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mardi 29 mai 2018

Un petit dernier pour la route?

Bonjour

Princesse va avoir 18 mois. 18!!! OMG où est passé mon tout petit bébé? J'ai une petite fille qui court, qui prend son autonomie, qui tient tête. Bref un amour de pas encore petite fille mais plus tout à fait bébé.

J'ai aussi 2 filles.

Jusque là, si vous me lisez de temps en temps j'enfonce des portes ouvertes.

J'ai donc la chance d'entendre désormais certaines personnes qui devraient un peu moins se mêler de la vie des autres commencer à ma demander:

"Et le troisième c'est pour quand?"

Suivi souvent d'un 

"Tu ne vas pas laisser ton mari sans garçon tout de même"

Alors bon comment dire... 

JE NE VEUX PAS DE TROISIÈME ENFANT

Je n'ai jamais voulu 3 enfants. Aussi loin que j'y pense ma famille idéale était faite de deux enfants dont 2 filles.

On peut parfaitement être heureux sans avoir un enfant de chaque sexe aussi.

Le papa peut ne pas forcément désirer un garçon.

J'ai déjà eu beaucoup de chance de pouvoir tomber enceinte naturellement de Princesse, j'ai profité pleinement de chaque instant de ma grossesse mais force est de constater que l'accouchement ce n'est pas pour moi.

Même si je suis déjà nostalgique du bébé qu'elle était j'adore voir mes filles grandir et profiter de nouvelles choses avec elles.

Et puis accessoirement ma dernière nuit complète datant de 2012, j'aspire à pouvoir un jour dormir comme je veux.

lundi 14 mai 2018

Quizz: êtes-vous prêt à avoir un enfant? (humour inside)

Bonjour

Aujourd'hui je propose aux nullipares en priorité un questionnaire pour savoir si vous êtes prêt à avoir un enfant. Il suffit de répondre oui ou non et de dérouler la suite.

Vous êtes prêt? Partez!

1/ Voulez-vous un enfant? ↓oui passez à la question 2     →  non merci de votre participation

2/ Êtes-vous prêt à changer votre mode de vie ? ↓oui question 3       →non fin de la partie


3/ Avez-vous des principes? (celle-là c'est juste pour le fun)

4/ Madame: trouvez-vous glamour les vergetures, les hémorroïdes et les nausées matinales qui n'ont de matinale que le nom? ↓oui question 5       →non fin de la partie

5/ Aimez-vous dormir la nuit?  ↓oui question 6        →non fin de la partie

6/ Considérez-vous que dormir 4h de suite est synonyme de "passer une bonne nuit"?  ↓oui question 7       →non fin de la partie

7/ Appréciez-vous les jugements et les conseils de Tante Gertrude et de la voisine de palier qui connaît une femme qui a une cousine dont la belle-soeur de son ex-mari  n'a pas fait comme vous et du coup son enfant est devenu un tueur de chatons?  ↓oui faites-vous soignez       →non  vous êtes normal!

8/ Aimez-vous manger froid? Marcher sur des jouets qui trainent partout? Répéter 12 milles fois la même chose? Faire réchauffer 15 fois votre thé pour au final le jeter dans l'évier? ↓oui question 9        →non fin de la partie

9/ Aimez-vous vraiment dormir la nuit?  ↓oui question 10        →non fin de la partie

10/ Etes-vous prêt à aimer une personne plus que tout? Trouver en même temps que c'est une merveille et vous demander l'instant d'après ce qui vous a pris d'avoir un enfant alors que votre vie était si tranquille avant?

Si vous avez répondu oui à la première question et oui à la dernière, pas de doute! Vous êtes prêt à avoir un enfant.

Pour tout le reste, ne vous inquiétez pas, on improvise! Même ceux qui ont l'air de s'en sortir haut la main connaissent leurs moments de galère. Il n'y a jamais de vrai bon moment pour être parents, me seul critère qui compte, c'est l'envie d'avoir un enfant 💓👫👬👭👶




mercredi 26 juillet 2017

Le môme bashing

Bonjour

Depuis quelques temps je constate une tendance émergente sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Twitter (mon préféré): le môme bashing.

