeur qui déjeune avec Monsieur Client.
 
Princesse est sur sa chaise, les tables sont proches, je ne peux pas ne pas entendre la conversation. J'essaye néanmoins de ne pas y prêter attention, c'est leurs histoires pas la mienne.
 
Sauf qu'à un moment Monsieur Client hausse la voix et dit
 
"Je vais vous dire une vérité Monsieur Directeur: toutes les femmes sont des salopes. Toutes sans exception."
 
Regards gênés de Monsieur Directeur
 
"Vous ne pouvez pas dire ça !
Si je le peux car c'est la vérité"

Regards outrés des femmes attablées aux environs.

Moi 
"Monsieur, modérez vos propos il y a une enfant
- Elle n'a pas entendu
- sa mère si et c'est déjà trop
- ah, désolé. Je corrige. Toutes les femmes ne sont pas des salopes mais des garces.
- Monsieur comment osez-vous"
 
Là dessus Monsieur le Directeur intervient, dit que son client "plaisante" et le fait changer de sujet.
 
Par pitié pour Monsieur le Directeur, je lâche l'affaire et finit mon repas passablement énervée.
 
Je me lève de table lorsque le client revient à la charge:
 
"- J'espère ne pas avoir gâché votre repas
- Pour être honnête si
- Vous n'avez qu'à être une gentille épouse et ainsi votre mari ne parlera pas de vous comme ça
- Monsieur, la gentillesse et le respect sont réciproques dans le couple. Vu vos propos, je considère que vous parler est une perte de temps. Je vous laisse là ".
 
Il s'est trouvé con.

Et moi de partir toute fière en poussant ma poussette.

C'est rien pour la plupart, mais pour moi c'est beaucoup. J'ai osé répondre lorsque les propos étaient dégradants et vu les sourires des autres femmes présentes, elles étaient contentes aussi que je l'ai fait.

Depuis ce jour, je ne laisse plus rien passer. Sous le ton de l'ironie la plupart du temps, je demande qu'on m'explique et au travail, les gens font de plus en plus attention.

Un pas à la fois et ça changera.



lundi 5 février 2018

Un mois de janvier compliqué

Bonjour

Ce n'est pas l'envie de bloguer qui m'a manquée mais plutôt le courage!

Pendant les vacances j'ai voulu faire une pause, pause des réseaux, pause du travail, pause de tout. On a bien profité en famille, fait des jeux, cuisiné, bref la vraie vie! J'ai eu de la chance d'avoir beaucoup de congés disponibles donc du temps libre et bien occupé.

La rentrée a démarré sur les chapeaux de roue. 

PetiteFée n'a pas été à l'école le 8 janvier car elle devait se faire opérer le 9 pour une ablation des amygdales, des végétations et la pose de yoyos.

Pour faire simple, avec la reprise, Princesse a déclaré une bronchiolite. Ce qui fait qu'il a fallu d'urgence l'emmener chez le pédiatre le 8.

Le 9 comme dit au dessus, c'était l'opération de PetiteFée. C'est beaucoup d'un coup pour une puce de cet âge-là et autant vous dire que notre coeur de parents était bien bouleversé de la voir ainsi.

Le 10 c'était son retour à la maison. Mais comme le papa ne pouvait pas poser cette journée comme enfant malade becoz grosse réunion méga importante, il a fallu que je fasse venir mon papa à 6h30 chez moi pour ne pas avoir à sortir Princesse et pouvoir prendre la relève auprès de PetiteFée. Elle est restée ensuite bien au chaud quelques jours puis c'est Supernounou qui l'a gardée.

Au boulot entre temps, et bien c'était la course. Des réunions par-ci, des réunions par-là. Je crois que le monde court à sa perte via ces réunions permanentes. D'autant plus que tant qu'on est en réunion et bien on ne "travaille" pas. Pendant ce temps-là les choses s’accumulent au bureau, et quand on sort de réunion on aussi tout un tas de tâches à accomplir. Bref.

Petite éclaircie dans tout cela? Que nenni! La bronchiolite de Princesse s'est aggravée. Mon doux bébé qui est très indépendante et joyeux réclamait les bras sans arrêt et pleurait beaucoup. Je ne vous parle pas des nuits du coup...
Ah bah si quand même! Durant une semaine j'ai pas pu enchaîner 3h de sommeil de suite. Elle se réveillait en pleurant, que dis-je en hurlant toutes les heures. Autant vous dire que la journée derrière c'était EFFICACITAY, ou pas.

