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vendredi 8 juin 2018

Mes coups de pouce allaitement


Bonjour

Cela fait plus de 4 ans et demi que j'allaite en non stop.

Bien sûr la meilleure stimulation reste de proposer le sein le plus souvent possible, surtout dans le plus jeune âge, mais il arrive parfois qu'on ait besoin d'un coup de pouce.

La fatigue joue beaucoup sur ma capacité de lactation et j'ai la chance d'être munie de 2 exemplaires peu dormeuses. Alors que moi je suis du genre couche-tôt lève-tard( mon rêve? une nuite de 22h30 à 8h30 d'une seule traite).

Bref j'ai essayé tout un tas de truc censés être galactogène et je te livre ici ma sélection:

- la tisane allaitement Weleda:

Pour moi un must have. Le seul problème est que je réagis très fort au fénugrec et que je suis prise de pulsions alimentaires que j'ai du mal à contrôler.

- le stick coup de pouce allaitement NEOBULLE


 J'étais sceptique au début mais quelques gouttes sur le poignet favorisent une bonne montée de lait.
Attention, il y a des huiles essentielles donc il faut garder une fenêtre thérapeutique durant laquelle on ne peut rien prendre.

- la bière (avec ou sans alcool)

L'offre de marché propose de plus en plus de bières sans alcool. La bière reste un bon galactogène de part le houblon présent.

Il y a encore tout un tas de possibilités, les amandes, les lentilles... Et beaucoup de femmes réagissent à des choses différentes.


mardi 24 octobre 2017

Allaitement: lettre aux professionnels de santé

Cher professionnel de santé

Si je t'écris aujourd'hui c'est pour t'exprimer mon ras-le-bol. Cela fait 4 ans que j'allaite désormais et durant cette période j'en ai entendu des vertes et des pas mûres de ta part. Je peux compter le nombre de praticiens (3) qui ont fait l'effort de se renseigner sur le fait que j'allaite pour trouver un traitement adapté.

Dans ta grande majorité, fort de ta méconnaissance mais aussi de tes certitudes, tu balances à qui mieux mieux des "vous n'avez qu'à arrêter d'allaiter" suivi à partir d'un certain âge "de toute façon maintenant votre bébé n'en a plus besoin".

C'est marrant parce que moi, quand un client me pose une question sur un sujet que je ne connais pas, je lui dis simplement que je vais me renseigner et revenir vers lui. Mais toi non, tu n'as pas cette humilité. Alors oui, bien sûr, il y aura une foule de "pas moi" parmi les praticiens mais force est de constater que les noms de ceux qui s'y connaissent vraiment se refilent sous le manteau entre allaitantes pour avoir un tant soit peu de soutien.

Cette situation m'agace au plus haut point. Tant et si bien que ma décision est prise, je vais changer de généraliste après qu'elle m'ait accusée d'empoisonner mon enfant en l'allaitant et en me soignant avec un traitement pourtant visé par Le CRAT. Trop c'est trop. Depuis le temps j'ai des réflexes mais combien de mères pensent ne pas pouvoir allaiter et se soigner? J'en faisais partie il y a encore peu... Et lorsque face à un professionnel je lui suggère de regarder en ligne sur Le Crat ou e-lactancia je me fais envoyer bouler car "le vidal a dit que" et "je connais mon métier".

Combien de temps as-tu passé à étudier exactement l'allaitement? 1 semestre? 1 trimestre? 1 mois? Non. En général c'est un module ponctuel, et encore s'il n'est pas sponsorisé par une grande marque de lait maternisé. Moi vois-tu j'ai arrêté la biologie en 3ème. Du coup je reste à ma place et je ne prétends pas t'apprendre ton métier. ¨Par contre quand je te suggère des pistes pour m'aider à aller mieux ne le prends pas comme une agression et tente, on ne sait jamais. Peut-être bien que cela va te permettre de mieux cibler ton traitement et d'aider pleinement la patiente en face de toi. Ça vaut le coup de tenter non?

On nous serine que l'allaitement est ce qu'il y a de mieux pour l'enfant, que la France a un des plus bas taux de poursuite de l'allaitement en Europe. Nous sortons tout juste de la semaine mondiale de l'allaitement. Des initiatives sont prises de part et d'autres et ça serait cool que tu y participes aussi.