Kezaco?

Il devient mode, tendance ou je ne sais quoi de critiquer tous les enfants et surtout vouloir les retirer de l'espace social. Ils dérangent dans le train, au restaurant, au musée... bref dès qu'il y a un espace public, il vaut mieux éviter de les y amener car ils sont nuisibles. Entendez par là que si vous avez un enfant soit il se tait soit vous dérangez.

Un enfant n'a donc pas le droit en extérieur de s'exprimer, de pleurer ou de faire du bruit. Il n'a donc pas le droit d'être un enfant.

Soyons clairs, mes filles ne sont pas parfaites. Elles font du bruit, des fois beaucoup, des fois très peu.
Mais elles ont le droit de sortir!!!

Ce qui m'embête le plus dans ce bashing, c'est la culpabilisation du parent éducateur (la mère le plus souvent). Un enfant qui fait du bruit est un enfant non élevé. Et il n'a pas à être dans certains endroits. Du coup sa mère non plus.

Une fois que tu es mère (père-parent) tu ne dois plus rien faire. A part aller au square bien sûr...

Dis adieu aux musées

Dis adieu aux restos

Dis adieu aux voyages...

Bref reste chez toi .

J'ai du mal à saisir le concept.

Et la tolérance bordel? C'est un concept dépassé? Les gens qui ne supportent plus rien ont-ils oublié qu'un jour ils ont aussi été enfant? Trouvent-ils cela normal que le parent doive renoncer à tout loisir par peur de déranger?

Et bien non.

Bien sûr on s'adapte, je ne prône pas la tolérance pour tout ou l'absence d'éducation. Juste une adaptabilité.

Soyez certain que la première personne dérangée par une crise de son enfant dans l'espace public est le parent. On est démuni, parfois honteux aussi des regards. On est aussi fatigué. On est humain.
Et quand on avait prévu une sortie qui finit par mal tourner on projetait juste un moment sympa, pas un plan machiavélique pour embêter le monde...

Tout ça pour dire que je trouve cela très moche qu'il devienne tendance de cracher sur les enfants...

mardi 29 mars 2016

En route vers la propreté!

Bonjour!

Ca fait un moment que je souhaitais écrire sur le sujet de l'apprentissage de la propreté mais j'avais peur qu'en parler nous porte la chkoumoune et que du coup PetiteFée régresse.

Vu que nous sommes sur le chemin de la propreté depuis novembre je peux enfin me lancer en pensant que c'est acquis!

Je vais vous expliquer comment ça c'est passé pour nous, si ça peut vous donner des pistes dans cette étape cruciale dans l'évolution de l'enfant.

Partout je lisais qu'il ne fallait pas forcer l'enfant à devenir propre,qu'il fallait attendre que la démarche vienne de l'enfant et tout et tout et tout.

Dans notre cas j'avoue lui avoir légèrement forcé la main. Cela faisait un moment que chaque changement de couche était une galère, elle se débattait au possible et refusait de rester tranquille. Un matin de novembre (apparemment pas la meilleure saison pour apprendre la propreté non plus) j'ai profité d'une semaine toute les deux à la maison pour la laisser sans couche.

Avant cela nous avions commencé en mai ou juin à lui faire découvrir le pot et à la poser régulièrement dessus tous les soirs, en compagnie de l'Ipad. Des fois elle faisait pipi, des fois non mais on lui expliquait à quoi cela servait et quelques fois elle nous a accompagné aux toilettes pour comprendre un peu à quoi ça servait (oui je sais ça peut paraître ragoûtant mais que celle qui n'a jamais été suivie aux toilettes par son gosse me jette sa première cup!)

Nous avions investi dans le pot 1er prix de chez Lidl, je ne voulais pas d'un truc trop gadget.
Il ressemble à cela en version rose (source de l'image : google)



Les débuts ont été houleux. Il fallait lui proposer le pot toutes les 5 minutes, la poser dessus même si elle disait ne pas avoir envie et même ainsi il suffisait qu'elle soit habillée pour faire pipi ou caca dans ses affaires.Il a fallu beaucoup de bienveillance et expliquer encore et toujours que ce n'était pas grave mais que pipi et caca c'était dans le pot et qu'il fallait demander! J'ai eu de grands moments de solitude comme lorsque pour la première fois j'ai essayé de la sortir sans couche et qu'elle a fait pipi ET caca sur elle en plein dans le supermarché (merci Monsieur MacDo pour tes toilettes qui m'ont permis de la changer).