Bref, comme on fait ce qu'on peut et pas ce qu'on veut, j'ai géré comme j'ai pu ce mois de janvier et j'espère fort que février sera plus doux 'mais la toux débutante de PetiteFée me dit que non)

vendredi 15 décembre 2017

12/12/2016 - 12/12/2017

Bonjour

Un an s'est écoulé depuis la naissance de Princesse! Une année intense, riche en émotions et en fatigue!!!

La journée d'anniversaire a été à l'image de l'année écoulée. Un an c'est une étape et je souhaitais marquer le coup! Nous avons donc organisé une journée spéciale durant laquelle j'ai essayé de profiter à fond de Princesse.

C'était une journée douce amère car je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'était le jour de sa naissance. C'est moche à dire mais le jour de sa naissance n'est pas un beau jour pour moi. Il restera marqué par la souffrance de ne pas avoir vu mon bébé naître et d'avoir été privée d'elle durant 15 longues heures avant de pouvoir la voir.

Néanmoins nous avons réussi à faire fi de tout cela pour passer un bon moment en famille, même si de nombreux contre-temps m'ont fait sortir de mes gonds, comme le traiteur qui pensant bien faire n'a rien écouté de mes demandes!

J'ai eu le plaisir de voir la famille de sang et celle de coeur se déplacer pour fêter cela avec nous, malgré mon invitation un soir de semaine. Je sais qu'ils lisent mes écrits et j'en profite pour les remercier de nouveau car grâce à eux ce moment a eu une saveur particulière.

Pour marquer le coup je me suis un peu lâchée niveau décoration et niveau nourriture comme vous pouvez le voir sur les photos!!! Ma foi c'est mon dernier bébé et je n'aurai plus l'occasion de fêter les un an d'un de mes enfants (mais je compte sur mes futurs neveux-nièces pour me rattraper aussi).

Afin que Princesse ait elle aussi des souvenirs, en plus du matraquage de photos nous avons réalisé une vidéo dans laquelle chaque personne présente lui a souhaité un bon anniversaire! Un truc à lui ressortir pour ses 18 ans 😂😂😂

lundi 23 octobre 2017

Retour sur une semaine bien pénible

Bonjour

Vous savez on a toutes des semaines bien pénibles où on a l'impression que rien ne va. Et on connait toutes et tous cette immense fatigue qui fait qu'un rien devint une catastrophe... 
Et bien en ce moment j'ai le plaisir d'être en plein dedans!

Niveau boulot c'est la course permanente. Je cavale de droite à gauche et en région parisienne faire de la route peut vite s'avérer être une torture. Torture accentuée par le fait que depuis 15 jours je me traîne une entorse au genou qui rend tous mes déplacements hyper pénibles.

Et puis ce qui est "bien" c'est que tant qu'on est sur la route on n'avance pas sur ce qui doit être fait au bureau, et les clients mettent la pression.

Pour corser un peu les choses on ajoute une PetiteFée de malade (rhino et otite séreuse qui lui ont encore fait perdre de l'audition) et une Princesse qui se tape une rhino-trachéïte et double otite. Tout cela donne des soirées un peu olé olé. Et des nuits encore plus...

Bon comme si tout cela n'était pas assez sport, mon Papa a dû être hospitalisé car sa bronchite ne guérissait pas et comme il est sous chimio cela devient vite tendu. Donc mardi j'ai eu le plaisir de remplacer ma sœur aux urgences puis d'y passer 7h avant d'être remplacée par mon frère.

Dans le cadre du crédit immobilier, nous changeons d'assurance. J'ai donc déclaré ma fibromyalgie, en toute honnêteté et eux en retour m'ont demandé de faire remplir par mon médecin un questionnaire sur mon état psychiatrique avec entre autres questions "êtes vous suicidaire". Voilà donc comment en 2017 sont traités les patients! Comme si avoir un mal polymorphe n'était pas assez rude il faut en plus qu'on se justifie..

A force de courir de droite à gauche et d'être tout le temps dans l'urgence on finit par ne rien faire correctement et c'est comme ça que pour la première fois ce vendredi nous sommes arrivées devant des grilles fermées à l'école! Je peux vous dire que j'ai eu sacrément honte de devoir sonner à la porte.