Voilà, je te remercie par avance des efforts que tu feras désormais et de l'écoute des demandes des allaitantes.

Cordialement

Oumi

mercredi 27 septembre 2017

Le retour de la mycose mammaire

Bonjour

Attention je ne suis pas médecin ni même spécialiste de santé. Je relate juste mon expérience.

Après le retrait des bouts de sein j'ai très rapidement commencé à avoir mal aux seins. Des douleurs au début de la tétée qui lançaient jusqu'au bras. Des douleurs aussi entre les tétées. Et. Puis aussi un vasospasme assez intense.

Je me suis revue 4 ans plus tôt lors de ma candidose durant l'allaitement de PetiteFée. 3 mois atroces à pleurer à chaque tétée, à stresser du prochain boire...

Du coup très rapidement j'ai contacté le pédiatre qui nous a prescrit du fluconazone, qui a été totalement inefficace sur nous. 

J'ai opté pour une mesure plus radicale. J'ai supprimé toutes les sources de sucre de mon alimentation (le candida s'en nourrit donc autant l'affamer de l'intérieur). J'ai pris des compléments alimentaires de type lactibiane candisis pendant 7 jours.

J'ai ensuite tartiné mon sein de... huile de coco! Bah oui cette huile est connue pour ses propriétés anti-mycosiques et je l'utilise dans les autres cas. Le tout est de bien nettoyer le sein avant chaque tétée.

Grâce à cela en moins de 15 jours j'ai été débarrassée de toutes les douleurs et nous avons pu reprendre un allaitement apaisé!

mercredi 2 août 2017

Comment j'ai ôté les bouts de sein en silicone

Bonjour

Pour Princesse comme pour PetiteFée, les débuts de l'allaitement ont été houleux. Elle a été intubée au début, puis nourrie au biberon malgré mes demandes. Le problème était qu'avec la brèche dont je souffrais je n'avais pas vraiment la force de m'opposer au personnel soignant.

De retour à la maison, j'ai dû faire face à une belle préférence tétine sein. J'ai essayé le DAL mais elle ne prenait pas le sein du tout. En désespoir de cause, j'ai de nouveau tenté les bouts de sein, me disant que c'était une solution "moins pire" que le biberon et surtout moins contraignante que tirer le lait et essayer de lui faire boire.

Miracle, ça a marché!

Pas folle la guêpe, avec l'expérience que j'avais de PetiteFée j'ai très rapidement essayé de lui enlever le bout de sein. Chose à laquelle elle s'est très fortement opposée 😅

Nous sommes donc partis pour des semaines de galère, à essayer de lui faire prendre le sein de pleins de façon différentes.

Puis j'ai lâché l'affaire. Je tirais régulièrement mon lait pour palier à la baisse de lactation possible avec ces bouts de sein. Et je l'ai allaitée. Partout. Tout le temps.

Mais régulièrement je lui parlais. Je lui expliquais que je voulais bien la suivre sur ce chemin mais qu'à un moment il serait bien qu'elle accepte de prendre le sein nu.

Et puis un jour, aux environs de ses 5 mois je lui ai dit "Princesse maintenant tu es grande. Maman va te donner le sein comme ça et tu vas accepter de le prendre".

Je lui ai donné le sein nu et ... elle l'a pris!

Voilà, c'était aussi simple que ça.

Il m'a suffit de lui faire confiance, de nous faire confiance et surtout de nous laisser du temps.

On a pu dès lors profiter d'un allaitement plus serein.

vendredi 30 juin 2017

Mon enfant a un fort besoin de succion


Bonjour

Depuis 4 ans que je me suis lancée dans l'aventure de l'allaitement je zone sur les forums et groupes Facebook je vois souvent la phrase "mon enfant a un fort besoin de succion".

Attention article coup de gueule et jugeant

De nombreuses mères se plaignent  que leur enfant a un fort besoin de succion. Du coup elles introduisent des tétines ou stoppent leur allaitement.