Globalement nous avons été chanceux, je m'en rends compte car au bout d'une dizaine de jours les accidents ont été hyper limités et au bout d'un mois elle a demandé spontanément pour le première fois le pot toute seule.

Aujourd'hui nous sortons toujours de la maison sans la couche et la sieste aussi se fait de façon propre! 

Par contre j'avoue me poser des questions sur l'étape de la propreté de nuit, comment l'aider et la motiver ça je ne sais pas encore mais enfin bon elle est petite, nous avons encore un peu de temps!

jeudi 3 septembre 2015

Si j'étais un migrant... Aylan Kurdi

Bonjour

Je m'appelle Aylan Kurdi.

Hier vous ne me connaissiez pas, aujourd'hui on voit ma photo partout.

J'ai 3 ans et je suis mort.

Je suis désolé si ma photo gêne certaines personnes, je ne le voulais pas.

Je suis un petit garçon, je suis né et j'ai grandi en Syrie mais vous savez quoi? Vu comment va le monde aujourd'hui j'aurais pu naitre dans beaucoup d'autres pays qui connaissent une situation aussi désespérée que la nôtre.

Je ne sais pas si vous saviez mais la Syrie était un beau pays, riche d'une histoire et avec un beau peuple; fier et courageux.

Un jour, nous en avons eu marre de la situation dictatoriale dans laquelle nous vivions, nous avons voulu nous rebeller pour faire cesser les inégalités dont nous sommes victimes.

Malheureusement la lutte était inégale et vous, occidentaux, tout en sachant ce qu'il nous faisait subir, vous avez continué a armer votre ami. Bon il faut dire que si j'avais eu le temps d'aller à l'école j'aurais moi aussi appris qu'on doit défendre ses amis et les aider. Et puis vendre des armes c'est bon pour l'économie, il y a déjà assez de chômage par chez vous sans devoir fermer des usines. Alimenter le conflit et le chaos c'est un choix.

Mais je ne connaitrais jamais l'école car je suis mort alors que je n'avais que 3 ans.

Maman aussi est morte.

Mon frère aussi est mort.

Mais il n'y a pas que moi ni ma famille. Aujourd'hui on estime à 22 000 le nombre de personnes mortes comme moi en essayant de traverser la Méditerranée depuis l'an 2000.

Vous savez, papa et maman aimaient notre pays. Je suis trop jeune pour comprendre tout ce qu'il se passe et puis moi de toute façon je n'ai connu que ça alors limite je trouve ça normal.

Mais papa et maman savent que ce n'est pas normal et veulent comme tous les papas et tous les mamans une belle vie pour leurs enfants.

Alors oui, même si ils se doutaient que ce ne serait pas une partie de plaisir, même s'ils savaient les risques encourus car entre les passeurs douteux, les embarcations de fortune et tout le reste il n'y a rien de bien rassurant, ils ont pris ce risque.

Papa et Maman ont tout laissé, leur pays, leurs maigres biens et ils ont tenté notre chance dans l'espoir de nous offrir une vie digne de ce nom.

Vous savez l'objectif de Papa et Maman n'était pas de profiter du système, de toucher des allocations familiales et bénéficier de la CMU.

Papa voulait tout mettre en œuvre pour trouver un petit travail, être un homme digne et capable de nourrir sa famille.

Le rêve de Maman était simple. Elle voulait que je puisse jouer dehors sans risquer de mourir d'une balle perdue ou sauter sur une grenade. Elle aurait bien aimé que j'aille à l'école et que je devienne un homme bien. Et puis Maman rêvait secrètement d'avoir une fille, mais en même temps elle était heureuse de ne pas en avoir eue pour pas qu'elle se fasse violer par l'armée car elle fait partie des "rebelles", ou juste parce qu'ils en ont envie. Peut être que dans ce beau pays elle pourrait avoir e nouveau un bébé?

