Si vous avez lu mes anciens billets vous savez que je suis enceinte, sinon vous le découvrez là!
Pendant la période comprise entre le début de ma grossesse et sa découverte j'ai pris des médicaments type "tramadol" et j'ai passé une irm et un scanner, chacun de ces examens s'accompagnait d'une injection de produit de contraste.
Comme nombre d'entre nous, je savais que ces choses étaient toxiques pour l'embryon et j'étais fort inquiète du risque de malformation possible pour mon enfant. J'ai donc cherché à en savoir plus, en attendant mon premier rendez-vous qui était fixé plus de 10 jours après la découverte de ma grossesse, donc autant dire une éternité pour une femme enceinte inquiète.
Concernant le tramadol Le Crat est formel, il n'y a aucun risque malformatif chez les femmes exposées au cours du premier trimestre de la grossesse. J'étais soulagée déjà sur ce point.
Restaient les examens passés, à savoir irm et scanner. Là encore j'ai cherché sur le Crat et dans les écrits sur le net. Il en est ressorti que le risque malformatif ( en savoir plus ) était peu élevé.
Quant au scanner les données disponibles sur le scanner et la grossesse sont inexistants. Je suis donc restée stressée sur ce point jusqu'au 30 avril, date de mon premier rendez-vous chez le gynécologue.
Le moins qu'on puisse dire est que ce rendez-vous n'a pas été très convainquant, il n'a pas su se prononcer, disant que c'était à nous de choisir de prendre le risque ou d'avorter.
Cruel dilemme, car je ne me voyais pas vivre avec un enfant lourdement handicapé (ne me jetez pas la pierre, chacune a ses limites et toutes les décisions doivent être respectées) mais je ne me voyais pas non plus avorter d'un enfant potentiellement en bonne santé.
A force d'insister mon gynécologue m'a orienté vers un de ses collègues, spécialiste du diagnostic anténatal et membre de la commission nationale de je ne sais plus quoi sur les avortements pour raison médicale.
J'ai réussi à avoir un rendez-vous assez rapidement et c'est toute anxieuse que je lui ai présenté mon cas.
Il m'a expliqué que si j'étais venue un mois plus tôt il n'aurait pas su se positionner de façon franche mais qu'il sortait tout juste d'une formation sur ce sujet. Au stade de grossesse auquel j'étais lors de l'injection, la thyroïde n'étant pas encore formée, le produit de contraste iodé a donc traversé le corps sans risque pour le développement futur de l'enfant.
Mon cœur s'est remis à battre normalement! Je pouvais donc continuer cette grossesse de façon sereine.