Il faut savoir que de base quasi tous les enfants ont un fort besoin de succion. C'est normal. Téter est un acte naturel, instinctif chez le bébé. Nos enfants tètent car ils ont faim, car ils ont soif, car ils sont fatigués, car ils ont besoin d'un câlin, car ils en ont envie. Il y a autant de raisons de demander le sein que de moments et d'enfants.

Le problème ne vient pas de l'enfant mais de la capacité de la mère à répondre à ses besoins. Certaines ont plus ou moins de tolérance pour ces demandes répétées. Cette tolérance elle même varie en fonction du jour, de la fatigue, des à-côté à gérer. Tout cela fait qu'on se sent plus ou moins disponible et qu'on est plus ou moins agacée par ces besoins exprimés par l'enfant. 

L'allaitement est une belle aventure. Mais une aventure usante, qui demande trop souvent de faire preuve d'abnégation. Il est vrai aussi que souvent, le père est moins impliqué, alors qu'il peut tant faire: le bain, les couches et aussi s'occuper de la maison!

Vos bébés ont besoin de vous, vous êtes leur seul repère, l'être en qui ils ont le plus confiance.

C'est dur mais ça passe.

Bientôt ils vont s'ouvrir vers d'autres horizons.

Ils vont grandir.

Ils auront de moins en moins besoin de vous.

Vous faites au mieux.

Ayez confiance en vous.


mercredi 14 juin 2017

Cookies de lactation au beurre de cacahuètes

Bonjour

Si vous me suivez sur ma page facebook (ici ) vous avez vu que depuis peu je me suis lancée dans l'aventure gourmande des cookies favorisant la lactation. 
J'ai mes sources d'inspiration sur Pinterest

Selon les résultats des tests je vais partager les recettes avec vous

Pour le nombre de pièces réalisées cela dépendra de la taille des cookies que vous ferez. Ils se conservent assez facilement 5 jours dans une boite.

Ingrédients:

3 cuillères à soupe de levure de bière
2 cuillères à soupe de graines de lin
3 tasses d'avoine
3 cuillères à soupe de beurre de cacahuètes
3 cuillères à soupe de margarine (ou beurre si vous en prenez)
4 cuillères à soupe de lait 
2 tasses de farine
1 tasse de sucre blanc
1 tasse de sucre brun (j'ai mis les 3/4 ça suffisait amplement)
2 oeufs
1 cuillère à café de levure
1 cuillère à café de sel
1 cuillère à café de vanille
1 cuillère à café de cannelle

Recette:

Vous mélangez tout ça.
Vous étalez sur une plaque prévue pour.
Au four environs 12 minutes à 180°C (toujours surveiller la cuisson).
 
Le plus dur est ensuite d'attendre que cela refroidisse!
 

Miam miam

De mon côté j'ai noté des tirages de lait plus facile (30 ml en plus dans la matinée)


vendredi 9 juin 2017

Le sevrage de PetiteFée

Bonjour


Je parle je parle je parle allaitement mais je me rends compte qu'à aucun moment je n'ai parlé du sevrage.

PetiteFée a donc été allaitée 3 ans et 2 mois. Un beau parcours pour nous deux, une  expérience intense. Est-ce un sevrage naturel? Le doute persistera même si elle a longuement tété durant toute la grossesse. 
Depuis ses 2,5 ans les tétées ont commencé à s'espacer. Elle réclamait moins souvent durant la journée, il n'y avait que celle du matin.

A son tour celle-ci a commencé à sauter. Une fois, deux fois puis elle reprenait. J'avoue avoir ressenti quelques frustrations les fois où elle a refusé de prendre le sein mais en même temps c'était son choix. Et avec la grossesse c'était aussi un soulagement car les tétées étaient très douloureuses.

J'ai très nettement senti un changement au niveau de la succion à ses 3 ans. Elle n'ouvrait plus autant la bouche et se contentait de tétouiller. A ce moment là ça a commencé à devenir très très désagréable mais elle continuait à demander tous les matins.

A un moment elle a refusé de téter, me disant que le lait n'avait pas bon goût et qu'elle était grande. Arrivée du colostrum? Je ne sais pas car par expression manuelle le lait avait toujours la même couleur.