J'aurais tout fait pour rendre mes parents fiers et j'aurais aimé le pays qui m'a accueilli et qui nous a permis de vivre comme des êtres humains.

Mais j'ai 3 ans et on a pris en photo mon cadavre rejeté par la mer, gisant face contre terre.

Je ne connaitrais jamais tout cela.
 



Aujourd'hui c'est indignée, horrifiée et attristée que j'ai écrit sur un sujet d'actualité. Je pense que nous atteignons des sommets dans l'égoïsme, le manque de respect et que notre absence totale d'humanité devrait nous faire honte.

Comme beaucoup je suis tombée sur la photo de ce jeune enfant de 3 ans gisant mort, face contre le sable, échoué suite au naufrage du bateau qui devait l'emmener lui et les siens vers un monde meilleur.

Je suis effarée de cette situation. Aujourd'hui 3 septembre 2015 nous avons pu constatée de visu l'effet de notre immobilisme.

Peut-on réellement croire que ces personnes s'entassent dans une barque de fortune, prennent le risque de mourir sur la route juste pour pouvoir toucher les allocations familiales que la France offre? Il semblerait que oui lorsque je lis certains commentaires sur les réseaux sociaux. 
J'ai honte, terriblement honte du monde que nous offrons à nos enfants.


3 ans, cet enfant syrien n'a donc jamais connu la paix, la joie et l’insouciance que son jeune âge lui accorde car il est né dans un pays détruit, subissant l'oppression d'un tyran et il est mort. Cet enfant a un nom Aylan Kurdi, souvenons nous en, c'est le nom de notre honte.





vendredi 24 juillet 2015

Est ce un caprice? Comment savoir? Comment réagir?

Bonjour!

Que de questions dans un titre!

Aujourd'hui j'ai envie d'aborder avec vous un sujet un petit peu polémique, il s'agit du caprice.

Pour un oui, pour un non, on attribue le comportement de nos enfants à des caprices mais tout d'abord qu'est ce qu'un caprice?

D'après le Larousse, le caprice est définie comme la volonté soudaine, irréfléchie et changeante de quelqu'un.

Dans les faits, on taxera souvent de capricieux un bébé qui pleure pour être porté, un enfant qui fait une crise face à une frustration ou plus généralement tout comportement qui nous dépasse, nous les adultes.
Le caprice englobe aussi une sorte de perversité, une envie réfléchie d'embêter son monde

Il faut tout d'abord bien se mettre en tête qu'un nourrisson ne fait pas de caprices. Lorsqu'un bébé pleure, il fait part de son besoin et être porté fait aussi partie des besoins réels de l'enfant. Pendant 9 mois, il a été au chaud, bercé et en contact permanent avec sa mère. Il ne peut pas du jour au lendemain rester bien tranquillement dans son transat.

Certaines théories prônent la réminiscence d'un réflexe atavique poussant l'enfant à réclamer les bras de l'adulte car le sol représentait un danger mortel pour les bébés car ils étaient ainsi des proies accessibles pour les bêtes. On peut y croire... ou pas.

Jusqu'à 18 mois, un enfant est tout bonnement incapable de faire un caprice car il n'a pas les structures neuronales nécessaires.

Il a des besoin, il s'agit d'y répondre.

A partir de 18 mois et jusqu'à 3 ans pour les plus chanceuses, l'enfant traverse la période du T2 (terrible two). J'en ai parlé ici.

Pour refaire en bref, il ne s'agit toujours pas d'une volonté consciente de l'enfant agissant de telle façon pour nous amener à tel résultat mais d'une immaturité et d'une évolution du cerveau de l'enfant ne lui permettant toujours pas de tout appréhender de la façon correcte. 

De plus il comprend qu'il n'est pas le centre du monde, que ses attentes et ses envies ne sont pas et ne doivent pas être réalisées à l'instant même.

Cela génère une forte frustration qu'il exprime par des cris et/ou des pleurs.