Il était temps que les vacances scolaires arrivent cela va nous permettre d'adopter un rythme plus cool et de repartir, je l'espère, sur de meilleures bases pour la prochaine période!

lundi 9 octobre 2017

En retard! En retard !

Bonjour

Il y a des semaines comme ça où rien ne va! C'était mon cas la semaine dernière.




Lundi: gros bouchons sur la route. Arrivée au bureau avec 45 minutes de retard et sacrément en forme 😠
Mardi: rdv chez un client. Je vérifie le temps de trajet et je prends une marge que je pensais suffisante. Sauf que c'était sans compter sur un camion qui perd son chargement sur la voie d'insertion de l'autoroute... Bilan des courses je suis arrivée à 10h10 pour une réunion qui devait debuter à 9h30. Et en plus c'était la première fois que je faisais une réunion chez lui. J'ai eu de la chance tout s'est bien passé.

Mercredi: temps de "repos" à la maison

Jeudi: On ne m'aura pas 2 fois. J'ai une réunion client. Je prends encore plus de marge et j'arrive... Avec 10 minutes de retard. Le midi, Resto. Nous demandons a être servies rapidement. Le restaurateur super sympa gère tout. Nous demandons l'addition et l'attendons. Au bout de 10 minutes je finis par relancer le serveur. L'addition nous attendait au comptoir de sortie... Bilan des courses retard de 30 minutes!

Vendredi: jour de la photo à l'école ou comment perdre 45 minutes. Entre les modalités d'entrée dans l'école qui changent et les parents qui insistent pour faire une photo avec leur enfant qui pleure, le temps que nous soyons prises en charge, je suis partie de l'école àl'heure à laquelle devait debuter ma réunion avec mon client.

C'est bête à dire mais j'ai fini en larmes. Je ne suis pas coutumière du retard et cette semaine cela a été systématique. 

Je croise les doigts pour que cette semaine soit plus cool.

jeudi 18 mai 2017

L'agression du 30/03/2017

Bonjour

Parce qu'à un moment il faut bien mettre les mots sur ce que j'ai vécu et expliquer aussi la raison de mon absence je vais expliquer ce qu'il s'est passé ce jour là.

Jeudi 30 mars , il fait beau. Je n'ai pas encore repris le travail et vers 11h je décide de sortir avec Princesse pour aller faire quelques petites courses au marché. Je la mets dans son écharpe de portage et nous voilà dehors.
En route, à environ 100m de chez moi je m'arrête pour réorganiser mon bazars. Je prends mon téléphone en main pour appeler une amie. Je change assez vite d'avis en me disant que marcher avec le téléphone en main n'est pas forcément une bonne idée car je risque fort de le laisser tomber.
Tout d'un coup, je ressens un coup à l'arrière de ma jambe et j'entends "lâche". En déséquilibre je me crispe et par conséquent agrippe mon petit sac en toile et mon téléphone pour ne pas tomber. Je me retourne et reçois un coup au visage donné avec l'avant-bras de mon agresseur. Il hurle à nouveau "lâche". Toute choquée je ne comprends toujours pas ce qui est en train de se passer. Je le vois ensuite donner une grosse tape sur la tête de mon bébé. Quel genre d'individu tape un bébé pour un téléphone? Une raclure je suppose. En entendant Princesse hurler je percute que nous sommes en train d'être agressées, que par "lâche" il entend "lâche ton téléphone" et donc je le laisse prendre l'objet qu'il voulait.
Il s'enfuit en courant et grimpe dans la voiture de son pote qui l'attendait un peu plus loin dans la rue.

Sous le choc je pleure en répétant "il a tapé mon bébé". Un homme en scooter, ayant vu la scène de loin s'arrête à côté de moi et me demande s'ils m'ont agressée. Je réponds oui et il file poursuivre la voiture pour relever la plaque. Il revient ensuite à mes côtés et appelle la police.

Pendant qu'il leur explique tout j'arrête une personne dans la rue et lui demande si je peux utiliser son téléphone pour appeler Chéri qui par chance se trouvait à la maison.

Nous avons ensuite été au commissariat porter plainte mais il s'avère que les plaques ne correspondaient pas à la voiture. De toute façon mon agresseur était vêtu d'un jogging noir et d'un sweat à capuche noir, ce qui me fait penser qu'ils cherchaient juste une victime.