Elle tétait de toute façon très peu, genre 2 minutes en tout et en cumulé sur les deux seins donc je ne suis pas sûre qu'elle avait vraiment la montée de lait. C'était plutôt le geste de rassurance, son habitude et son moment câlin du matin.

Les jours se sont espacés sans qu'elle ne demande le sein et je me suis faite à l'idée, surtout rassurée car il ne me restait que quelques semaines avant de tenter de nouveau l'aventure.

A la naissance de Princesse, PetiteFée a demandé de nouveau a téter. Elle avait clairement perdu le réflexe de succion mais vu qu'elle demandait en même temps que sa soeur elle avait quand même du lait qui arrivait. Elle a fait cela quelques fois mais à chaque fois cela finissait par un beau "beurk" car elle n'appréciait pas le goût.

3 ans et 2 mois c'est quand même un beau parcours et j'ai tout plein de beaux souvenirs. J'étais heureuse de parcourir ce chemin jusqu'à ce qu'elle me dise "ça y est je suis grande je ne veux plus"

jeudi 8 juin 2017

Ce ramadan que je ne fais pas

Bonjour

Depuis le 27 mai dernier nous sommes entrés dans le mois béni du Ramadan. Ce mois est celui de la révélation du Coran en Islam et le jeûne du lever au coucher du soleil est prescrit durant ce mois.

C'est l'occasion de se ressourcer, de purifier notre corps et aussi de s'accorder du temps pour la méditation et la lecture attentive de nos écrits.

Cette année encore l'amplitude des journées est très grandes, près de 17h de jeûne.  

Cette année, pour cause d'allaitement, j'ai pris la décision de ne pas jeûner.  Cette possibilité est permise au malade, au vieillard, à la femme enceinte et à celle qui allaite.

Ensuite, selon les écoles de pensée religieuse, la femme devra soit rattraper ses jours, soit payer une aumône équivalente au repas d'un pauvre par jour non jeûner, soit les deux.

J'ai l'impression de passer à côté de choses cette année mais en même temps je sais que si j'avais essayé de le faire ma santé en aurait pâti.

Sans l'aide de tisanes et de boissons régulières j'ai du mal à maintenir une bonne lactation et Princesse n'est pas encore diversifiée. De plus comme elle est du genre impatiente, si au bout de 2-3 tétées le lait ne vient pas nous entrons dans une crise d'énervement intense.

Ajouté à cela que mon bébé se réveille encore  plusieurs fois par nuits (il paraît que c'est normal vers 5 mois avec les acquisitions toussa toussa) je n'aurais pas pu physiquement tenir longtemps.

C'est assez dur de prendre cette décision et je me sens assez souvent jugée par les autres femmes qui me disent "ah bah moi j'ai jeûné sans problème pendant ma grossesse/mon allaitement"

Une femme n'est pas l'autre, une condition physique n'est pas l'autre (fibromyalgie et névralgie du trijumeau sont mes amours) ce qui fait que ce que l'une est capable, l'autre ne l'est pas forcément.

En attendant, Ramadan Moubarak à tous et profitez de ce mois pour vous rapprocher de vos proches, renforcer votre spiritualité et soyons fous, abandonner les gavages du ftor et ré équilibrer votre alimentation!

lundi 27 février 2017

Quand les soignants n'écoutent pas

Bonjour

Après le retour de Princesse à la maison, nous avons dû faire face à quelques difficultés. Elle était un bébé qui pleurait beaucoup, qui dormait peu et qui ne prenait pas de poids.
J'ai passé des nuits blanches à ne pas savoir que faire face à ce bébé. Désespérée j'ai écouté les mauvais conseils de la maternité en la complémentant au biberon (mais en tirant mon lait pour maintenir une lactation correcte).
J'ai fait par de mes inquiétudes mais il m'a été répondu qu'il était normal qu'un bébé pleure... Étant donné que c'était la période des fêtes voir un rdv avec un médecin relevait du challenge... Aidée par notre orl j'ai pu voir un pédiatre autre que notre habituel. 
Son premier réflexe a été de remettre en cause l'allaitement qui pour lui était insuffisant. Il m'a parlé de dénutrition pour mon bébé, terme hautement culpabilisateur.   J'ai expliqué que j'avais donné plein de biberons de lait artificiel et que j'avais constaté un fort reflux ainsi que des réactions que je jugeais anormales. Il nous a adressé vers l'hôpital pour que nous soyons pris aux urgences.