Il ne s'agit pas de s'opposer bêtement à lui en estimant "agir pour son bien". L'objectif du parent accompagnant est de l'aider à surmonter sa frustration, lui apprendre que c'est normal et sain de ne pas être content mais aussi et surtout que toutes es envies n'ont pas à être accomplies en l'instant. (cf Isabelle Filliozat qui présente plein de moyens de dévier la crise dans son ouvrage "Au coeur des émotions de l'enfant").

Après 3 ans l'enfant est généralement scolarisé, il est amené à vivre en collectivité, subit et vit avec les règles et intéragit.

Sa pensée se structure et il cherche les limites. Ce n'est pas vraiment des caprices, jusqu'à 5 ans l'enfant tente d'établir une cartographie de ce qu'il peut faire et ce qu'il ne doit pas faire.

A ce moment là le rôle du parent est surtout de rester ferme (mais toujours juste). Il ne s'agit pas non plus de se complaire dans un un surcroit d'informations que l'enfant n'est pas forcément à même de comprendre ni dans trop de justification.

A partir de 6 ans voir plutôt 7 (l'âge de raison...) l'enfant acquiert une maturité cérébrale suffisante pour avoir la distanciation nécessaire et faire la part des choses entre ses envies et la réalité.

Et ce jusqu'à... l'adolescence!!!

jeudi 16 juillet 2015

Comment survivre au terrible two?

Bonjour

Avant ma grossesse je ne savais pas du tout ce que ce terme signifiait et ça ne m'intéressait pas des masses.

Puis j'ai découvert Twitter et la blogosphère maternelle  puis parentale (ne délaissons pas les papas) . Je lisais par ici et par là des mamans qui se plaignaient de leur enfant qui faisait sa crise de "terrible two".

Je voyais ça de loin mais maintenant que PetiteFée grandit (23 mois demain sniiiif je pleure) je vois ça de plus en plus près mais quelque généralités sont nécessaires.

Le "terrible two" (T2) est une phase nécessaire d'opposition de l'enfant qui construit sa personnalité de cette façon.



Cette crise débute pour les plus (mal)chanceux aux alentours de 18 mois, plus généralement vers les deux ans. Malheureusement il n'y a pas de date de sortie du terrible two qui peut évoluer en terrible three, four... et ce jusqu'à l'adolescence.

L'adolescence parlons en. C'est un bon moyen de reconnaître le fait que vous êtes entré dans la phase T2.

Du jour au lendemain votre charmant bambin, votre trésor, votre roudoudou d'amour se transforme en un mini adolescent. Il vous répond, dit non à tout, se met à piquer des crises alors que votre enfant était auparavant si calme? Pas de doutes vous voilà entré(e) de plein fouet dans le fameux T2.

Il faut savoir que cette crise a des causes réelles. La maturation du cerveau est telle que l'enfant prend conscience qu'il peut faire ses propres choix, qu'il est une personne a part entière. Il maîtrise la marche, communique plus ou moins bien et veut faire savoir ses idées. Le problème c'est que cette maturation est incomplète, que tout est source de tentation mais aussi de frustration et que l'enfant a du mal à gérer tout cela, d'où les crises qui sont un moyen sain pour l'enfant de décharger ses émotions.

Passons la théorie, venons en à la pratique et à un cas pratique : le quotidien avec PetiteFée.

PetiteFée est la pro du non. Quand je lui demande de ranger ses jouets sa réponse c'est "c'est maman qui range". Depuis ce week end, en plus des pleurs quand je lui refuse un truc j'ai le droit "maman est méchante".

Il faut dire la vérité, ça use et la bienveillance a bien envie de se faire la malle.