Après cela j'ai eu beaucoup de mal, mal à sortir de chez moi, mal à accepter le statut de victime, mal à tolérer les commentaires.

Mon périmètre de sécurité n'en est plus un. J'ai peur quand je sors de chez moi, je regarde sans arrêt par dessus mon épaule.

J'ai dû aussi supporter les commentaires des bien-pensants, pas méchants non mais 

- pourquoi tu avais ton téléphone en main? 
Bah parce que... Aujourd'hui il est courant d'avoir son portable en main ou dans la poche dans la rue. La question est plutôt "pourquoi ne puis-je pas avoir mon portable en main et être en sécurité"

- pourquoi tu n'as pas réagi?
Je pense que cette question est plutôt faite pour rassurer celui qui la pose. Il se sent "puissant" à base de "moi j'aurais fait...". Sauf que quand ça vous arrive bah c'est différent. Et en plus il est arrivé par derrière. Il m'a fait basculer. La seule chose à laquelle je pensais c'était de ne pas tomber sur mon bébé. Et si j'avais réagi j'aurai juste dit "tiens, laisse moi juste récupérer quelques photos auxquelles je tiens et embarque le, quand j'aurais les moyens j'en achèterai un autre". C'est sûr que je n'aurais pas bataillé pour un téléphone

- pourquoi tu avais ton bébé en écharpe?
Parce que c'est un moyen commode de se balader. Et que mon petit doigt me dit que ça n'aurait pas été plus sûr forcément en poussette, il aurait pu donner un coup dedans et celle-ci se serait retournée et là je n'aurais rien pu faire.

Et la meilleure remarque est attribuée à *collègue de boulot*

- ça t'apprendra à avoir un téléphone qui coûte cher 
Téléphone qui coûte cher ou pas, vu qu'il était dans une housse il ne sait pas ce qu'il vole avant de l'avoir en main.

Ce qui me manque le plus c'est les photos qui n'avaient pas encore été synchronisées et qui sont désormais perdues.

Mais on s'en sort bien.

Et puis j'ai pu voir qu'il reste des gens bien, comme le monsieur qui les a suivis, la dame qui sort de chez elle m'apporter une chaise et de l'eau, les policiers choqués par les actes commis.

J'ai eu besoin de très longtemps pour pouvoir en parler ici, et aujourd'hui en écrivant ces mots je pleure encore

jeudi 14 janvier 2016

Le temps qui passe: mon angoisse

Bonjour

Je ne sais pas chez vous mais aussi loin que je m'en souvienne j'ai toujours eu une forte angoisse face au temps qui passe.

C'est complètement stupide car c'est un fait inéluctable mais ce n'est pas pour autant que j'arrive à me raisonner.

J'arrive à 37 ans. Putain 37 ans! Ça veut dire la quarantaine toute proche et le moins qu'on puisse dire c'est que je n'imaginais pas les choses ainsi.

Je ne sais pas à quel moment le temps s'est accéléré. Je ne regrette pas les années qui sont passées et je ne suis pas dans le culte de la jeunesse. Ma vie me plaît comme elle est actuellement et je ne voudrais pas revenir en arrière mais il y a un mais.

Je constate sur moi et sur les autres l'effet du temps qui passe et ça me fait un pincement. Peut être parce que ce constat est aussi un constat du fait qu'on s'approche de la fin, de la perte inéluctable de ceux qu'on aime, sûrement cela d'ailleurs.

Je suis croyante, al hamdulillah, mais j'appréhende quand même la séparation d'avec ceux que j'aime, que j'ai déjà vécue et que je revivrai car c'est dans l'ordre des choses.

Comme je l'ai déjà dit quasiment tous mes collègues sont plus jeunes que moi. Pas plus tard que la semaine dernière nous discutions de Daniel Balavoine et en les regardant je me suis rendue compte qu'aucun d'eaux ne l'a connu vivant. Il est mort pourtant il n'y a que 30 ans.

Du coup en les regardant je repense à moi, ma vie quand j'avais 25, 27, 29 ans. J'ai l'impression que c'était hier et pourtant c'était il y a longtemps. 

Ces cheveux blancs qui ont une fâcheuse tendance à se multiplier sur ma tête, ces vilaines rides qui essayent de se frayer un chemin sur mon front et l'évolution physique de mon entourage sont là pour me le rappeler.