Nous étions  donc le 30 décembre, début  des galères pour moi. Arrivées à l'hôpital, j'ai expliqué notre cas. Il m'a été répondu qu'il était anormal qu'au bout de 15 jours elle n'ait pas repris son poids de naissance. A la question "est ce que vous allaitez?" J'ai répondu oui en expliquant qu'elle avait régulièrement des compléments de lait artificiel mais que je suspectais une intolérance aux produits laitiers vu que notre famille en était coutumière. Le médecin m'a dit " mais oui de toute façon c'est la mode, tout le monde est intolerant au gluten ou au lactose en ce moment". Bref...
Nous avons été hospitalisées toutes les deux et la nuit de vendredi à samedi toutes les 3h on m'a réveillée en me disant de la peser puis de l'allaiter et de la peser de nouveau. A chaque fois une soignante différente m'abreuvait de conseils contradictoires les uns par rapport aux autres ( pourquoi vous appuyez sur votre sein? Il faut la laisser téter. Pourquoi vous la laisser se fatiguer? Il faut appuyer sur votre sein pour qu'elle mange mieux). J'avais beau expliquer que je savais m'y prendre, quoi que je fasse c'était pas bon.
Bref, dans la matinée l'infirmière en chef du service est venue me voir:
" j'ai fait un point avec mes collègues de la nuit. Il s'avère que vous avez de sacrés problèmes de puériculture. Il va falloir vous décider, soit vous vouliez un bébé en bonne santé et vous donner un biberon, soit vous vous obstinez avec votre désir égoïste d'allaitement et vous en subissez les conséquences".
Autant vous dire que se prendre ça en pleine face, ça fait mal. J'ai pleuré en lui demandant si elle se rendait compte de la violence de ses propos. Face à ma réaction elle m'a dit "ce n'est pas ce que je voulais dire" mais c'est ce qu'elle avait dit...
J'ai décidé de rentrer chez moi, depuis la veille je n'avais pas fait de repas, j'avais mal dormi. A 13h je n'en pouvais plus, j'avais besoin d'être chez moi.
J'ai raconté ce qu'il se passait sur les réseaux sociaux et j'ai eu la chance d'avoir beaucoup de soutien 💖
Bref je me rends compte que mon article commence à être très long. Princesse a été gavée de biberons sans prise de poids significative (10g). Devant mon insistance des examens complémentaires ont été faits, elle avait une grosse anémie, un RGO et une intolérance aux produits laitiers... Le gag c'est quand je leur ai dit que l'intolérance ne me surprenait pas vu que sa sœur et moi l'étions aussi, il m'a été reproché de ne pas en avoir parlé ...

Nous sommes finalement repartis avec un traitement et une éviction à faire des produits laitiers...

J'en garde en tout cas un très mauvais souvenir

jeudi 23 février 2017

Allaiter: un acte naturel mais pas facile

Bonjour

Ce deuxième allaitement m'a conforté dans cette idée. Allaiter, parce que c'est un acte ancestral est naturel. L'introduction des biberons comme mode d'alimentation des bébés n'est que tout récent à l'échelle humaine et tant mieux car çela donne le choix.

Mais souvent on pense à tort, et moi la première, qu'allaiter ça coule de source (😭😭😭 je suis assez fière de moi sur ce coup). C'était peut être le cas avant, lorsque c'était la norme mais aujourd'hui  lorsqu'on se lance, c'est seule face à on nouveau né, sans avoir baigné dedans comme çela était possible autrefois. Nous n'avons plus la proximité voir la promiscuité familiale qui fait qu'avant d'être mère on aura au moins vu de près sa mère-tante-soeur-cousine allaiter.

Donc quand on fait le choix d'allaiter on se lance. On peut lire beaucoup à ce sujet mais on trouve souvent tout et son contraire. Le mieux reste de s'informer auprès de la Leche League mais pour beaucoup les animatrices apparaissent encore trop "secte" et n'osent pas franchir le pas. Je vous rassure, en tout cas pour celles que j'ai rencontrées et les retours que j'ai eus elles sont tout à fait normales.