Ce que j'essaye de mettre en place c'est :

- de la fermeté: on a joué, on range. Heureusement que PapaFée est très à cheval là dessus et tiens bon pour passer ce cap. Si on veut un nouveau jouet, on range l'ancien. L'enfant est en âge de comprendre des règles simples

- de la ruse: le week-end dernier nous avons eu droit à un psychodrame de plus d'une heure au sujet des jouets à ranger. PetiteFée avait décidé qu'elle ne rangerait pas, PapaFée avait décidé qu'elle ne bougerait pas de là avant d'avoir rangé... Au bout d'une bonne heure sans avancée mais avec beaucoup de larmes, je suis intervenue et on a "joué" à ranger les cubes en les jettant dnas le sceau. Ca a été assez ardu mais au final les cubes ne trainaient plus.
Une autre fois, PetiteFée pleurait car elle ne voulait pas se laver. Du coup, on a rempli la baignoire et on a mis son poupon dans l'eau. Comme le poupon ne tenait pas, il a fallu que PetiteFée rentre dans le bain elle aussi pour tenir et laver bébé. Hop le tour était fait!

- de l'écoute: votre enfant se sent désemparé par les émotions contradictoires qu'il ressent. N'hésitez pas à verbaliser, lui dire que vous comprenez sa frustration mais que les limites sont établies pour son bien être et le vôtre. Ne pas hésitez à rappeler 120 fois par jour minimum votre amour car l'enfant a toujours besoin d'être rassuré

- de la constance: c'est non la première fois, on la deuxième, on pleure mais ça reste non. On câline Oumi mais ça reste non comme hier soir lorsqu'elle a voulu prendre le bain avec moi alors que son papa l'avait déjà lavée. Elle a retiré son pyjama, sa couche et elle est restée à faire sa crise à côté de la baignoire. J'ai bien failli céder pour avoir la paix mais pour son bien être et le mien, j'ai tenu le non et tout le monde a survécu!

- de la patience: oui c'est terrible mais tout le monde y passe et puis un jour ça sera fini et on en rigolera

- et de la bienveillance envers moi même: j'aime PetiteFée, c'est mon trésor, mon amour mais des fois je suis plus fatiguée que d'autres et lors de la énième crise j'en ai eu ras le bol et j'ai crié fort? Et bien c'est fait, je ne vais pas me flageller pour ça. Il est humain d'en avoir marre et je ne pense pas que mon enfant sera traumatisé parce qu'une fois je me suis énervée.

Et puis on est deux pour traverser cette passe, donc si Oumi craque, Papa est là pour rectifier le tir :-)

Et vous vous utilisez quoi comme astuces pour survivre au T2?



jeudi 28 mai 2015

Mon enfant ne veut pas manger

Bonjour

J'ai déjà fait un billet il y a quelques temps sur ce sujet mais suite à ce que je lis dans pas mal de groupe Facebook je ressens le besoin de parler de nouveau de ce sujet.

PetiteFée n'a jamais été une grosse mangeuse c'est un fait.

Un autre fait est qu'un enfant ne se laisse pas mourir de faim.

La conclusion logique est que PetiteFée mange ce dont elle a besoin.

Pourtant en tant que mère j'éprouve et je ne suis pas la seule, le besoin de voir ma fille manger ce que je lui propose.

Nous avons essayé plein de choses, la purée, la dme, manger comme nous... Mais quand c'est non c'est non. Elle sert les dents, refuse d'ouvrir la bouche et j'ai honte de le dire mais parfois je la force à manger en lui tenant la bouche. Et la plupart du temps après la première bouchée elle se rend compte que, tout compte fait, ce que je propose n'est pas si mal et elle mange sa ration. 

Du coup pour moi elle avait faim et j'ai donc eu raison de la forcer. Mais j'ai tort! Effectivement elle a mangé mais dans quelle conditions?! je lui ai imposé par la force mon choix et mon besoin de la voir manger pour être rassurée dans mon rôle de mère...

A bien y réfléchir je pense que les enfants savent mieux que nous se connecter à leurs vrais besoins. En tant qu'adultes, combien sommes nous à manger parce qu'il est l'heure et à finir notre assiette même si nous n'avons plus faim car "il ne faut pas gâcher la nourriture"? Bien trop nombreux... Et tout cela n'est que le fruit de notre éducation car nos parents pensant bien faire nous ont formé dans le moule de conformité sociétal. 
L'enfant sait instinctivement ce dont il a besoin, mange quand il a faim et non pas parce que c'est l'heure.