J'aimerais prendre avec plus de sérénité les choses mais je crois que je n'y arriverai jamais.

jeudi 30 juillet 2015

Le clown ou les apparences bien trompeuses

Bonjour

Après avoir lu quelques blogueuses qui osaient s'exprimer, je me suis dit que vu que je suis sur mon espace, moi aussi j'ai le droit d’ôter mon masque, au moins pour un instant et de faire part de mon ressenti.

Pour le titre, je n'ai fait preuve d'aucune originalité, j'ai repris cette chanson là:


Je peux vous dire que la première fois que je l'ai entendue, j'en ai pleuré. Je me suis dit "putain, mais c'est trop ça, il a mis des mots sur ce que je vis"

Voici un extrait des paroles:

Désolé les enfants si ce soir je n'suis pas drôle
Mais ce costume coloré me rend ridicule et me colle
J'me cache derrière ce sourire angélique depuis longtemps
Je ne sais plus m'en défaire, mais qui suis-je vraiment ?
J'ai perdu mon chemin, avez-vous vu ma détresse ?
J'ai l'impression d'être un chien qui essaie de ronger sa laisse
Mais ce soir la salle est pleine, vous voulez que ça bouge
Donc je nettoie ma peine, et remet mon nez rouge



Ça c'est moi. La gentille, la rigolote, celle qui garde le sourire et qui positive, du moins en apparence.

Celle qui a sa dose de problèmes quotidiens mais qui n'en fait pas part.
Je suis celle qui répond toujours oui quand on lui demande si ça va et qui tourne son état en dérision quand ça ne va manifestement pas.

Celle qui est toujours là pour les autres, qui répond présent à chaque fois qu'on a besoin d'elle.

Je suis cette oreille attentive, vers qui les gens se tournent dès que ça ne va pas (mais qu'on oublie très vite quand ça va)

Est ce que les gens se rendent compte? Je ne pense pas. Je les ai tellement habitués à être toujours disponible, à mettre mes propres besoins de côté pour satisfaire les leurs que tout le monde trouve ça normal.

Mais des fois j'en ai marre...

Des fois je craque, je pleure, le plus souvent dans ma voiture mais je prends soin de recoller le sourire factice sur mon visage dès que je suis face à des gens, ces gens que je ne veux pas ennuyer avec mes problèmes mais qui eux ne se gênent pas pour m'ennuyer avec les leurs.
J'ai des fois l'impression de servir de poubelle émotionnelle 
Les gens viennent avec leurs difficultés, se confient mais est ce qu'ils se rendent compte de la difficulté que c'est de recevoir toutes ces confidences? De recevoir toute cette détresse? D'aucun diraient que c'est une marque de confiance, qu'il vaut mieux être trop empathique qu'indifférent mais je doute.
Quand cela va toujours dans le même sens c'est malsain.

J'ai souvent envie d'envoyer paître les gens, de dire non tout simplement mais je ne le fais pas. Pourquoi? Par peur que les gens ne m'aiment plus si je ne suis pas à leur écoute? Par empathie? Par manque de respect envers moi même? Je ne sais pas, un peu de tout ça et plein d'autres raisons encore.

C'est moi mais c'est aussi et sûrement la bonne copine rigolote que vous connaissez, la collègue de travail super sympa, toujours disponible et qui ramène des bons gâteaux, la voisine toujours prête à rendre service.

La prochaine fois que vous me croiserez ou que vous croiserez ce genre de personne, demandez leur si ça va vraiment et n'ayez pas peur d'insister un peu, de montrer par des actions concrètes que vous appréciez ce qu'elles font pour vous.

Un peu de reconnaissance, ça ne fait pas de mal, loin de là...

 

mercredi 17 juin 2015

22 mois le temps de l'autonomie

Bonjour

Waouh je n'en reviens pas!!! Je me pose et je me rends compte que mon doux bébé, mon tendre amour n'est plus du tout un bébé.

22 mois! Presque 2 ans... Il faut se rendre à l'évidence c'est une petite fille désormais.

On a beau le savoir, être prévenue, on trouve quand même que le temps passe trop vite.

J'essaye de profiter au mieux de chaque instant avec elle. Avoir une petite fille présente aussi son charme. Nous avons désormais de petites discussions et nos petits rituels.