S'informer c'est bien mais cela reste de la théorie. Passer à la pratique c'est une autre paire de manches.
Une difficulté à la naissance et hop voilà trop souvent le bébé complémenté au biberon. La préférence  tétine/sein n'a parfois besoin que d'un seul biberon pour s'installer.... Habituer le bébé à reprendre le sein s'avère long et usant pour les nerfs.
Un frein de lèvre ou de langue non détecté, c'est une mauvaise succion qui s'installe avec souvent des douleurs pour la mère, une mauvaise prise de poids pour le bébé et un allaitement voué à l'échec. On conseillera parfois des bouts de sein qui masqueront le problème de frein pendant un temps...
Parlons aussi de l'engorgement, de la mastite et de la mycose, tout un tas de problèmes liés à l'allaitement qu'on découvre (heureusement pas toutes)sur le tas.

Tout ça pour dire qu allaiter certes c'est un acte naturel mais pas facile. Les mères manquent trop souvent d'accompagnement de la part des professionnels qui au lieu d'aider et guider, remettent en cause les capacités de la mère et orientent vers le biberon. Cette solution pour certaines peut être vécue comme un échec alors que ce n'est pas le cas. C'est juste chercher à donner le meilleur mais même avec la meilleure volonté du monde, sans aide, il est normal de fatiguer face aux difficultés.


vendredi 17 février 2017

Mon engagement auprès du lactarium

Bonjour

Juste après l'accouchement Princesse a été emmenée en néonatalogie où elle a passé 5 jours. Au début elle était attachée à tout plein de machines avec des fils partout autour et des tuyaux pour la nourrir. Heureusement pour nous cela n'a pas duré fort longtemps.

Dans le service elle faisait partie des rares bébés nés à terme, les autre chambres étant occupées depuis plus ou moins longtemps par des prématurés.

Je connaissais l'univers de la prématurité de loin car ma sœur ayant fait une pré-éclampsie mon neveu d'amour est né à un peu plus de 7 mois. Cette fois-ci j'ai été plongée dedans de façon plus intense car plusieurs fois par jour j'étais face à ces tous petits êtres placés dans des couveuses. Des tous petits bébés qui auraient dû être tranquillement en train de grandir dans le ventre de leur maman et qui au lieu de ça étaient placés en couveuse et recevaient la visite de leurs parents à travers une vitre.

J'ai été touchée par ces papas et ces mamans faisant face avec beaucoup de courage et d'amour.

J'ai vu le personnel médical s'occupant des petits avec des infirmières qui fabriquaient des portes bébés avec les moyens du bord.

Mais j'ai aussi entendu des bébés pleurer, exprimer leur détresse pendant des longues minutes et s'entendre répondre par les infirmières qu'il fallait "attendre car ce n'est pas l'heure".
J'ai entendu des remarques désobligeantes envers des mamans épuisées qui n'avaient pas tiré assez de lait.
Je ne jette pas la pierre au personnel médical qui fait ce qu'il peut avec les moyens qu'il a mais tout cela m'a tres fortement marqué.

À mon retour à la maison il m'a semblé naturel de chercher à faire un geste utile pour ces bébés et ce qui m'est apparu a été de m'engager auprès du Lactarium de Necker en leur proposant de devenir donneuse de lait.
La démarche est simple, après un entretien téléphonique durant lequel on répond à un questionnaire médical un jour de livraison est déterminé.
Ici il s'agit des mercredis. J'ai fait remplir un dossier médical pour mon gynécologue lors du rendez-vous post accouchement puis j'ai fait une prise de sang qui a été récupérée en même temps que mon premier don de lait.

Me voilà partie pour une belle aventure et j'espère par ce petit geste pouvoir aider des familles, d'autant plus qu'en ce moment les stocks sont vides à Necker et ils sont obligés d'aller s'approvisionner auprès d'autres lactariums

vendredi 31 juillet 2015

Les pics de croissance

Bonjour

Aujourd'hui je vais vous parler d'un phénomène que je ne connaissais pas au début de mon allaitement et qui m'a bien désarçonné il s'agit des pics de croissance.

