mercredi 12 octobre 2016

Peut-on faire un déni physique de grossesse en se sachant enceinte?

Bonjour

La question peut sembler bizarre car comment faire un déni alors qu'on le sait? Cela ne semble pas possible et pourtant c'est ce que m'a dit ma psy durant une séance "Vous faites une variante du déni de grossesse"!

J'ai été un peu choquée de ces paroles. Je suis loin d'être une gamine qui ne connaît pas son corps, je ne me pense pas non plus spécialement instable pour ne pas me rendre compte de certaines choses. Mais dans le déni de grossesse, il y a aussi et surtout la forme psychologique.

C'est sur celle-là que je vais m'attarder.

Comme vous le savez si vous avez lu les autres articles je n'ai pas appris tôt que j'étais enceinte. Du fait de mes règles très irrégulières et de mon "infertilité" , cette éventualité me paraissait peu crédible. Ajoutez à cela des tests de grossesse qui se sont révélés négatifs alors que j'étais déjà enceinte et vous avez un premier pas vers un problème.

Ensuite, tout le début de la grossesse a été très dur, du fait de la réaction de Chéri. Il apparaît compliqué de s'épanouir enceinte lorsque la personne avec qui l'on partage son quotidien refuse cet état de fait.

Est-ce la conséquence ou non, le fait est que j'ai eu très tard des signes visibles de grossesse. Alors que je pensais qu'une deuxième se voyait beaucoup plus rapidement qu'une première, je n'ai réellement commencé à avoir un petit ventre qu'après la vingtième semaine.

Durant tout ce temps, je culpabilisais d'avoir choisi d'imposer cette grossesse à Chéri et d'après la psy, en réaction de "protection" car le quotidien était assez difficile à vivre, mon corps a masqué le développement de l'enfant. J'ai pu ainsi sans aucune difficulté continuer à m'habiller avec les mêmes vêtements qu'avant la grossesse, faire ma vie au boulot comme en extérieur sans en parler à grand monde et sans remarques car personne ne se doutait de rien.

Néanmoins, mi-juillet, j'ai décidé qu'il était temps pour moi d'en parler et d'annoncer cette "bonne nouvelle" au moins à mes collègues de travail. A l'occasion d'un pot j'ai donc fait mon coming out.

Cette grossesse, par sa verbalisation, devenait une réalité assumée. Et dans la même lancée, en quelques jours à peine, je me suis retrouvée avec un joli ventre arrondi correspondant totalement à mon état.

J'avais décidé d'être heureuse d'être enceinte, d'assumer aux yeux de tous d'avoir désiré cet enfant et mon corps du coup a enfin reflété cet acceptation psychique de façon physique.

J'ai recherché sur le net mais je n'ai quasiment pas trouvé de témoignages dans ce sens. Pourtant je ne pense pas être la seule à qui cela est arrivé. Il y a derrière tout cela une très forte part de culpabilisation de ne pas être heureuse et épanouie d'une grossesse et j'ai décidé d'en parler car il n'y a pas de raisons de s'en vouloir.

mercredi 5 octobre 2016

L'enfant et les bisous

Bonjour

J'ai eu il y a peu une discussion assez intéressante sur Twitter sur le fait d'obliger ou non son enfant à faire des bisous pour dire bonjour.

A ce niveau là j'ai une opinion bien tranchée, la réponse est non.

Avant même d'être maman, il m'a toujours semblé aller de soi de respecter la volonté des enfants à ce sujet. Je demande aux enfants dès qu'ils sont en âge de comprendre s'ils acceptent que je fasse un bisou pour dire bonjour et je respecte leur choix.

Lorsque les enfants sont plus jeunes, voir bébé,j'avoue que parfois c'est dur de résister et dan ces cas-là je m'arrête à un bisou sur la main car je considère cela comme mois agressif pour eux que les embrasser sur le visage. Peut être ai-je tort à ce niveau là aussi, je ne prétends pas avoir la science infuse.

Je reste désagréablement surprise face aux adultes qui se sentent vexés et qui forcent les enfants à leur faire des bisous. Eux-mêmes accepteraient-ils qu'on leur tienne la tête de force pour leur faire un bisou sur la joue? Je ne pense pas.