Le matin au réveil j'aime quand je lui dis "Bonjour PetiteFée" et qu'elle me répond "Bonjour maman, doudoune?" et hop c'est parti pour une tétée tendre et câline dans le lit toutes les deux, avec des caresses et des bisous entre chaque changement de sein"l'oc maman man"(comprendre l'autre). De temps en temps elle s'arrête de téter et me dit "egade maman y a du lait"

Une fois qu'elle a fini elle prend la doudoune, fait un bisou et fait des câlins doudoune et lui demande si ça va! 

En ce moment c'est son grand truc ça "ça va?". Elle peut nous le demander 20 fois par jour. Je dois être contente d'avoir une petite fille si prévenante :-D

Elle est de plus en plus autonome, veut tout faire "toute seule". Le challenge en tant que parent est désormais de l'accompagner sur ce chemin pour qu'elle soit fière d'elle.

Nous essayons de lui confier certaines tâches comme mettre des choses à la poubelle, arroser les fleurs ou aider PapaFée avec le linge( oui chez nous c'est monsieur le pro de la machine à laver!). Cela la valorise et l'aide à se sentir forte.

On continue l'allaitement mais des fois je me demande si ça va durer encore longtemps car j'ai l'impression qu'elle se désintéresse du sein. Cela est sûrement dû au fait que nous sommes passés à un allaitement à l'amiable depuis un moment car en plus des tétées pour se nourrir, PetiteFée réclame le sein à chaque frustration et il y en a dans la vie d'une enfant. Du coup moi ça ne tombe pas forcément à un moment où je suis bien disposée donc c'est non.

Je reste quand même assez fière du chemin que nous avons parcouru et qui n'est pas pour autant terminé.

Je la regarde, plus vraiment bébé, pas encore petite fille et j'imagine l'adulte qu'elle va devenir. J'espère qu'elle fera les bons choix et surtout qu'elle sera heureuse!

lundi 23 février 2015

Le harcèlement scolaire, je sais ce que c'est

Bonjour

Il y a quelques temps un reportage sur le harcèlement en milieu scolaire a été diffusé sur France 2.

Une lettre a ensuite été envoyée aux professeurs pour les alerter sur le sujet ( vous trouverez l'article ici chez ma copinaute Kiara).

Des articles ont émergé de ci de là sur la blogosphère à ce sujet.

J'ai voulu réagir aussi mais j'ai eu honte.

Honte de dire que j'ai été moi aussi victime de harcèlement scolaire.

Je sais que c'est un non sens d'avoir honte d'être victime mais c'est comme ça, c'est un poids qu'il faut porter, un passé avec lequel il faut vivre.

Ça a commencé très tôt, à la primaire déjà, j'étais celle à qui il ne faut pas parler car à cause de mes bonnes notes j'étais la "chouchoute" de la maîtresse, ce qui n'était pas le cas mais bon ça c'est une autre histoire. J'avais très peu de copines du coup et j'étais exclue des anniversaires et toutes les manifestations de ce type. A l'époque, l'innocence aidant je surmontais ça assez facilement.

Au collège ça a été une autre histoire, petite, grosse, appareil dentaire et bonne élève j'avais la totale pour servir de bouc émissaire pour toutes les crises des adolescents. Bousculade dans les escaliers, ce qui m'a valu une entorse, crachat, porte des toilettes ouverte de force quand tu fais pipi pour t'humilier devant tout le monde... Pas vraiment de bons souvenirs. Etant dans un milieu  ZEP, les structures n'étaient pas forcément adéquates. J'avais voulu faire "latin" pour être dans les "bonnes classes"mais le conseil des prof m'a refusé cette option car il ne s'agissait pas de mettre tous les bons élèves ensembles et laisser les autres de côté. Des années plus tard, je me rends compte que les bons élèves avaient surtout des prénoms bien "français" et que dans mes classes ce n'était pas franchement le cas.

En troisième, je faisais enfin partie des "grands", en plus mon corps avait changé et mes formes étaient devenues très féminines, j'ai eu un répit car les filles comme les garçons s'occupaient plus de leurs amourettes et de leur statut de vieux de la cours de récré que de moi.

Néanmoins forte de mon expérience, j'ai décidé de ne pas aller dans le lycée de secteur car je ne voulais pas continuer à être avec les mêmes personnes.

