mardi 31 janvier 2017

12/12/2016

Bonjour

Pour celles qui me lisent depuis longtemps et celles/ceux qui me connaissent en vrai, le 12/12 dit peut être quelque chose.

Aussi loin que je m'en souvienne, mon rêve de famille était d'avoir deux enfants et de préférence des filles. Non pas que j'ai un truc contre les garçons mais pour moi c'était ma version de la famille parfaite et ça tombe bien car Chéri est du genre aussi à préférer avoir des filles.

Comme j'en ai déjà parlé PetiteFée est née suite à un parcours de PMA et l'insémination qui a marché à eu lieu le 12/12/2012. J'ai donc pris comme un sacré clin d'œil du destin que la date prévisionnelle d'accouchement soit fixée au 12/12 aussi. Et j'ai eu la chance d'accoucher à cette date 💖. Pour moi cela bouclait la boucle. J'ai eu mes deux enfants, deux filles et la date "d'entrée" de l'une est aussi la date de "sortie" de l'autre.

Dans les faits c'était un peu moins idyllique. J'ai accouché à 3h51 de Princesse qui a dû tout de suite être prise en charge par une équipe de néonatalogie. À cause de mon "malaise" je ne l'ai pas vue naître comme j'en ai déjà parlé. Du coup notre première rencontre n'a eu lieu qu'à18h. J'ai eu le droit à des photos faites par Chéri qui lui avait pu la voir tout de suite et dans l'après midi une charmante personne du service gynécologie  a eu la gentillesse d'aller en néonatalogie pour prendre des photos de ma fille.

Malgré les fils qui reliaient Princesse à tout un tas d'équipements, notre première rencontre a été magique. Un autre coup de foudre pour cette toute petite chose (mais en vrai pas petite du tout) qui avait l'air si vulnérable avec tous les appareils autour d'elle. Nous avons pu faire du peau à peau et un semblant de tétée car avec sa sonde elle avait un fort réflexe vomitif.

Pour moi c'était bon, j'avais enfin vu ma fille c'était tout ce qui comptait

vendredi 27 janvier 2017

Mon accouchement partie 2

Bonjour

Voici la suite et fin de mon récit

Donc nous en étions au moment où la gynécologue m'annonce qu'il faut passer par la case césarienne. Je suis fort déçue, mes rêves d'accouchement "naturel" s'envolent, je pleure et je demande si Chéri peut assister comme pour la première fois mais on me répond non. 
Je l'embrasse et me voici en direction du bloc opératoire.

Je les vois tous s'agiter autour de moi, personne ne m'explique quoi que ce soit. On me demande de bouger pour m'installer sur la table d'opération, je ne peux pas. Ils me portent, installent leur équipement. L'anesthésiste me prévient quand même qu'il va "corriger" la péridurale pour anesthésier correctement le corps.

La gynécologue est déjà en train de débuter son travail, le temps presse, je ne le sais pas mais bébé à avalé une bonne quantité de méconium et souffre d'hypoxie (manque d'oxygène). Elle n'arrive pas à ouvrir et me demande si elle peut faire une deuxième césarienne. À moitié stone je lui réponds qu'il faut bien que bébé sorte. On expliquera plus tard à Chéri (mais aucune explication directe ne m'a été faite) que suite à la dernière césarienne les chairs avaient collées ente elles  et que du coup il était impossible d'ouvrir correctement. 

Petite aparté : depuis 3 ans je sentais bien qu'il y avait un truc de bizarre à cet endroit là. Lorsque j'en ai parlé à des professionnels il m'a juste été répondu que tout était normal et que mes sensations bizarres étaient justes dues au fait que j'avais mal vécu ma césarienne. Au final je ne suis pas folle...