Pourtant encore une fois lorsqu'il s'agit d'un enfant on considère cela comme normal alors que c'est un non respect de leur intégrité physique évident. 

Je m'interroge sur le message qu'on envoie dès lors aux enfants si ce n'est celui de la toute puissance de l'adulte face à lui et du fait qu'il n'a pas le droit d'avoir ses propres envies face aux adultes. 

J'impose donc à ma fille de dire bonjour car elle a 3 ans et il faut qu'elle intègre les règles de la politesse. Par contre elle n'est obligée à aucun contact physique si elle ne l'a pas décidé. Elle est en droit de choisir si elle veut faire un bisou ou serrer la main. Elle fait un coucou de la main et basta.

J'ai moi-même mis beaucoup de temps à m'autoriser le droit de ne pas faire la bise sociale. A vrai dire, il n'y a que quelques mois que j'ai passé le cap. Tous les matins il y avait un collègue qui arrivait dégoulinant de sueur et qui venait faire la bise tel que. Je ne le blâme pas d'être en sueur, je pense qu'il n'est pas le plus heureux de cette situation, juste que moi cela m'incommodait et que j'appréhendais son arrivée à cause de ce contact. Jusqu'au jour où j'ai osé dire non, je suis désolée mais je ne veux pas te faire la bise. Et vous savez quoi? Le monde ne s'est pas écroulé pour autant... Mais il m'a fallu 37 ans pour avoir assez d'estime pour moi-même pour refuser un contact que je ne voulais pas et ce n'est pas comme ça que je veux que ma fille grandisse

lundi 3 octobre 2016

L'allaitement durant la grossesse

Bonjour

Je ne le crie pas sur tous les toits mais je ne m'en cache pas non plus PetiteFée est toujours allaitée.

Avant même que je sache que j'étais enceinte PetiteFée avait modifié sa succion et refusait certaines tétées. J'étais un peu désarçonnée et je pensais à un sevrage un peu abrupte. Je dois avouer que je n'étais pas prête du tout à ce que cela se termine ainsi.

Après la découverte de ma grossesse j'ai un peu plus compris le pourquoi du comment (oui je sais ma phrase est moche)

Le premier trimestre entier s'est poursuivi sans aucun problème: toujours autant de lait et juste un rythme de tétées qui a diminué mais je ne saurai dire si c’est induit par la grossesse ou juste l'ordre des choses car PetiteFée grandit.

Vers le milieu du 4ème mois la tétée a commencé à devenir douloureuse. J'aurais pu faire avec vu ce que nous avions traversé comme difficultés avec PetiteFée mais j'ai été assez désarçonnée par le sentiment de rejet que j'ai commencé à avoir envers elle lorsqu'elle tétait. Je n'avais qu'une envie c'était de la repousser loin de moi et je culpabilisais de ressentir cela à son égard. Somme toute, elle n'a rien demandé et je trouvais assez violent de la priver de son besoin/envie de téter avec pour  seule raison la grossesse.

J'ai donc serré les dents pendant un bon mois, négociant de temps en temps de tétées raccourcies lorsque les pulsions agressives devenaient trop fortes.

Je ne saurais dire à quel moment je n'ai plus eu de lait. Je pense que c'est au cours du 5ème mois, plutôt vers la fin que j'ai constaté que sa succion s'était modifiée et qu'elle ne déglutissait quasi plus durant nos moments de tendresse.

Aujourd'hui à 31SA, elle a des micro-tétées depuis près d'un mois, 5 minutes au maximum le matin puis elle demande à aller prendre son petit déjeuner. Cela lui permet de se réveiller en douceur et à nous deux de garder une petite pause particulière avant de débuter notre journée

Depuis peu je pense avoir du colostrum car PetiteFée se plaint que c'est salé!

Beaucoup de gens se posent des questions sur cette poursuite d'allaitement durant la grossesse et l'eventualité que je fasse un co-allaitement. Aujourd'hui je ne sais pas quelle sera ma position à la naissance de bébé

vendredi 30 septembre 2016

Mon petit tour aux urgences

Bonjour

Hier soir j'ai été aux urgences de la clinique à côté de chez moi. Non pas que je sois du genre parano mais cela fait plusieurs jours que je souffre de violents maux de tête et de contractions très douloureuses. Du coup j'ai quand même questionné ma super sage-femme qui connaissant mon passé m'a demandé d'aller consulter en urgences.