J'ai suivi la voie technique en faisant une seconde technologique. J'ai eu la "chance "d'être mise dans une classe dépotoir comme seule l'administration peut en faire. 35 élèves dont 5 filles, plus de la moitié ayant déjà fait l'objet de sanction type avertissement ou exclusion dans leur collège, les autres pas forcément mieux et un prof principal qui se faisait maltraité par sa classe. Pourquoi et comment ça a commencé je ne me rappelle plus trop, juste des souvenirs d'un garçon qui m'avait demandé de sortir avec lui et a qui j'avais dit non, puis des "sale pute" qui commençaient à fuser sur mon passage, des "pour qui elle se prend celle là", des bouts de papier avec écrit mon nom et que l'orthographe exacte aurait dû être "boudin bout de bite", des portes qu'on referme violemment sur mon passage, un prof principal qui m'envoie au tableau et des élèves qui crient derrière "t'as vu le cul de cette pute qui pourrait en vouloir" et le prof qui disait ne rien entendre. Je rentrais chez moi en pleurant, j'allais en cours en pleurant. Heureusement que j'avais quelques copines bien sympas qui me permettaient de traverser ça. Mes parents ont tenté d'intervenir, remuant l'administration, allant même jusqu'à menacer mon professeur principal tellement il ne faisait rien pour m'aider.

Cette année a fini par toucher à sa fin, mon dossier étant bon, un de mes professeurs m'a conseillé de suivre ce qui à l'époque s'appelait une première S option Technologie Industrielle ( S option SI je crois désormais) en m'affirmant que seuls les élèves ultra motivés s'engageaient dans cette filière et que ça me mettrait à l'abri des énergumènes. J'ai suivi son conseil et il avait raison. A part quelques "bons mots" assez anecdotiques, les deux années suivantes se sont bien passées.

Je pensais que tout cela était arrivé à sa fin, mes deux années d'IUT puis ma prépa m'ont renforcées dans cette croyance.

J'ai intégré une école d'ingénieurs et la première année tout s'est bien passé niveau ambiance, niveau scolarité un peu moins et j'ai dû refaire cette année. J'ai très mal vécu ce que je considérais comme un échec. Du fait de mon année de prépa et de mon redoublement j'avais deux ans d'écart avec mes camarades de classe, deux ans ça paraît rien mais de mon côté ça ne m'a pas permis de m'intégrer. De par ma dépression j'avais pris du poids. J'ai toujours eu des formes mais avec ces kilos en plus, je paraissais "obèse" par rapport aux minettes de ma classe. Du coup j'entendais des "sale grosse" dans les couloirs, puis je ne sais pas pourquoi il y a eu des "t'es trop moche", des "va te cacher". Je continuais à avancer, à faire semblant de ne rien entendre mais chaque mot réduisait l'estime que j'avais de moi même qui n'était pourtant pas forte.

Un stade au dessus a été franchi quand des charmants camarades( dont j'ai su les noms plus tard) ont récupéré mon numéro de portable et de fixe et ont créé un profil internet en laissant mes coordonnées sur un site de cul en décrivant par détail toutes les saletés que j'aimais qu'on me fasse. Lasse j'ai changé de numéro et résiliée mon fixe.

Ma carapace s'est endurcie, je suis devenue au fil des années dure, avec une répartie cinglante.

J'ai donné l'image d'une personne forte, solide, que tout ça n'atteint pas.

Mais c'est faux.

J'ai attendu, que le temps passe, que les choses changent.

Certains me diront "mais pourquoi tu n'as pas agi?"

Pour faire quoi? Comment?

Comment faire comprendre qu'on a honte de parler de ça, honte de raconter ce que l'on subi, honte de devoir encaisser des conseils sur comment réagir.

Aujourd'hui je l'écris, j'écris ce qui se passe car en lisant qu'une fille s'est suicidée suite à son harcèlement je me dis qu'heureusement à mon époque internet n'existait pas car ce phénomène s'amplifie lorsqu'on est bien caché derrière son écran.

Je l'écris car en vérité je n'ai pas mérité ce que j'ai subi et je n'ai pas à en avoir honte.

J'écris ce billet car un jour PetiteFée ira à l'école et que je souhaite qu'elle sache ce que sa mère a subi, pour ne jamais passer du côté des harceleurs, pour ne jamais laisser quelqu'un se faire harceler sans intervenir et surtout pour que jamais elle n'ait honte si jamais elle fait l'objet de harcèlement.