J'ai commencé à ressentir des sensations bizarre, j'étouffais. J'ai dit à l'anesthésiste que ça n'allait pas et que je n'arrivais pas à respirer. Il m'a été répondu que mes constantes étaient bonnes et que tout était dû à mon stress. J'ai insisté mais pas très longtemps car j'ai fait un malaise. J'ai ouvert les yeux 4h plus tard, n'ayant rien vu et rien vécu de la naissance de ma fille. Non seulement je n'ai pas accouché comme je le voulais mais je n'ai même pas vu mon bébé naître. J'ai très très mal vécu les choses et je pense que cela restera une blessure pour tout le reste de ma vie. J'avais tellement d'espoir, trop sûrement dans cette naissance que ne rien vivre du tout c'est juste atroce pour moi. Qu'on ne me dise pas que le principal est que tout le monde aille bien au final, cela je le sais mais ca n'enlève rien à mes sentiments.

À mon réveil j'ai vu l'anesthésiste qui m'a expliqué que j'avais fait une tres violente réaction allergique à l'anesthésie et qu'ils avaient eu du mal à me récupérer. Il m'a même dit " la prochaine fois ce n'est pas sûre que vous vous en sortiez vivante"... Bien bien bien...

Voilà donc comment s'est passé mon accouchement et j'en garde un très très mauvais souvenir avec une sensation d'inachevé .

jeudi 26 janvier 2017

Mon accouchement partie 1

Bonjour

Je vais me lancer dans un récit un peu décousu mais mes souvenirs le sont. 

Donc le 11 décembre en fin de journée mes contractions se sont accentuées. J'ai appelé ma sœur et à 22h nous voici à l'hôpital.

La sage femme qui nous a pris en charge nous a conduit directement en salle d'accouchement. Mes contractions étaient douloureuses et régulières. Compte-tenu que la veille tout était fermé le travail avait été bien actif.

J'ai expliqué à la sage-femme mon projet d'accouchement qui consistait en le moins possible de médication. Nous avons mis en place un monitoring qui a montré des contractions de fortes intensités et un bébé en bonne forme.

J'ai eu le droit à du spasfon quand même pour aider à faire passer les choses car j'avais du mal à tenir la douleur. Elle m'a aussi proposé le ballon qui a aidé à la rupture complète de la poche des eaux qui a eu lieu très peu avant minuit (pendant que je regardais "Breaking bad"). L'autre monitoring a montré que les contractions arrivaient par groupe et sans pause. Il s'agit d'une anomalie dont je ne me souviens plus le nom qui a pour conséquence outre une fatigue/douleur accrue pour la mère et une souffrance accrue pour le bébé qui n'a pas de pause pour reprendre. J'ai eu la piscine d'eau chaude qui n'a absolument rien calmé.

Malgré mes projets, lorsque l'on m'a suggéré de passer par la péridurale j'ai accepté. L'anesthésiste qui est venu était un gounafier de première qui m'a enguirlandée car je ne prenais pas la bonne position et m'a dit que je lui faisais perdre son temps et que si je continuais à être aussi peu coopérative il allait partir et me laisser souffrir. J'ai eu de la chance d'avoir une gentille infirmière à ce moment là qui m'a chuchoté dans l'oreille "laissez tomber c'est un con"

Après la péridurale j'étais bien 😬😬😬. Je ne sentais plus rien et je n'arrivais plus a bouger. Le personnel médical est venu, les contractions continuaient mais le travail n'avançait pas malgré l'homéopathie et l'acupuncture qui ont été tentées. De mon coté je ne sentais qu'une intense envie de dormir. Lorsque j'ai vu que plusieurs personnes étaient dans ma salle, je me souviens avoir pensé " ca pue pour mon matricule" et en effet la gynécologue m'a dit que le bébé etait en souffrance et qu'il fallait passer par la césarienne 

mardi 10 janvier 2017

L'avant accouchement

Bonjour

Tout d'abord vu que c'est ma premier article de cette année je vous présente mes meilleurs vœux 

Je vais revenir sur la période pré accouchement 

Le 8 décembre j'ai eu mon rdv de vérification chez la gynécologue. Celle-ci m'a annoncée que si je n'accouchais pas "spontanément" j'allais être déclenchée le 16 décembre. Autant dire que je suis passée en mode panique car je voulais un accouchement le plus physiologique possible et débuter par un déclenchement rend cela impossible.