Je suis arrivée vers 19h et j'ai été prise en charge assez rapidement. Le médecin, en apprenant que j'avais déjà fait un hématome rétro placentaire a tout de suite demandé des examens complémentaires. Autant à la base je ne suis pas du genre stressée, autant à partir de moment où le médecin a eu l'air un peu stressé l'angoisse est montée en moi très vite.

J'ai été pour mon monitoring. Après avoir erré dans les couloirs de la clinique j'ai fini par trouver la sage-femme spécialisée en grossesses difficiles que le médecin m'avait envoyée trouver. Je lui ai expliqué mon cas, elle m'a demandé d'aller en salle d'attente en me disant qu'elle allait arriver pour me prendre en charge.J'avoue avoir été assez surprise de la voir passer au bout de 30 minutes, vêtue en "civil" et retournant chez elle.

Une sage-femme a fini par me prendre en charge, ma prise de sang a été faite et j'ai été placée sous monitoring. Un peu plus tard, ma soeur a cherché à me rejoindre. Elle a interpellé une sage-femme en lui demandant la permission d'entrer dans la salle que je lui avais indiquée. Celle-ci lui a répondu qu'il n'y avait personne dans son service en plein examen. Elle a ouvert la porte et a a été surprise de me trouver là. Elle s'est présentée, m'a demandée pourquoi j'étais là et m'a dit qu'elle allait se renseigner sur mon dossier. Pour la petite histoire, elle portait le prénom de mon autre soeur ce qui nous a bien fait rire.

Au bout d'une très grosse heure j'ai fini par sonner pour demander ce qu'il en était. Par chance ma prise de sang était revenue. Les résultats étaient négatifs pour la pré-éclampsie, et c'est tant mieux! Concernant le monitoring il ne montrait rien d'anormal tant que j'étais couchée mais une fois debout la chanson n'était plus du tout la même. De violentes contractions m'ont pliées de douleurs. Bilan de la sage-femme: il faut rester en position allongée.

Euh, comment vous dire que j'ai accueilli ses recommandations avec une tête bien avenante. J'ai déjà été alitée pour la grossesse de PetiteFée et j'ai très mal vécu l'expérience. Là, avec en plus ma fille, je ne vois même pas comment cela est possible sans aide extérieure. Déjà que depuis les vacances, Chéri gère absolument tout au quotidien, je ne fais que le minimum quand il n'est pas là le matin, je ne vois pas comment faire moins.

Au niveau du boulot, il est entendu que je vais lever le pied sur les déplacements que j'effectuais toutes les semaines en province et mon responsable m'autorise le télé-travail donc je vais essayer de gérer encore le mois qu'il me reste avant mon congé maternité

mercredi 28 septembre 2016

L'annonce de la grossesse

Bonjour

C'est pas tout d'être enceinte mais à un moment il faut bien faire son coming out et annoncer aux autres la dite grossesse.

Pour moi cela s'est déroulé en plusieurs temps. La première au courant a été ma petite soeur la maman de poussin. Nous nous sommes rencontrés le 30 avril en sortant de chez le gynécologue et du coup elle a vu l'échographie dans la voiture. Elle a été ravie en apprenant la nouvelle et un peu déboussolée de la réaction de Chéri.

L'après-midi même je suis allée chez mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Ils ont été ravis... mais dans la semaine qui suit, ils ont chargé la voiture pour partir au Maroc, un mois plus tôt que prévu, et ils ne sont toujours pas revenus!!!

Mon frère et mon autre soeur ont été au courant aussi dans la journée et ont été heureux pour moi.

Au bout d'une bonne dizaine de jours, j'ai demandé à Chéri (qui était toujours dans sa période d'opposition et de déni de ma grossesse) s'il comptait l'annoncer à ses parents. Je trouvais cela injuste que mes parents soient au courant et pas eux, c'est autant leur petit-enfant que celui de mes parents qui va naître. J'ai donc décidé de les appeler pour leur dire... Grand bien m'a pris... Belle-maman m'a demandé pourquoi j'étais tombée enceinte alors que je savais que son fils ne voulait pas d'enfant. S'en est suivi un discours sur le fait du pourquoi du comment je ne prenais pas la pilule et/ou n'avais pas de moyen de contraception. Beau-papa plus prosaïque m'a dit "tu es enceinte, vous êtes mariés, il assume".