On parle de pic de croissance lorsqu'un bébé veut téter en continu, que ce soit toutes les heures voir moins. Le pic de croissance ne concerne pas que les bébés allaités mais tous les bébés, seulement au biberon il est moins "visible" et moins pénible à vivre pour la mère qui a l'impression (réelle) d'avoir bébé collé au sein tout le temps.

Parce qu'une petite image vaut mieux que pas mal de mots voici une illustration de ce qui se passe au niveau de la taille de l'estomac du nourrisson

On voit bien qu'en fonction de l'âge les besoins ne sont pas les mêmes et il faut aussi garder en tête que le lait maternel se digère beaucoup plus vite.

Le premier vrai pic de croissance est un phénomène bien connu des allaitantes, il s'agit de la montée de lait qui arrive en général au 3ème jour.

Le nouveau né a bien tété depuis sa venue au monde, il a fait passer le message qu'il a des besoins et le corps se met à produire (trop) pour subvenir à ses besoins.

Concernant les pics de croissance il convient en tête de garder la règle du 3-6-9.

A quelques exceptions près, ces pics reviennent à cette fréquence que ce soit en jours, en semaine ou en mois.

Le principal reste de se fier aux signes. Votre bébé tout calme devient d'un coup serial téteur alors qu'il ne semble y avoir aucun problème? Vous êtes probablement en pic!

Les pics de croissance sont aussi à différencier des poussées dentaires, facilement repérables via le gonflement des gencives, le bébé irrité et les fesses rouges. dans ce cas il existe des solutions naturelles pour aider votre bébé à passer ce cap!

Ils correspondent à des "évolutions" du bébé que ce soit sur le plan physiologique (bébé qui grandit) ou psychologique (acquisition de nouvelles compétences) qui nécessitent un apport d'énergie plus grand.

En général le plus difficile à vivre reste celui des 3 semaines puis celui des 3 mois. Les mamans pensent souvent qu'elles n'ont plus de lait et que c'est la raison pour laquelle leur enfant réclame plus souvent. Mais c'est totalement faux.

Pour gérer les pics de croissance, il n'y a pas de solution miracle, il faut tout simplement répondre aux besoins de l'enfant.

Prendre des galactogènes (tisanes, granules...) ne sert à rien ou tout du moins pas à grand chose car le meilleur des stimulants reste la succion du bébé.

Courage et patience! Les pics ne durent que quelques jours au maximum!

PS: si vous trouvez ça terrible, pensez que le prochain important pic de croissance se déroulera à l'adolescence et là ça sera franchement pire



mardi 2 juin 2015

Quelques conseils pour bien louper son allaitement (ironie inside)

Bonjour

Comme vous le savez toutes (tous?) l'allaitement c'est mon dada. Depuis la naissance de PetiteFée j'ai lu et entendu un grand nombre de bêtises conseillées aux mamans qui comme moi à mes débuts pensant faire au mieux en suivant ces conseils avisés.

On a toute une tante Micheline ou une cousine Miloudia bien avisée qui profite de nos moments de détresses face à l'allaitement pour nos prodiguer des conseils faux et inutiles.

Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive et je reste à l'écoute ^_^