Nous sommes donc passé en mode "suivi intensif" avec programmation d'un rendez-vous de contrôle et d'un monitoring le 10 puis le 12 et le 14.

Le 8 en sortant du rendez-vous j'ai été arpenter en long en large un centre commercial pour essayer de forcer les choses.

Le 9 j'ai conduit Chéri un peu loin de la maison 

Du coup le 10 je suis arrivée pleine d'espoir au rdv de contrôle. Le monitoring a montré que bébé allait bien. L'examen de contrôle quant à lui a montré que le col était tonique et bien fermé 😫

En sortant j'ai proposé à ma sœur de nous accompagner PetiteFée et moi voir les vitrines aux galeries Lafayette et au Printemps. Cela nous a fait une belle promenade de 3h en tout avec prise des transports en commun et pause goûter. J'ai eu la chance de croiser des gens tres compatissants durant cette balade et ainsi par exemple de ne pas faire la queue aux toilettes 😁
Le soir toujours rien... Pas l'ombre d'une contraction... Rien de que dalle..

Dimanche 11 décembre je propose à Chéri d'aller tous les 3 au restaurant histoire de sortir et de marcher un peu. 
Nous avons été à Aeroville manger puis pendant que Chéri et PetiteFée attendaient leur tour pour poser des questions chez Free je faisais des aller-retour dans les allées. 

Nous sommes rentrés et toujours rien.

Vers 17h j'ai commencé à sentir des contractions. J'ai appelé ma sœur en lui disant de se dépêcher . Mais elle m'a dit "oui enfin comme la dernière fois... Je finis mes courses et je viens après"
Plus le temps passait et plus elles s'accentuaient.

J'ai tenté le spasfon et le bain chaud mais rien ne calmait les choses.

C'est bon le travail avait enfin commencé, le mode 🐳  passe enfin en off


lundi 5 décembre 2016

Ce qui ne me manquera pas de ma grossesse

Bonjour

Aujourd'hui je suis à 40SA+2. Je suis aussi vive et dynamique qu'une baleine échouée mais je suis heureuse d'être arrivée à ce stade.

Je vais quand même lister ici quelques petits choses qui ne me manqueront pas trop quand j'aurai très prochainement accouché:

- les remarques des gens: tout le temps, sur tous les sujets ayant trait de près ou de loin à ton état de gestation ( par contre je ne suis pas naïve je sais qu'après tout le monde saura mieux que moi ce qu'il convient de faire pour bébé épouvantail)

- les rendez-vous médicaux : j'ai une phobie du gynécologue. La pma pour PetiteFée n'a rien arrangé. Et puis les prises de sang j'aime pas ca non plus. Pour être honnête j'ai esquivé tout ce que je pouvais durant cette grossesse

- les sous-vêtements de grossesse et plus particulièrement ces espèces de culottes informes qui finissent toujours par rouler en bas du ventre mais vu que je compte allaiter je ne pense pas me la jouer pin-up avant un moment ( désolée Chéri 😜)

- le reflux dont je souffre de base et qui s'est accentué là sans que rien ne le calme

- faire pipi en 3h: avec bébé qui est retourné depuis au moins la semaine 32 sa tête appuie sur la vessie et j'ai un mal fou à faire pipi correctement 😂

- être limitée dans mes mouvements et ne pas pouvoir jouer avec PetiteFée comme je le souhaite

- marcher comme un pingouin car les ligaments et le bassin sont trop douloureux

- être étalée dans le canapé comme une 🐳 Échouée et devoir rouler pour sortir du lit

Je reste quand même très consciente de la chance que j'ai eu d'avoir une si belle grossesse, d'avoir pu faire autant de choses et d'avoir pu autant en profiter

vendredi 2 décembre 2016

Quoi tu es encore enceinte?!

Bonjour

Voilà une phrase que je ne m'attendais pas à entendre lorsque j'ai annoncé publiquement ma grossesse:

"Quoi? Encore enceinte?"