Au boulot, vu mon état émotionnel, mon chef a été au courant très tôt. Des copines de boulot ont été informées assez vite, surtout à cause des nausées du 1er trimestre et de mes allers-retours aux toilettes pour vomir!

Concernant mes collègues, ils ont été au courant relativement tard. Mon ventre a pointé très tard, mais cela fera l'objet d'un autre article sur l'impact émotionnel sur la grossesse, du coup il m'a été assez facile de leur cacher très longtemps. C'est à presque 5 mois que j'ai fait mon coming out auprès d'eux en arrivant avec ce tee-shirt

disponible sur e-bay

J'ai été félicitée et la réaction d'après a été "mais qui va prendre en charge tes affaires dans le Nord pendant ton arrêt maternité?"

J'ai bien ri en leur disant qu'ils n'auront qu'à se débrouiller.

Concernant les amies/amis, cela s'est fait au fur et à mesure. Surtout en fonction de mon état émotionnel.

Le fait est qu'à ce jour je vous en parle ici alors qu'il y a certains membres de ma famille qui ne sont toujours pas au courant.

On pourra dire que bb2 sera vraiment une surprise!

mercredi 21 septembre 2016

30 avril 2016: première rencontre avec bb2

Bonjour

Voici la suite des aventures de cette grossesse. Nous en sommes donc à l'épisode 4 et c'est le moment du premier rendez-vous avec le gynécologue pour le suivi de grossesse.
Etant donné les difficultés de conception que nous avons eues pour PetiteFée et les complications de grossesse, j'ai choisi un suivi chez le gynécologue et aussi parce que vers chez moi il est presque plus simple de se faire suivre par un gynécologue que de trouver une sage femme disponible.

J'avais pris ce rendez-vous bien longtemps avant de savoir que j'étais enceinte. En vrai, avec mes cycles problématiques je voulais un bilan hormonal car je pensais être sur le chemin d'une ménopause précoce, sachant qu'il y a des antécédents dans ma famille.

Pour le coup, le gynécologue ne se doutait pas du tout de la raison de ma venue et pensait à un simple contrôle. D'autant plus que moins d'un an auparavant, il m'avait annoncé que vu mon profil "ça relèverait du miracle" que je tombe enceinte naturellement.

Tadaaaaaaaaaaaaa!!!

Nous voilà donc face à mon gentil docteur (qui en vrai est aimable et doux comme une porte de prison) qui me demande la raison de ma venue. Je lui annonce donc"je suis enceinte". Gros bug de sa part de quelques secondes pendant lesquelles il reste à me regarder puis il me dit "passons à côté je vais vérifier"

Hop, hop hop aussitôt dit aussitôt fait, me voici à me déshabiller dans la salle prévue pour et me voilà ensuite en position pour une mémorable échographie endo-vaginale (miam miam avouez j'envoie du rêve).

Il branche tout et voilà ma toute petite chose, mon bébé miracle qui s'affiche à l'écran:
 
J'avoue avoir été toute émue en voyant ça puis en entendant les battements du cœur du bébé, alors que jusqu'à présent j'étais totalement à côté de ce qui se passait réellement, ce moment m'a permis de me connecter pour la première fois à la réalité de ma grossesse. 

Ça a permis aussi à mon gynécologue de me dire "ah oui vous êtes vraiment enceinte". J'avais envie de lui répondre "puisque je te l'avais dit espèce de batracien" mais bon vu qu'il avait la sonde dans mon vagin, j'ai jugé plus adéquat de me taire...

Nous avons ensuite discuté des suites de la grossesse et notamment de la possibilité de l'interrompre au cas où les examens passés auraient eus un impact. La suite vous le savez déjà!

jeudi 15 septembre 2016

Grossesse de bb2: épisode 3 la réaction du père...

Bonjour

J'ai longtemps hésité avant d'écrire cet article et même ensuite de le publier. Il est très délicat pour moi d'exposer ainsi sur le blog la réaction de Chéri et les conséquences que cela a eu sur notre relation. Je ne souhaite pas être dans le jugement et je ne veux pas non plus le mettre face à la vindicte populaire du "son comportement est dégueulasse". J'estime de mon côté qu'il est tout à fait en droit de ressentir ce qu'il veut mais bon tout mon blabla ne doit pas vous paraître très clair alors passons aux faits.