Je m'y prends de la mauvaise manière je pense. Persister dans cette voie n'est pas sans risque dont le principal est qu'en grandissant la nourriture devienne objet de chantage. Sans oublier le risque de développer un rapport conflictuel avec la nourriture, en ne sachant plus manger en quantité qui convient mais en quantité imposée.

Moi même j'apprends difficilement à manger ce qu'il me faut et ne pas finir car il faut finir ou manger parce que c'est l'heure. A mon âge c'est dur après tant d'années à faire comme il faut avec pour résultats un surpoids et des troubles alimentaires.

La guerre commençant dès le matin avec un petit déjeuner qui dure des heures et des départs toujours en retard, je vais essayer de me dégager de tout cela et puisque la nounou accepte, de fournir le petite déjeuner de PetiteFée avec son  panier repas et elle mangera quand elle voudra.

Je pense que cela va être dur mais que c'est la bonne façon de procéder.

mardi 5 mai 2015

La petite fille qui était trop gentille

Bonjour

J'en ai parlé il y a quelques temps sur Twitter avec Maman Yuki qui vit la même chose que moi et je finalise enfin mon article sur ce sujet.

PetiteFée a du caractère, elle ne se laisse pas faire à la maison et sait très très bien manifester son mécontentement.

C'est une petite fille assez dégourdie, autonome, ouverte et pipelette comme sa mère. Depuis ses 6 mois elle est gardée par une nourrice ce qui lui a permis dès le départ d'être entourée d'autres enfants. De pus nous avons la chance d'avoir PetitPoussin, son cousin qui a juste 6 mois d'écart avec elle.

Avec tout ça, je la pensais dans les meilleures conditions pour la sociabilisation.

Que nenni!

PetiteFée avec les autres enfants se laisse faire, on lui enlève ses jouets elle ne dit rien et laisse les autres utiliser ce qu'elle avait dans les mains l'instant d'avant.

Nous avons la chance d'avoir une nouvelle nounou très dynamique. Elle emmène les enfants au parc, à la médiathèque, au relais assistantes maternelles... Du coup PetiteFée ne manque pas d'occasions de fréquenter d'autres enfants de toutes classes d'âge. Nounou m'envoie des vidéos ou des photos qui sont souvent les mêmes, PetiteFée dans un coin, isolée du groupe ou même refusant les contacts avec les autres enfants qui viennent vers elle.

Elle est déjà revenue griffée par des enfants de chez la nounou et ça m'attriste de la voir lever les mains pour se protéger quand un plus jeune qu'elle arrive un peu violemment vers elle.  

Je ne sais pas trop que faire. J'en ai parlé dans un précédent article (ici) j'ai été le souffre douleur de mes camarades dans ma jeunesse, j'en ai trop souffert et je ne veux pas du tout que PetiteFée revive mon expérience.

On ne peut pas prôner la violence, je le sais mais il n'empêche que je préfèrerais que PetiteFée soit bagarreuse et fonceuse comme mon PetitePoussin d'amour.

Nounou travaille avec elle sur le fait de se faire respecter, qu'elle a le droit de garder et de jouer avec ce qu'elle a dans les mains.

De mon côté aussi, je lui dis que ce qui est à elle est à elle, que bien sûr elle peut partager mais que si elle est en train de jouer avec quelque chose on n'a pas le droit de lui prendre. Depuis peu on commence à jouer à la bagarre, ça lui permet de s'affirmer, de prendre confiance.

Je lui explique aussi que si quelqu'un l'embête elle doit en référer à l'adulte qui est à côté d'elle. J'insiste aussi, de façon assez lourde pour qu'elle fasse valoir ses droits. PetitPoussin en grand fan de téléphone qu'il est lui avait pris le combiné des mains, j'ai dit à PetiteFée de le récupérer. Elle a à peine tendu la main vers le téléphone avant de die "akipa"(j'arrive pas),nous avons donc répété jusqu’à ce qu'elle prenne effectivement le téléphone et puisse jouer avec.

Je ne sais pas trop comment faire.

Avez vous eu ce cas de figure?

Ou votre enfant est plutôt de type fonceur?