- Tes seins sont trop petits, c'est sûr qu'avec ça tu n'auras pas de lait
  • La taille des seins n'affecte en rien la capacité à produire du lait
- Tes seins sont trop gros, il vaut mieux ne pas allaiter ton enfant risque de s'étouffer
  • Euh comment dire que non?
- Ton mamelon est trop plat, il vaut mieux utiliser des bouts de sein
  • Sauf certains cas pathologiques, le mamelon s'étire durant la succion donc bébé pourra boire tranquillement. De plus l'utilisation de bouts de sein empêchent une bonne stimulation  du sein
- Ton enfant réclame trop souvent, ton lait ne doit pas être assez nourrissant
  • Toujours sauf cas pathologiques, le lait maternel est l'aliment le plus adapté à l'enfant donc il est forcément assez nourrissant. Par contre il faut savoir que le lait maternel est très digeste donc il est tout à fait normal et surtout en pic de croissance que l'enfant réclame très (trop) souvent le sein.
- Ton enfant fait un reflux, il faut que tu arrêtes l'allaitement pour lui donner des biberons épaissis
  • Le fait de téter apaise la sensation douloureuse liée au reflux donc arrêter l'allaitement c'est priver l'enfant d'un soutien. En plus dans de nombreux cas le reflux est lié à une intolérance allergie (merci EG pour ta relecture) aux protéines de lait de vache donc le passer au lait de vache (qui est pour les veaux rappelons le) c'est forcer son corps non mature à faire face à quelque chose qu'il ne supporte pas. Du coup on épaissit, on donne des médicaments et on passe à côté du vrai problème. Les intolérances ou allergies aux protéines de la lait de vache passe en général vers 3 ans donc entre temps autant laisser le meilleur à votre enfant!
- Un bébé doit être nourri à heure fixe
  • Comme dit précédemment le lait maternel est plus digeste donc il est normal que l'enfant ne soit pas réglé. Forcer le bébé à manger moins aura pour conséquence de faire baisser la lactation. 
- Il est trop grand maintenant, ton lait ne sert plus à rien
  • L'allaitement est l'aliment de base jusqu'à au moins 1 an donc non passé 3 mois le lait ne sert pas à rien. Tant que l'allaitement convient à la man et à l'enfant, pas de raison d'arrêter.
- Tu dois te soigner, il faut donc arrêter l'allaitement
  • Je ne répondrais à cela que par CRAT. Ce site devrait être le réflexe de chaque médecin qui doit soigner une mère allaitante avant de dire des bêtises. Il fait la liste des traitements compatibles avec la grossesse et l'allaitement et du coup si on fouille un peu on se rend compte qu'on peut très bien se soigner et allaiter!
- Introduire des biberons tôt c'est pas un problème et ça te simplifiera la tâche
  • Si par hasard vous êtes amenée à devoir donner un complément, il vaut mieux utiliser un autre contenant ( tasse à bec, DAL...). J'ai été confrontée à une confusion sein-tétine et c'était la catastrophe pour obtenir une succion correcte par PetiteFée
- La confusion sein/tétine ça n'existe pas, la preuve moi j'ai fait les deux et bébé s'est sevré naturellement à 8 mois...
  • Le sevrage naturel n'arrive pas avant 2-3 ans. Si bébé se sèvre avant c'est qu'il y a une belle confusion sein/tétine et que comme le biberon c'est plus facile, bébé a fait son choix vers la facilité...
- A la maternité ça ne sert à rien de garder bébé au sein. Si il réclame souvent c'est qu'il n'y a pas de lait il faut donc donner un complément
  • Le complément est l'ennemi de la monté de lait! Je n'exagère pas du tout en employant ce terme car le sein agit selon la loi de l'offre et la demande. Au début il n'y a rien, il est sollicité donc il produit. Introduire des biberons diminue la sollicitation donc on entre dans un cercle vicieux d'un bébé qui a faim, qui hurle, qui n'est pas patient car le lait ne vient pas donc on donne un complément donc le sein n'est pas sollicité...
- La nuit c'est fait pour dormir, il vaut mieux éviter d'allaiter et le laisser s'habituer comme ça
  • Non, non et re non! Encore un bon moyen de faire foirer son allaitement car l'hormone favorisant la lactation fait un pic durant la nuit donc c'est en faisant ainsi qu'on va contre la nature biologique du corps... (sans parler du fait de laisser un bébé qui a faim sur sa faim...)
- Tes seins sont tout mous, ça veut dire qu'il  n'y a plus de lait
  • A un moment donné, le sein s'adapte. Le mode de production change et ne se fait plus autant par stockage. ce passage est appelé à tort "lactation automatique" mais c'est une lactation autocrine durant laquelle la production de lait n'est plus dirigée par le système hormonal mais par la glande mammaire (pour faire simple). Donc on peut encore allaiter même si les eins ne sont plus tous durs
- Si tu veux avoir du lait, il faut boire beaucoup de lait
  • C'est bien connu que toutes les vaches commencent leurs journées par un grand bol de lait...
Un autre grand point qui fait rater les allaitements c'est la méconnaissance des pics de développements mais comme c'est un grand sujet et que cet article est déjà assez long j'en parlerai une autre fois!