Si vous suivez mon blog depuis un moment, vous savez que Chéri était totalement fermé à l'idée de bébé 2. Il estime qu'un enfant à élever c'est assez dur et ne veut pas de contraintes supplémentaires. De mon côté je me suis sentie lésée par sa prise de position car pour moi depuis le début c'était clair que c'était soit 0 soit 2.

L'annonce de ma grossesse a été tout sauf une bonne nouvelle pour lui. Il a très mal pris les choses et s'est fermé les premiers temps. L'ambiance entre nous s'est rapidement dégradée, encore plus quand il m'a reproché de lui imposer cet enfant et m'a demandé d'avorter. Effectivement, il s'est retrouvé avec un enfant imposé, à ma décharge il savait que je ne prenais pas de contraception et il ne s'est pas protégé non plus. Nous sommes en 2016, chaque partie du couple selon moi est responsable de ses actes et de ses décisions.

Après avoir appris que je pouvais sans risques continuer ma grossesse, il m'a été inconcevable d'imaginer avorter d'un bébé que je qualifiais déjà comme mon bébé miracle. De mon côté, bien égoïstement je l'accorde, je voyais deux possibilités:
- il finissait par accepter cette grossesse et même aimer le bébé
- il refusait cette possibilité et je le laissais totalement libre de refaire sa vie. Je lui ai même dit que je n'avais pas l'intention de lui faire des misères concernant le droit de garde de PetiteFée ni lui chercher des noises au niveau financier.

De mon côté, j'ai essayé de penser à cet avortement mais je me disais que tous les jours qu'il me restait à vivre, je devrais composer avec une décision qui allait à l'encontre de ce que je désirais intrinsèquement et je ne me sentais pas capable de croiser mon reflet qui me renverrait à chaque fois l'image d'une femme qui a avorté un bébé qu'elle voulait.

Nous avons eu une très grosse crise et j'ai quitté le foyer avec PetiteFée quelques jours histoires de pouvoir respirer un peu en mai. Toutes les deux nous sommes ensuite allées 10 jours au Maroc et à mon retour j'ai eu la surprise de constater un léger mieux dans nos relations, accalmie qui n'a pas duré.

Le froid s'est installé entre nous, lui me reprochant de lui imposer ce qu'il ne voulait pas, moi essayant de vivre avec une personne qui était désagréable avec moi, essayant aussi de continuer ma grossesse en préservant ce bébé du stress et du mal être que je ressentais et essayant aussi de donner l'image d'une relation saine de couple à PetiteFée pour qu'elle ne soit pas prise entre des tirs croisés et qu'elle se sente obligée de prendre partie.

J'ai beaucoup pleuré, je me suis beaucoup questionnée. Je lui en ai aussi beaucoup voulu de son comportement, de ne pas aller au bout des choses et de partir puisque cela ne lui convenait pas. j'avais l'impression qu'il prenait plaisir à m'imposer son comportement et à me faire souffrir ainsi.

Cette période a duré 3 mois. Quand un matin je me suis levée en pleurant car je me suis rendue compte que tous les sentiments que j'avais pour lui, négatifs comme positifs, ont laissé place à de l'indifférence, je me suis dit que j'étais arrivée au bout de ce que je pouvais supporter. J'ai commencé à penser sérieusement au divorce car je ne me voyais plus continuer ainsi. Je lui ai fait part de mon état en lui demandant s'il était satisfait de m'avoir poussé à cette extrémité. Sa réponse a été non.

Avant de prendre une décision aussi importante, j'ai voulu nous laisser les vacances. Voir si dans un contexte différent nous pouvions nous retrouver. Je gardais espoir car je sais que l'homme que j'ai épousé est une personne bien et je savais aussi tout le long de mes souffrances que lui aussi souffrait de la situation qu'il nous imposait de vivre.

Je pense que j'ai bien fait. Aujourd'hui nos relations se sont améliorées. Nous avons retrouvé une entente, même si quelque chose reste brisé chez moi (comme chez lui d'ailleurs je pense) nous essayons de nous retrouver et de reconstruire notre relation.