Et pourtant je l'ai entendue plus de fois que je n'aurais souhaité... Au début je me justifiais en expliquant que ce n'était que la deuxième grossesse, que ma fille avait 3 ans et que je comptais m'arrêter là.

Puis rapidement cela m'a énervé. Je trouve cette remarque injustifiée. Quand bien même j'aurais eu un enfant par an je ne vois pas en quoi cela concerne les gens autour de moi et pourtant apparement c'est le cas vu que tout le monde se permet de parler de ce sujet. Avoir deux enfants ne me paraît 

Cette intrusion dans la vie d'autrui est horripilante. Je ne comprends pas ce manque de savoir vivre. On m'a aussi demandé si c'était un "accident". Un accident c'est moche, un accident ça met en danger. Un bébé n'est pas un accident, même si dans notre cas ce n'était pas du tout prévu j'ai vu cela comme une chance et une merveilleuse surprise mais pas comme un accident.

Du coup je n'ose même pas imaginer ce que vivent les parents de familles nombreuses qui doivent être suspectés de faire des enfants dans le but de toucher des aides ou je ne sais quoi d'autre comme bêtise. 

Il serait donc de bon ton qu'en 2016 les gens apprennent à se taire et laissent tout à chacun juger de ce qui est mieux pour eux. 

Bien sûr on m'opposera la surpopulation, les dégradations de l'environnement, les famines... Mais je pense sincèrement qu'une utilisation raisonnée des richesses actuelles suffira à préserver notre façon de vivre, si et seulement si les industriels corrigent leur mode de fonctionnement car c'est bien eux qui dégradent tout et non pas les parents...

jeudi 1 décembre 2016

Haptonomie et chant prénatal

Bonjour

Durant cette grossesse j'ai essayé pas mal de techniques mais plus en mode "bidouillages home made" qu'en vraie préparation.

L'haptonomie est une technique du toucher affectif. Elle permet aux parents de créer un lien précoce avec le bébé et cela permet aussi au papa de sentir et d'agir avec le bébé in- utero qui reconnaît et vient se blottir aussi sur sa main. Cette technique doit être mise en place vers 4/5 mois quand la maman ressent les premiers mouvements. Elle sert aussi de préparation à l'accouchement.
Je ne peux pas donc dire que j'ai fait de la vraie haptonomie car le papa n'a jamais essayé ce type de communication et que j'ai fait cela toute seule dans mon coin.
Depuis les 4 mois j'ai pris l'habitude de caresser mon ventre et d'appuyer sur l'endroit où je sentais la présence de bébé. Au bout d'un mois j'ai essayé de voir si en appuyant à d'autres endroits bébé venait ou réagissait. Très rapidement bébé a commencé à interagir et j'ai pu jouer avec lui. C'est une sensation très particulière et des moments très privilégiés de sentir cette interaction et de voir que le fœtus est à même de communiquer. 💖💖💖

J'ai acheté aussi un livre de chant prénatal avec des cd. Je l'ai mis en boucle dans la voiture car c'est le seul endroit où je pouvais me lâcher en chantant à tue-tête sans me faire jeter des cailloux 🎼
Le chant prénatal fait aussi partie des méthodes de préparation à l'accouchement et le père peut totalement intervenir car les sons graves pénètrent  facilement. Il y a un travail sur la voix mais aussi sur le corps et les vibrations. Les chansons du cd proposées tournent toutes autour de la maternité/paternité et les exercices permettent de travailler le souffle. J'ai pu ainsi voir que bébé épouvantail aimait beaucoup certaines chansons qui le poussaient à gigoter alors que certaines autre l'apaisaient grandement. Je ne m'attendais pas à ce que cela ait autant d'impact et j'ai vraiment beaucoup aimé tout cela.

Je peux dire ainsi que j'ai un peu tout essayé durant cette grossesse et que cela m'a bien plu car chaque méthode m'a apportée une vision différente de ce qu'il se passait dans mon corps et m'a permis d'interagir d'une autre façon avec bébé. 😍